À voir à la télévision le mercredi 10 septembre - La vie des autres
À la barre de sa première série, dont il signe le concept, Dmitry Lipkin ne pourra être accusé de donner dans la facilité. D'une part, The Riches est peuplé d'êtres initialement antipathiques qui se révèlent dotés d'un charisme certain. Les scénaristes maintiennent un ton particulier, à cheval entre humour grinçant, drame léger et satire sauvage. Plus intéressant encore, la forme feuilletonesque obligée est traversée, en filigrane, d'une surprenante réflexion sur l'identité. The Riches, c'est de la bonne télé.
On y suit le parcours inusité de la famille Malloy (Wayne, Dahlia et leurs enfants Cael, Di Di et Sam), des travellers, ou gitans modernes, qui, par hasard ou nécessité, en viennent à se substituer à une famille aisée, les Rich, dans un développement huppé du Sud. Cette désertion n'est pas sans déplaire à Dale, cousin et ancien fiancé (!) de Dahlia.
Habile, l'écriture emprunte quelques détours imprévisibles et laisse à son intéressante galerie de personnages le soin d'accrocher le spectateur, qui se laisse vite prendre aux intrigues primaires et à celle, joyeusement malsaine, qui a cours tout du long. L'interprétation est uniformément solide. La distribution étonnante est dominée par le jeu crédible et complice d'Eddie Izzard (Charlie Chaplin dans The Cat's Meow) et Minnie Driver (Circle of Friends, Good Will Hunting), cette dernière trash et savoureuse, conséquence sans doute de son heureux passage dans Will & Grace. Mentionnons aussi le travail exemplaire de deux formidables character actors: Gregg Henry (acteur fétiche de Brian De Palma) et Margo Martindale (actrice fétiche de Robert Benton). À noter que la série prend réellement son envol à partir du troisième épisode.
Télé / The Riches - Télé-Québec, 21h00
On y suit le parcours inusité de la famille Malloy (Wayne, Dahlia et leurs enfants Cael, Di Di et Sam), des travellers, ou gitans modernes, qui, par hasard ou nécessité, en viennent à se substituer à une famille aisée, les Rich, dans un développement huppé du Sud. Cette désertion n'est pas sans déplaire à Dale, cousin et ancien fiancé (!) de Dahlia.
Habile, l'écriture emprunte quelques détours imprévisibles et laisse à son intéressante galerie de personnages le soin d'accrocher le spectateur, qui se laisse vite prendre aux intrigues primaires et à celle, joyeusement malsaine, qui a cours tout du long. L'interprétation est uniformément solide. La distribution étonnante est dominée par le jeu crédible et complice d'Eddie Izzard (Charlie Chaplin dans The Cat's Meow) et Minnie Driver (Circle of Friends, Good Will Hunting), cette dernière trash et savoureuse, conséquence sans doute de son heureux passage dans Will & Grace. Mentionnons aussi le travail exemplaire de deux formidables character actors: Gregg Henry (acteur fétiche de Brian De Palma) et Margo Martindale (actrice fétiche de Robert Benton). À noter que la série prend réellement son envol à partir du troisième épisode.
Télé / The Riches - Télé-Québec, 21h00
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