À voir à la télévision le mercredi 28 mai - Autour de la note bleue
On attendait peut-être trop du grand film de Spike Lee sur le jazz. Le cinéaste provocateur, toujours à la défense de la communauté noire, avait voulu faire un film sur la musique de son peuple, au moment où de fameux cinéastes blancs, comme Clint Eastwood et Bertrand Tavernier, livraient aussi des films sur le jazz.
Lors de son lancement en 1990, Mo' Better Blues a été diversement reçu. Tout le monde a salué la qualité des images, la virtuosité des prises de vue, la qualité de l'interprétation et la richesse de la bande sonore. Mais le récit en tant que tel, qui traîne en longueur, a suscité des réserves, tout comme certains choix de narration.
Situé à l'époque contemporaine, le film raconte l'histoire d'un trompettiste de Brooklyn, Bleek Gilliam (Denzel Washington), un personnage inventé qui possède son propre quintet en route pour la gloire. Gilliam ne vit que pour la musique. On suit ses relations avec ses deux maîtresses, les tensions grandissantes avec l'ambitieux saxophoniste Shadow (Wesley Snipes), qui rêve d'avoir son propre groupe, mais le récit sera surtout influencé par les relations de Gilliam avec son gérant Giant (Spike Lee lui-même), joueur invétéré et mauvais négociateur dont les actes causeront la perte de Gilliam. Malgré d'indéniables qualités, le film finit par décevoir avec
sa morale finale un peu convenue. La bande sonore est très belle, bien sûr, interprétée par le groupe de Branford Marsalis, avec Terence Blanchard aux partitions de trompette «mimées» par Denzel Washington et des réminiscences constantes aux grandes oeuvres de Coltrane, de Miles Davis, de Mingus et d'autres.
Cinéma / Mo' Better Blues - Artv, 21h
Lors de son lancement en 1990, Mo' Better Blues a été diversement reçu. Tout le monde a salué la qualité des images, la virtuosité des prises de vue, la qualité de l'interprétation et la richesse de la bande sonore. Mais le récit en tant que tel, qui traîne en longueur, a suscité des réserves, tout comme certains choix de narration.
Situé à l'époque contemporaine, le film raconte l'histoire d'un trompettiste de Brooklyn, Bleek Gilliam (Denzel Washington), un personnage inventé qui possède son propre quintet en route pour la gloire. Gilliam ne vit que pour la musique. On suit ses relations avec ses deux maîtresses, les tensions grandissantes avec l'ambitieux saxophoniste Shadow (Wesley Snipes), qui rêve d'avoir son propre groupe, mais le récit sera surtout influencé par les relations de Gilliam avec son gérant Giant (Spike Lee lui-même), joueur invétéré et mauvais négociateur dont les actes causeront la perte de Gilliam. Malgré d'indéniables qualités, le film finit par décevoir avec
sa morale finale un peu convenue. La bande sonore est très belle, bien sûr, interprétée par le groupe de Branford Marsalis, avec Terence Blanchard aux partitions de trompette «mimées» par Denzel Washington et des réminiscences constantes aux grandes oeuvres de Coltrane, de Miles Davis, de Mingus et d'autres.
Cinéma / Mo' Better Blues - Artv, 21h
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