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Ancien collaborateur du Devoir - Décès de Michel Duquette

Le Devoir   29 septembre 2008  Médias
Le professeur Michel Duquette, qui a été collaborateur au Devoir au début des années 90, est décédé subitement à son domicile montréalais le 22 août dernier à l'âge de 60 ans. Son décès n'a été rendu public que récemment.

Diplômé des universités de Montréal, du Québec à Montréal et McGill, M. Duquette enseignait au Département de sciences politiques de l'Université de Montréal depuis le milieu des années 1980 avant de prendre sa retraite il y a six mois. Il était, depuis quelques années, professeur invité et chercheur associé à l'Institut d'études politiques d'Aix-en-Provence en France, où il résidait une partie de l'année. Il s'intéressait principalement aux politiques de l'énergie et de l'environnement, aux idées politiques, à l'intégration nord-américaine et à l'économie politique. Il était reconnu comme un spécialiste de l'Amérique latine et des questions environnementales.

Il a écrit ou collaboré à plusieurs ouvrages, notamment Collective Action and Radicalism in Brazil: Women, Urban Housing and Rural Movements et Grands seigneurs et multinationales : l'économie politique de l'éthanol au Brésil.

Il a aussi signé 54 chroniques hebdomadaires, publiées dans la page éditoriale du Devoir entre mai 1991 et juin 1992. Il a de plus siégé aux conseils d'administration du Syndicat général des professeurs de l'Université de Montréal, de l'Observatoire des Amériques et de la Société québécoise de science politique.






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  • Yan St-Pierre
    Inscrit
    lundi 29 septembre 2008 09h11
    La mort d'un grand
    « Le décès du professeur Duquette est une très triste nouvelle. Il est un des rares intellectuels québécois à ne pas avoir démontré de l'arrogance ou du mépris envers les gens moins éduqués et a toujours été accessible, franc et compréhensif. Il incarnait ce qu'un professeur d'université doit être et ce fût un grand privilège que de l'avoir eu comme professeur. Merci Michel! »

  • Vanherweghem Rémy
    Inscrit
    lundi 29 septembre 2008 11h06
    Une bien triste perte
    « Certainement l'un des meilleurs professeurs dans mon parcours. Outre son passage systématique dans les rangées des auditoriums avant le cours, rencontrant individuellement chaque étudiant l'espace d'un bonjour, ce sera la richesse de son enseignement et son sens de l'humour aiguisé que je retiendrai particulièrement. Une bien triste perte. Mes condoléances à la famille. »

  • Marco Silvestro
    Abonné
    lundi 29 septembre 2008 11h25
    Au revoir Michel
    « J'ai eu le plaisir d'avoir Michel comme prof à l'UdeM et c'est lui qui m'a introduit aux idées politiques, avec son humour et son style particulier. Je me souviens d'un cours de lecture dirigée, en plein été, où deux étudiants avaient le privilège de le rencontrer et de discuter sans entrave. Toujours le sourire aux lèvres, Michel n'avait peut-être qu'un seul défaut: il aimait beaucoup parler de lui...

    Toutes mes condoléances à sa famille et ses amiEs. Mais je suis certain qu'il a vécu pleinement.

    Au revoir! »

  • Martine Marcoux
    Abonné
    lundi 29 septembre 2008 13h39
    Au revoir M. Duquette
    « Je lève mon chapeau à Monsieur Duquette.
    Il a su éveiller les esprits et repousser les frontière de la science politique par son approche teintée de gros bon sens, voire d'humour.
    Merci à ses critiques constructives et ces longues et fructueuses discussions en classe.
    M. Duquette démontrait un grand respect pour ses étudiants et nous nous devons de bien lui rendre.
    Merci prof ! »

  • Michel Chayer
    Inscrit
    mardi 3 novembre 2009 12h30
    Monique Rioux
    « Sacré Michel !

    Pendant quelques étés, mon jeune frère et moi l'avons eu comme moniteur lorsqu'il travaillait pour le service des loisirs de la Ville de Longueuil. Il avait vingt ans, il connaissait ma mère, je connaissais la sienne et il nous traînait à l'Expo67. C'est grâce à lui si, lorsque j'étais enfant, j'ai fait un peu de théâtre au Wigwam du parc de Normandie à l'atelier qu'animait son amie Monique Rioux.

    C'est bête, mais après tout ce temps nous nous sommes croisés sur le NET. J'ai donc eu l'occasion d'avoir un entretien téléphonique avec lui, quelques mois avant sa mort...Nous devions nous rencontrer... Il est venu à la maison pour revoir ma mère qui était subitement tombée gravement malade... Je n'y étais pas... Je ne l'ai jamais revu. Je boirais donc seul la bouteille de rosée que nous avions prévu de siffler de concert. »

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