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En bref - Loft Story IV sous la protection de la loi

Le Devoir   29 mai 2008  Médias
C'est maintenant au tour de l'entreprise Loft Story IV, dirigée par Jean Rémillard, de se placer sous la protection de la loi. Dans une lettre envoyée hier à ses créanciers, M. Rémillard (aucun lien de parenté avec les dirigeants de Remstar) explique que Production Loft Story IV a été «foudroyée» le 18 décembre dernier par l'annonce que TQS avait recours à la protection de la loi. TQS devait 2,1 millions à l'entreprise.

Dans le cadre du règlement avec les créanciers de TQS, Loft Story IV a obtenu de Remstar 424 700 $. Son manque à gagner est donc de 1,7 million. Le montant versé par Remstar a été récupéré par la Banque nationale pour réduire un prêt de 1,5 million, ainsi que par le crédit d'impôt fédéral. Loft Story IV aurait pu déclarer faillite, mais elle a décidé d'offrir à ses propres créanciers, le même règlement que celui que TQS a accordé à ses propres créanciers.
 
 
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  • Denis Beaulé
    Abonné
    jeudi 29 mai 2008 08h31
    Ponction ponctuelle non kantienne
    Il y a une différence et toute une entre ce genre de déconvenue financière, ponctuelle, circonscrite, et la mise au rancart de centaines de personnes à la fois, «d'un coup sec», comme on dit vouloir le faire à TQS-Remstar. Une façon éminemment plus civilisée de procéder consiste, lorsqu'il faut faire de semblables changements, y compris draconiens, à tâcher de les faire 'en douce', i.e. sans que ça ne paraisse trop trop. Autrement dit, un semestre ou une année, c'est tantôt un tel, une telle ou ceci qui 'disparaît' ; une autre année, c'est tel autre ou cela qui se dissipe subrepticement.
    Exterminer complètement en une seule fois autant de monde ne saurait guère être justifiable. A fortiori considérant qu'il n'y aura eu aucun «caucus» avec les personnels concernés visant à examiner de quelle manière les PERSONNES les composant eussent pu ou pourraient encore, elles, contribuer à une réorganisation/reconception des types/modes (formes ou contenus) de présentations faites à leur télé.
    Bref, on aura, cette fois-ci encore, 'opéré', décidé, seuls, à propos de personnes humaines pas bêtes, comme si elles l'étaient - bêtes, animales ou pire, des 'choses', incapables de faire mieux ou autre chose (ou autrement), (ou) indignes d'être consultées eu égard à leur devenir ainsi qu'à l'égard de celui de leur co-création : une télé aussi leur. Voilà qui s'avère une façon de faire profondément dépassée, arriérée. Kant en eût eu long à dire et à redire face à ce genre de basse manoeuvre où l'on traite l'humain grossièrement tel un moyen, plutôt que finement comme une fin.

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