Un ami, un mentor, un peu un frère
Le 9 septembre 1985, à peine sortie de mon stage d'été à La Presse, j'atterris à Ottawa pour remplacer un journaliste parti en congé sabbatique. Michel Vastel avait convaincu ses patrons d'envoyer un ou une jeune journaliste, question de préparer la relève. J'étais l'heureuse élue. Michel avait promis à ses patrons d'aider la nouvelle venue. Il a tenu parole et même plus. Il m'a tout montré. Dès le premier jour, il m'a prise sous son aile pour ne plus m'abandonner pendant toutes les années qui ont suivi. Au Devoir, à TVA, sur le terrain ou sur la colline parlementaire, il partageait avec moi conseils, informations, contacts.
De collègue, il est devenu ami, mentor et un peu mon frère, toujours là durant les coups durs et dans les bons moments. Sa famille était un peu la mienne et le restera. Tout le monde faisait état hier de ses grands faits d'arme journalistiques, de sa passion pour la politique, de son ardeur au travail, de son talent inégalable pour se faire des contacts et, surtout, multiplier les exclusivités. Il en produisait tellement qu'il m'avait demandée, à la fin des années 1980, de l'épauler au Devoir pour couvrir le reste des nouvelles.
Il avait la plume acérée et la formule percutante qui nous amenait parfois à le taquiner en disant qu'il faisait de la TVA, de la «taxe à la Vastel ajoutée». Il en riait volontiers. Mon souvenir personnel va au-delà cependant du grand professionnel. Il était avant tout un homme doté d'une générosité sans bornes et d'une profonde empathie. Loyal, fidèle, attaché à sa famille, dépourvu de cynisme, il aimait la vie au point de la vivre à 200 kilomètres-heure. Toujours prêt à travailler, à fêter, à rigoler autour d'un repas bien arrosé, un bout de son bon pain à la main. Il savait s'amuser tout en rassemblant autour de lui les gens qu'il aimait. Comme ces soirées autour du grill, un soir de Grand Prix. Ou ces jours de vendanges sous la pluie, les deux pieds dans la boue.
Aujourd'hui, je suis un peu orpheline.
De collègue, il est devenu ami, mentor et un peu mon frère, toujours là durant les coups durs et dans les bons moments. Sa famille était un peu la mienne et le restera. Tout le monde faisait état hier de ses grands faits d'arme journalistiques, de sa passion pour la politique, de son ardeur au travail, de son talent inégalable pour se faire des contacts et, surtout, multiplier les exclusivités. Il en produisait tellement qu'il m'avait demandée, à la fin des années 1980, de l'épauler au Devoir pour couvrir le reste des nouvelles.
Il avait la plume acérée et la formule percutante qui nous amenait parfois à le taquiner en disant qu'il faisait de la TVA, de la «taxe à la Vastel ajoutée». Il en riait volontiers. Mon souvenir personnel va au-delà cependant du grand professionnel. Il était avant tout un homme doté d'une générosité sans bornes et d'une profonde empathie. Loyal, fidèle, attaché à sa famille, dépourvu de cynisme, il aimait la vie au point de la vivre à 200 kilomètres-heure. Toujours prêt à travailler, à fêter, à rigoler autour d'un repas bien arrosé, un bout de son bon pain à la main. Il savait s'amuser tout en rassemblant autour de lui les gens qu'il aimait. Comme ces soirées autour du grill, un soir de Grand Prix. Ou ces jours de vendanges sous la pluie, les deux pieds dans la boue.
Aujourd'hui, je suis un peu orpheline.
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