À voir à la télévision le mardi 17 juin - Un jour, ce sera ton tour
Cette édition de Tout le monde en parlait nous rappelle la naissance du jeu étatisé, qui s'est maintenant infiltré partout dans la société, pour le meilleur et pour le pire. Curieuse naissance d'ailleurs, car elle est indissociable de l'ancien maire de Montréal Jean Drapeau.
Dans les années 40, Montréal est en effet une «ville ouverte» où prolifèrent tous les jeux illégaux contrôlés par la pègre: paris sportifs, loteries en tous genres, et ainsi de suite. Même le bingo est illégal!
Jeune avocat, Jean Drapeau lutte contre le crime organisé, et il lance sa carrière politique dans les années 50 en se présentant comme le champion de la moralité publique.
Mais dans les années 60, il dépense sans compter: construction du métro, réfection des rues, Expo 67... Au lendemain de l'Exposition universelle, Montréal a un sérieux mal de tête et ses dettes frôlent le désastre. C'est alors que, par une superbe ironie, l'ancien pourfendeur des jeux de hasard a l'idée de créer une «taxe volontaire», une loterie déguisée, pour renflouer les caisses de la ville.
La loterie-qui-n'ose-pas-dire-son-nom est contestée jusqu'en Cour suprême. Le gouvernement fédéral prend alors le taureau par les cornes et décide de décriminaliser le jeu et d'en remettre les clés aux provinces. Le gouvernement provincial se précipite pour créer sa propre société de loterie, et Loto-Québec organise son premier tirage en mars 1970. Comme le dit le journaliste Jean-Claude Leclerc dans l'émission, en référence à tous ces citoyens qui jouent: jamais la pègre n'aurait rêvé d'un tel succès...
Le Jeu dans tous ses états - Radio-Canada, 19h30
Dans les années 40, Montréal est en effet une «ville ouverte» où prolifèrent tous les jeux illégaux contrôlés par la pègre: paris sportifs, loteries en tous genres, et ainsi de suite. Même le bingo est illégal!
Jeune avocat, Jean Drapeau lutte contre le crime organisé, et il lance sa carrière politique dans les années 50 en se présentant comme le champion de la moralité publique.
Mais dans les années 60, il dépense sans compter: construction du métro, réfection des rues, Expo 67... Au lendemain de l'Exposition universelle, Montréal a un sérieux mal de tête et ses dettes frôlent le désastre. C'est alors que, par une superbe ironie, l'ancien pourfendeur des jeux de hasard a l'idée de créer une «taxe volontaire», une loterie déguisée, pour renflouer les caisses de la ville.
La loterie-qui-n'ose-pas-dire-son-nom est contestée jusqu'en Cour suprême. Le gouvernement fédéral prend alors le taureau par les cornes et décide de décriminaliser le jeu et d'en remettre les clés aux provinces. Le gouvernement provincial se précipite pour créer sa propre société de loterie, et Loto-Québec organise son premier tirage en mars 1970. Comme le dit le journaliste Jean-Claude Leclerc dans l'émission, en référence à tous ces citoyens qui jouent: jamais la pègre n'aurait rêvé d'un tel succès...
Le Jeu dans tous ses états - Radio-Canada, 19h30
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