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Les prix Gémeaux - Le gros lot aux Lavigueur

Paul Cauchon   15 septembre 2008  Médias
Suzanne Clément a reçu hier soir le prix Gémeaux de la meilleure interprète dans une comédie (Les Hauts et les Bas de Sophie Paquin), et Laurence Leboeuf, celui de la meilleure comédienne dans une série dramatique (Les Lavigueur).
Photo : Jacques Grenier
Suzanne Clément a reçu hier soir le prix Gémeaux de la meilleure interprète dans une comédie (Les Hauts et les Bas de Sophie Paquin), et Laurence Leboeuf, celui de la meilleure comédienne dans une série dramatique (Les Lavigueur).
La logique a été respectée: Les Lavigueur, la vraie histoire, qui avait reçu 15 mises en nomination en prévision du Gala des prix Gémeaux d'hier, a finalement été l'émission la plus titrée, avec cinq trophées dans la soirée, et quatre trophées lors des deux autres galas de la semaine, pour un total de neuf.

Doublé également pour les prix d'interprétation, alors que Pierre Verville et Laurence Leboeuf, de la même émission, ont reçu chacun le prix d'interprétation pour un premier rôle dans une série dramatique. Les Lavigueur a également été couronnée série dramatique de l'année.

Avec près de 90 trophées à décerner, le Gala des Prix Gémeaux s'est déroulé en trois temps. D'abord un gala des artisans mercredi soir, puis «l'avant-première» qui se tenait hier en après-midi, et le gala télévisé de la soirée présenté par Radio-Canada.

Le gala de la soirée était fort dynamique, avec une Véronique Cloutier parfaite dans le rôle de l'animatrice, véritable «entertainer» qui peut autant jouer que danser et chanter, et qui a présenté de savoureuses parodies d'émissions, particulièrement de Taxi 0-22 et du 110% de TQS.

Mais c'est aussi un gala qui a été marqué par une sourde inquiétude, plusieurs présentateurs ou lauréats s'en prenant vertement aux compressions dans le domaine culturel imposées par le gouvernement Harper, en faisant valoir que la télévision et la culture en général sont porteurs d'identité au Québec, tout en étant rentables.

Cette série de dénonciations a culminé avec un long discours du comédien Vincent Gratton, qui a appelé tout le monde à manifester contre le gouvernement sortant.

A noter que plusieurs politiciens assistaient hier au gala dont, fait rare, le premier ministre Jean Charest lui-même. Mais aucun représentant du gouvernement Harper.

En après-midi «l'avant-première», une émission qui avait été diffusée par le passé sur des chaînes comme Télé-Québec et Artv, était exclusivement diffusée sur Internet, sur le site Canoë.tv. Selon Canoë environ 11 000 personnes se sont branchés sur le site mais plusieurs témoignages recueillis sur Internet évoquent une diffusion pas toujours réussie (Le Devoir a eu de la difficulté à se brancher, alors que le son et l'image connaissaient des ratés).

Lors du gala télévisé de la soirée plusieurs émissions se sont distinguées: Les Lavigueur, bien sûr, mais également Annie est ses hommes meilleur téléroman, Les hauts et les bas de Sophie Paquin meilleure comédie et le Bye Bye de RBO 2007.

Le Bye Bye a terminé la semaine avec six trophées, devenant la deuxième émission la plus primée après Les Lavigueur.

Le Négociateur, qui avait obtenu 14 mises en nomination, a remporté peu de trophées au total, mais son réalisateur Sylvain Archambault a reçu le prix du meilleur réalisateur dans une série dramatique.

Guy A. Lepage est sûrement une des personnalités les plus titrées de la semaine, puisqu'en plus de recevoir plusieurs prix comme membre de RBO, il a reçu hier soir celui de la meilleure animation dans un émission d'entrevue ou un talk-show. Tout le monde en parle a par ailleurs reçu le Prix du public Desjardins, un vote populaire.

En ce qui concerne les téléromans, ce sont les interprétations de Guylaine Tremblay dans Annie et ses hommes et de Sébastien Delorme dans La promesse qui ont été célébrées, ce dernier l'emportant sur Denis Bouchard de Annie et ses hommes.

Dans la catégorie comédie, les prix ont été remportés par Suzanne Clément pour Sophie Paquin et Marc Labrèche pour Le coeur a ses raisons.

Le gala télévisé de la soirée a également permis de couronner Une grenade avec ça meilleure série jeunesse, devant Ramdam, et Jacques Savoie meilleur auteur de textes dramatiques, pour Les Lavigueur.

La soirée a également rendu hommage à Pierre Roy, président des Chaînes Télé-Astral, qui recevait le Grand prix de l'académie.

Le gala de la soirée était fort réussi mais en après-midi l'animatrice Patricia Paquin tentait de mettre un peu d'humour dans une «avant-première» qui se tenait dans une salle d'hôtel et qui manquait certainement de glamour, avec les nominés sagement assis sur des chaises droites.

Cet avant-gala a permis de couronner Mange ta ville meilleur magazine culturel, Les francs-tireurs meilleur magazine d'intérêt social, A la di Stasio meilleur magazine de services et Une heure sur Terre meilleure émission d'affaires publiques.

C'est également en après-midi que les prix d'interprétation pour les rôles de soutien ont été accordés. Se sont distingués dans leurs catégories respectives Marc Beaupré (Le Négociateur), Amélie Grenier (Les Lavigueur), Germain Houde (La promesse), Hélène Bourgeois-Leclerc (Annie et ses hommes), Eric Bernier (Sophie Paquin) et Véronique Le Flaguais (Rumeurs).






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  • jacques noel
    Inscrit
    lundi 15 septembre 2008 06h59
    La vigueur de la p'tite Leboeuf sur la table de la cu...isine
    « Une pièce d'anthologie de la télé québécoise au 21e siècle... »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    lundi 15 septembre 2008 07h58
    @ M. Jacques Noel
    « Bien trouvé M. Noel, totalement d'accord. Ça prenait une table solide ou renforcée pour tenir le coup.

    Vive la série qui a probablement amélioré la pure vérité et qui nous a fait vivre de bons et/ou vigoureux moments à la télé. »

  • andré michaud
    Inscrit
    lundi 15 septembre 2008 08h34
    Félicitations
    « Bravo! J'avais bien apprécié cette série qui démontrait clairement que le bonheur ce n'est pas une affaire de fric...

    La performance de M.Verville fut impécable, on oubliait complètement l'humoriste....et sentait l'humanité du personnage »

  • Denis Biron
    Inscrit
    lundi 15 septembre 2008 10h39
    Bravo Véronique Cloutier
    « Pour une fois depuis longtemps nous avons eu le privilège d'être en mesure de voir une vraie animatrice en action.

    J'espère que la "période humoriste joualisante" pour animer une émission est terminée. l'animation est une profression (avec vocabulaire approprié) comme dans le temps des Roger Baulu, Jacques Normand, Roger Lebel, Michèle Teysseyre, Suzanne Avon, Roger Giguère, Mario Verdon, etc ...

    Bravo madame Cloutier. »

  • Fernande Trottier
    Abonnée
    lundi 15 septembre 2008 11h08
    Un honneur qui rejaillit sur notre communauté...
    « On ne peut que vous féliciter chaleureusement Monsieur Verville... vous êtes de notre patelin.. ma mère est une Verville.. Arthabaska est déjà sur la carte, vous avez reçu un "Gémeaux"... pouvons-nous demander plus ? ce qui m'incite à vous dire un Bravo de tous les gens du village.. »

  • Lise Chayer
    Abonné
    lundi 15 septembre 2008 12h44
    Quelle différence y a-t-il entre le gala MétroStar et le gala des Prix Gémeaux?
    « J'ai regardé le gala d'hier soir. Contrairement à tous les chroniqueurs radio, télé et journaux confondus, je n'ai pas trouvé ce gala aussi extraordinaire qu'on peut l'entendre ou le lire partout. Le début (sur le plan télé et prise de vue) était complètement râté. Véronique Cloutier est très jolie, très dynamiques et très souvent, excellente animatrice mais encore faut-il qu'elle ait des textes qui soutiennent son talent. Le "party" dans la salle n'a commencé à lever qu'après le passage de Vincent Gratton est-ce à dire qu'enfin, il arrivait quelque chose d'excitant?
    Nous sommes rendus tellement à plat ventriste ou tellement soumis que nous n'osons pas atttaquer les institutions susceptibles de peut-être, p't'êt'ben nous rapporter un jour ou l'autre. Je crois que je vais continuer à ignorer les soi-disant "galas" de rien. Ceci n'entache en rien la grande admiration que j'ai pour les auteur/es, réalisateur/es, comédien/nes et autres artisan/es d'un métier qui peut être honorable parfois.
    Bon lundi,
    Lise Chayer »

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