À voir à la télévision le samedi 28 juin - Les rêves déçus de petites gens
Après un premier long métrage très bien reçu, La femme qui boit, le réalisateur québécois Bernard Émond a semblé s'éloigner du monde feutré de l'étude de moeurs au profit d'une approche plus 17ambitieuse, moyens aidant.
Or il n'en était rien puisque 20h17 rue Darling s'inscrit résolument dans la continuité de son prédécesseur. Il y a le thème de l'alcoolisme, qui agit comme liant, certes; mais, surtout, les deux films témoignent du alent remarquable d'Émond à brosser des portraits justes et sensibles d'individus meurtris.
Ici, l'homme blessé est Gérard, un ex-journaliste alcoolique (brillamment défendu par Luc Picard) qui cherche à comprendre pourquoi son immeuble a explosé. Ses recherches l'amèneront à s'intéresser à ses voisins, à titre posthume: les Guylaine Tremblay, Diane Lavallée, Markita Boies et Fanny Mallette offrent un jeu particulièrement senti. Certains détails intimes de la vie des défunts révéleront des vies aussi marquées que la sienne et, rapidement, cette enquête policière deviendra pour Gérard une véritable quête existentielle, une occasion, peut-être la dernière, de remettre de l'ordre dans sa vie misérable.
L'une des grandes qualités du film, et elle se retrouve dans toutes les oeuvres d'Émond, est la justesse de la description du milieu. Anthropologue de formation, le cinéaste nourrit son récit de détails précis qui, en plus de former une touchante tapisserie sociale, éclairent le spectateur sur les vies, les espoirs et les rêves déçus de petites gens qui, en Gérard, trouveront une voix par-delà la mort.
Cinéma / 20h17 rue Darling - Radio-Canada, 19h30
Or il n'en était rien puisque 20h17 rue Darling s'inscrit résolument dans la continuité de son prédécesseur. Il y a le thème de l'alcoolisme, qui agit comme liant, certes; mais, surtout, les deux films témoignent du alent remarquable d'Émond à brosser des portraits justes et sensibles d'individus meurtris.
Ici, l'homme blessé est Gérard, un ex-journaliste alcoolique (brillamment défendu par Luc Picard) qui cherche à comprendre pourquoi son immeuble a explosé. Ses recherches l'amèneront à s'intéresser à ses voisins, à titre posthume: les Guylaine Tremblay, Diane Lavallée, Markita Boies et Fanny Mallette offrent un jeu particulièrement senti. Certains détails intimes de la vie des défunts révéleront des vies aussi marquées que la sienne et, rapidement, cette enquête policière deviendra pour Gérard une véritable quête existentielle, une occasion, peut-être la dernière, de remettre de l'ordre dans sa vie misérable.
L'une des grandes qualités du film, et elle se retrouve dans toutes les oeuvres d'Émond, est la justesse de la description du milieu. Anthropologue de formation, le cinéaste nourrit son récit de détails précis qui, en plus de former une touchante tapisserie sociale, éclairent le spectateur sur les vies, les espoirs et les rêves déçus de petites gens qui, en Gérard, trouveront une voix par-delà la mort.
Cinéma / 20h17 rue Darling - Radio-Canada, 19h30
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

