400e: un hommage international des radios francophones
Photo : Jacques Nadeau
Le 400e anniversaire de la ville de Québec est souligné d’une façon spéciale par Les Radios francophones publiques.
Le 400e anniversaire de Québec se déplace massivement à la radio cette semaine, alors que les patrons des radios publiques francophones sont dans la capitale pour promouvoir une série d'événements communs.
Et à Paris, France Culture propose toute la semaine une série d'émissions sur le Québec, y compris un grand portrait radiophonique d'Anne Hébert et de Richard Desjardins.
Toutes ces activités sont organisées par Les Radios francophones publiques, le nouveau nom de ce qui avait été connu pendant longtemps sous le vocable de Communauté des radios publiques de la langue française.
Cette structure existe depuis 1955, mais, ces dernières années, elle a pris une nouvelle ampleur, avec un nombre grandissant de projets communs et une présence renouvelée sur Internet. Radios francophones publiques est d'ailleurs un site Internet en soi, qui regroupe des reportages et des informations de toutes les radios membres.
«On fait souvent valoir que les radios traditionnelles peuvent pâtir des nouvelles technologies et des nouveaux médias, explique Françoise Dost, secrétaire des Radios francophones publiques. Mais les nouvelles technologies représentent un "plus" pour nous. Nous en profitons, par exemple avec la baladodiffusion.»
Les auditeurs québécois connaissent certaines émissions issues de cette collaboration, comme La Librairie francophone, émission littéraire conjointe à la France, à la Suisse, à la Belgique et au Québec, mais plusieurs séries documentaires sont également produites par le groupe.
«Nous avons fait une série commune sur le terrorisme, explique Françoise Dost, et nous entamons actuellement une série sur l'histoire de l'Afrique. Chaque radio conserve son identité propre, mais nous travaillons de plus en plus par familles de radio, par exemple la Première Chaîne de Radio-Canada avec France Inter, ou Bande à part avec les radios "jeunes" en Europe.»
Car Les Radios francophones publiques regroupent maintenant une vingtaine de radios différentes. Avec la Première Chaîne, Espace musique et Bande à part, Radio-Canada est d'ailleurs l'entreprise qui en compte le moins puisque la RTBF de Belgique en regroupe cinq, la Radio suisse romande quatre, et le groupe France Culture au moins sept, dont une chaîne d'information continue, France Info.
Radio-Canada pourrait-elle faire plus? On apprenait récemment qu'un groupe de créateurs et d'universitaires, soutenu par le député Daniel Turp, et fort déçu de l'abandon de la Chaîne culturelle par Radio-Canada, lançait un mouvement pour financer une nouvelle «Radio-Québec» culturelle. Ironiquement, c'est ce jeudi que ce groupe tiendra à Montréal sa soirée de lancement...
Radio-Canada, elle, profite de la rencontre de la Commission culture-musique des Radios francophones publiques à Québec pour organiser différents événements cette semaine, dont une soirée Espace musique ce soir au Palais Montcalm, avec les quatre jeunes solistes du concours des Radios publiques francophones. Mercredi et jeudi, Espace Musique enregistre aussi un concert avec l'Orchestre symphonique de Québec au Grand théâtre, où l'on pourra entendre deux créations commandées par Radio-Canada et par Radio France aux compositeurs Jacques Hétu et Pierre Farago, en hommage au 400e anniversaire de Québec.
La Rencontre des écrivains francophones se tiendra jeudi et vendredi au Musée de la civilisation, où aura d'ailleurs lieu vendredi après-midi l'enregistrement d'une émission spéciale de La Librairie francophone.
Du côté français, France Culture diffuse depuis la fin avril une grande série historique, Au fil de la route, je me souviens, coproduction de France Culture et du Québécois Serge Bouchard, sur les traces de la francophonie de Québec à Detroit.
France Culture propose également cette semaine une douzaine d'émissions consacrées au Québec. Les radios belges prévoient une programmation culturelle similaire la semaine prochaine, et les radios suisses plus tard dans l'année.
Cette collaboration permettra aussi de tenter une expérience inédite l'automne prochain. À l'occasion du Sommet de la francophonie, on créera en effet une rédaction commune aux quatre pays pendant 24 heures, où des journalistes de chaque groupe couvriront ensemble le sommet.
Et à Paris, France Culture propose toute la semaine une série d'émissions sur le Québec, y compris un grand portrait radiophonique d'Anne Hébert et de Richard Desjardins.
Toutes ces activités sont organisées par Les Radios francophones publiques, le nouveau nom de ce qui avait été connu pendant longtemps sous le vocable de Communauté des radios publiques de la langue française.
Cette structure existe depuis 1955, mais, ces dernières années, elle a pris une nouvelle ampleur, avec un nombre grandissant de projets communs et une présence renouvelée sur Internet. Radios francophones publiques est d'ailleurs un site Internet en soi, qui regroupe des reportages et des informations de toutes les radios membres.
«On fait souvent valoir que les radios traditionnelles peuvent pâtir des nouvelles technologies et des nouveaux médias, explique Françoise Dost, secrétaire des Radios francophones publiques. Mais les nouvelles technologies représentent un "plus" pour nous. Nous en profitons, par exemple avec la baladodiffusion.»
Les auditeurs québécois connaissent certaines émissions issues de cette collaboration, comme La Librairie francophone, émission littéraire conjointe à la France, à la Suisse, à la Belgique et au Québec, mais plusieurs séries documentaires sont également produites par le groupe.
«Nous avons fait une série commune sur le terrorisme, explique Françoise Dost, et nous entamons actuellement une série sur l'histoire de l'Afrique. Chaque radio conserve son identité propre, mais nous travaillons de plus en plus par familles de radio, par exemple la Première Chaîne de Radio-Canada avec France Inter, ou Bande à part avec les radios "jeunes" en Europe.»
Car Les Radios francophones publiques regroupent maintenant une vingtaine de radios différentes. Avec la Première Chaîne, Espace musique et Bande à part, Radio-Canada est d'ailleurs l'entreprise qui en compte le moins puisque la RTBF de Belgique en regroupe cinq, la Radio suisse romande quatre, et le groupe France Culture au moins sept, dont une chaîne d'information continue, France Info.
Radio-Canada pourrait-elle faire plus? On apprenait récemment qu'un groupe de créateurs et d'universitaires, soutenu par le député Daniel Turp, et fort déçu de l'abandon de la Chaîne culturelle par Radio-Canada, lançait un mouvement pour financer une nouvelle «Radio-Québec» culturelle. Ironiquement, c'est ce jeudi que ce groupe tiendra à Montréal sa soirée de lancement...
Radio-Canada, elle, profite de la rencontre de la Commission culture-musique des Radios francophones publiques à Québec pour organiser différents événements cette semaine, dont une soirée Espace musique ce soir au Palais Montcalm, avec les quatre jeunes solistes du concours des Radios publiques francophones. Mercredi et jeudi, Espace Musique enregistre aussi un concert avec l'Orchestre symphonique de Québec au Grand théâtre, où l'on pourra entendre deux créations commandées par Radio-Canada et par Radio France aux compositeurs Jacques Hétu et Pierre Farago, en hommage au 400e anniversaire de Québec.
La Rencontre des écrivains francophones se tiendra jeudi et vendredi au Musée de la civilisation, où aura d'ailleurs lieu vendredi après-midi l'enregistrement d'une émission spéciale de La Librairie francophone.
Du côté français, France Culture diffuse depuis la fin avril une grande série historique, Au fil de la route, je me souviens, coproduction de France Culture et du Québécois Serge Bouchard, sur les traces de la francophonie de Québec à Detroit.
France Culture propose également cette semaine une douzaine d'émissions consacrées au Québec. Les radios belges prévoient une programmation culturelle similaire la semaine prochaine, et les radios suisses plus tard dans l'année.
Cette collaboration permettra aussi de tenter une expérience inédite l'automne prochain. À l'occasion du Sommet de la francophonie, on créera en effet une rédaction commune aux quatre pays pendant 24 heures, où des journalistes de chaque groupe couvriront ensemble le sommet.
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