À voir à la télévision le lundi 30 juin - Portraits de femmes
Un train. Une mère et sa fillette. L'impensable, à la vitesse de l'éclair. Après avoir survécu à l'attaque insensée de sa mère, Betty Fisher, à présent écrivain, s'est repliée dans un monde bien à elle qu'elle partage avec son petit garçon. Et comme dans les contes de fées, la sorcière reparaît, laissant dans son sillage narcissique drame et désolation.
Depuis une douzaine d'années, l'oeuvre de la romancière anglaise Ruth Rendell a inspiré à des cinéastes brillants des adaptations non moins intelligentes. Claude Chabrol a ouvert le bal avec La Cérémonie, qui marquait pour lui un retour en force, suivi de Carne trémula, un tournant dans la filmographie de Pedro Almodóvar. Betty Fisher et autres histoires, du sous-apprécié Claude Miller (Mortelle randonnée, La Classe de neige), vint temporairement clore, et de belle façon, cette trilogie du hasard (d'autres sont venues depuis).
Muni d'une caméra numérique très mobile, Miller explore crûment l'univers claustré de cette femme qui vit dans la hantise d'une tragédie. En accueillant chez elle sa mère, Betty ouvre pourtant la porte à ce drame tant appréhendé. Et par celui-ci arriveront ces «autres histoires» que sont celles de Carole (Mathilde Seigner, brillante dans la vulgarité), une mère de famille monoparentale guère sympathique, de son copain François (Luck Mervil, très crédible) et d'Alex (Edouard Baer, truculent), l'ex de Betty.
D'abord sans lien apparent, les fils de ces récits s'entrecroisent puis se resserrent, donnant lieu à un dernier acte brillamment orchestré par Miller. Les visionnements répétés permettent d'apprécier la qualité de la toile d'araignée dans laquelle on se laisse volontiers prendre ou reprendre.
Cinéma - Télé-Québec, 21h
Depuis une douzaine d'années, l'oeuvre de la romancière anglaise Ruth Rendell a inspiré à des cinéastes brillants des adaptations non moins intelligentes. Claude Chabrol a ouvert le bal avec La Cérémonie, qui marquait pour lui un retour en force, suivi de Carne trémula, un tournant dans la filmographie de Pedro Almodóvar. Betty Fisher et autres histoires, du sous-apprécié Claude Miller (Mortelle randonnée, La Classe de neige), vint temporairement clore, et de belle façon, cette trilogie du hasard (d'autres sont venues depuis).
Muni d'une caméra numérique très mobile, Miller explore crûment l'univers claustré de cette femme qui vit dans la hantise d'une tragédie. En accueillant chez elle sa mère, Betty ouvre pourtant la porte à ce drame tant appréhendé. Et par celui-ci arriveront ces «autres histoires» que sont celles de Carole (Mathilde Seigner, brillante dans la vulgarité), une mère de famille monoparentale guère sympathique, de son copain François (Luck Mervil, très crédible) et d'Alex (Edouard Baer, truculent), l'ex de Betty.
D'abord sans lien apparent, les fils de ces récits s'entrecroisent puis se resserrent, donnant lieu à un dernier acte brillamment orchestré par Miller. Les visionnements répétés permettent d'apprécier la qualité de la toile d'araignée dans laquelle on se laisse volontiers prendre ou reprendre.
Cinéma - Télé-Québec, 21h
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