À voir à la télévision le vendredi 20 juin - Prenez garde à ce que vous souhaitez
Au cours d'un voyage en train, Snàporaz (Marcello Mastroianni) s'intéresse à sa voisine de compartiment. À tel point qu'il décide de la suivre quand elle descend. Au bout d'un moment, le voyageur s'aperçoit qu'il se trouve plongé dans un univers exclusivement féminin où tout, ou plutôt toutes ne lui sourient pas.
Somptueuse rêverie au symbolisme souriant (le train du début passe dans un tunnel), La Cité des femmes porte bien son titre et n'aurait pu être réalisé par un autre que Federico Fellini. À travers cet hommage volontiers impertinent à la femme, qu'il vénère, le maître italien s'offre également le luxe d'une réflexion amusée sur le mythe des amazones, le tout servi par une production luxueuse où l'opulence de la forme se marie au surréalisme du ton pour donner corps à des vignettes aussi séduisantes qu'imprévisibles.
Fellini a toujours voulu tourner Casanova avec son ami Mastroianni mais, quand le projet a eu le feu vert, le cinéaste s'est vu imposer Donald Sutherland dans le rôle du légendaire séducteur. Réalisé trois ans plus tard avec une certaine hargne au coeur (Fellini a longtemps renié le film), La Cité des femmes constitue, avec son Casanova, un intéressant diptyque.
Le temps, parfois cruel, sait aussi jeter un éclairage neuf sur des oeuvres jugées mineures en leur temps et les faire ainsi briller d'un nouveau lustre. À vos lanternes!
Cinéma / La Cité des femmes - Artv, 22h30
Somptueuse rêverie au symbolisme souriant (le train du début passe dans un tunnel), La Cité des femmes porte bien son titre et n'aurait pu être réalisé par un autre que Federico Fellini. À travers cet hommage volontiers impertinent à la femme, qu'il vénère, le maître italien s'offre également le luxe d'une réflexion amusée sur le mythe des amazones, le tout servi par une production luxueuse où l'opulence de la forme se marie au surréalisme du ton pour donner corps à des vignettes aussi séduisantes qu'imprévisibles.
Fellini a toujours voulu tourner Casanova avec son ami Mastroianni mais, quand le projet a eu le feu vert, le cinéaste s'est vu imposer Donald Sutherland dans le rôle du légendaire séducteur. Réalisé trois ans plus tard avec une certaine hargne au coeur (Fellini a longtemps renié le film), La Cité des femmes constitue, avec son Casanova, un intéressant diptyque.
Le temps, parfois cruel, sait aussi jeter un éclairage neuf sur des oeuvres jugées mineures en leur temps et les faire ainsi briller d'un nouveau lustre. À vos lanternes!
Cinéma / La Cité des femmes - Artv, 22h30
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