À voir à la télévision le mercredi 2 juillet - Un long trip hallucinogène
Quiconque s'intéresse au cinéma et à la littérature connaît bien le concept d'adaptation. Grosso modo, on transpose le livre en film, ce qui n'est pas toujours simple. La tâche s'avérera plus complexe encore si ledit roman appartient à la catégorie sélecte des «inadaptables», étiquette un rien fourre-tout trahissant surtout une vision assez courte de l'art. M'enfin.
Avec son adaptation déjantée (un minimum requis) du roman semi-autobiographique de Hunter S. Thompson, Fear and Loathing in Las Vegas (Peur et dégoût à Las Vegas en version française), l'inénarrable cinéaste Terry Gilliam (Brazil, Tideland) fait joyeusement fi de tels poncifs et parvient à rendre de manière très visuelle, et parfaitement conséquente, ce qui est essentiellement un long trip hallucinogène. D'aucuns jugeront l'approche complaisante, elle a toutefois le mérite d'épouser, et ainsi de nous faire partager, le point de vue d'un personnage qui ne se refuse aucun excès. Mentionnons que Johnny Depp donne vie à ce dernier avec une troublante conviction. Il est épaulé dans différentes vignettes par une distribution de haut vol comprenant Benico Del Toro, Ellen Barkin, Christina Ricci et Katherine Helmond, la dame au visage étiré de Brazil.
Le récit de ce journaliste qui, accompagné de son avocat, part pour Las Vegas dans une décapotable rouge bourrée de drogue, la red shark, sert de matrice à l'une de ces rencontres au sommet où les sensibilités de deux artistes fusionnent par-delà leurs sphères respectives et créent des étincelles. C'est aussi une occasion (de plus) où une oeuvre prétendument vouée à n'appartenir qu'à un seul genre artistique se voit offrir une seconde naissance dans un autre.
Cinéma / Peur et dégoût à Las Vegas - Historia, 22h
Avec son adaptation déjantée (un minimum requis) du roman semi-autobiographique de Hunter S. Thompson, Fear and Loathing in Las Vegas (Peur et dégoût à Las Vegas en version française), l'inénarrable cinéaste Terry Gilliam (Brazil, Tideland) fait joyeusement fi de tels poncifs et parvient à rendre de manière très visuelle, et parfaitement conséquente, ce qui est essentiellement un long trip hallucinogène. D'aucuns jugeront l'approche complaisante, elle a toutefois le mérite d'épouser, et ainsi de nous faire partager, le point de vue d'un personnage qui ne se refuse aucun excès. Mentionnons que Johnny Depp donne vie à ce dernier avec une troublante conviction. Il est épaulé dans différentes vignettes par une distribution de haut vol comprenant Benico Del Toro, Ellen Barkin, Christina Ricci et Katherine Helmond, la dame au visage étiré de Brazil.
Le récit de ce journaliste qui, accompagné de son avocat, part pour Las Vegas dans une décapotable rouge bourrée de drogue, la red shark, sert de matrice à l'une de ces rencontres au sommet où les sensibilités de deux artistes fusionnent par-delà leurs sphères respectives et créent des étincelles. C'est aussi une occasion (de plus) où une oeuvre prétendument vouée à n'appartenir qu'à un seul genre artistique se voit offrir une seconde naissance dans un autre.
Cinéma / Peur et dégoût à Las Vegas - Historia, 22h
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