À voir à la télévision le samedi 6 septembre - Chacun cherche son chat
En revoyant Escalier C, la première chose qui vient à l'esprit est que certains films vieillissent moins bien que d'autres. De fait, la comédie de Jean-Charles Tachella (le charmant Cousin, cousine) accuse assez mal les ravages du temps et des modes. Pour les nostalgiques, les curieux ou quiconque est prêt à passer outre ses nombreux défauts, le film offre toutefois un dénouement inspiré.
Voyons d'abord ces viles imperfections. D'emblée, le personnage principal est insupportable: critique d'art imbu de lui-même, misogyne impénitent, homophobe tranquille volontiers enclin à la pointe assassine, Forster n'est pas là pour attirer la sympathie. Tant et si bien qu'il paraît vite évident que cette façade rebutante n'est là que pour masquer une sensibilité d'écorché. Sauf que le film adopte la même attitude et fait parader sans vergogne ce qui ressemble aujourd'hui à une ménagerie de stéréotypes grimaçants: le voisin gai tristounet plein de sagesse; les amoureux qui se laissent et qui reprennent; la vieille dame aux chats; le pote toujours entre deux emplois qui emprunte de l'argent; la professionnelle forcément carriériste et contrôlante... Personne, en fait, ne donne envie de passer un moment avec les locataires de l'escalier C.
Le film s'améliore vers la fin, une fois passé un virage dramatique maladroitement négocié. Dans le rôle principal, Robin Renucci est guindé à souhait. À noter que le film réunit Jean-Pierre Bacri et Catherine Frot, onze ans avant Un air de famille. Une curiosité... et une relique de son époque.
Cinéma / Escalier C - Télé-Québec, 22h30
Voyons d'abord ces viles imperfections. D'emblée, le personnage principal est insupportable: critique d'art imbu de lui-même, misogyne impénitent, homophobe tranquille volontiers enclin à la pointe assassine, Forster n'est pas là pour attirer la sympathie. Tant et si bien qu'il paraît vite évident que cette façade rebutante n'est là que pour masquer une sensibilité d'écorché. Sauf que le film adopte la même attitude et fait parader sans vergogne ce qui ressemble aujourd'hui à une ménagerie de stéréotypes grimaçants: le voisin gai tristounet plein de sagesse; les amoureux qui se laissent et qui reprennent; la vieille dame aux chats; le pote toujours entre deux emplois qui emprunte de l'argent; la professionnelle forcément carriériste et contrôlante... Personne, en fait, ne donne envie de passer un moment avec les locataires de l'escalier C.
Le film s'améliore vers la fin, une fois passé un virage dramatique maladroitement négocié. Dans le rôle principal, Robin Renucci est guindé à souhait. À noter que le film réunit Jean-Pierre Bacri et Catherine Frot, onze ans avant Un air de famille. Une curiosité... et une relique de son époque.
Cinéma / Escalier C - Télé-Québec, 22h30
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