À voir à la télévision le samedi 24 mai - Drôle d'endroit pour une rencontre
Jeanne (merveilleuse Élise Guilbault) s'apprête à commettre l'irréparable, mais elle est retenue grâce à l'arrivée impromptue de François (Patrick Drolet, touchant), un jeune homme dont la bonté et la naïveté pourraient confondre les plus cyniques. Leur rencontre, à l'ombre de la basilique Sainte-Anne-de-Beaupré et au bout d'un quai, constitue un véritable miracle dans un lieu où certains n'arrivent plus à les compter.
Cette alliance étrange entre une femme médecin à l'âme écorchée et un garçon croyant dont les prières pourront sauver la grand-mère malade est au centre de La Neuvaine (2005), le premier film d'une trilogie sur les vertus théologales (la foi, l'espérance et la charité) signé Bernard Émond (20 h 17 rue Darling, Contre toute espérance). Avant de se pencher au-dessus du vide et des eaux glacées du Saint-Laurent, Jeanne a fait une longue route, mais ce sont surtout des événements tragiques qui auront raison de ses dernières réserves de courage.
Est-ce la foi d'un garçon sans malice qui la ramènera du côté des vivants? C'est tout le mystère de ce film d'une grande beauté et d'une extrême sobriété que de refuser les réponses simplistes et rassurantes. Il est vrai que ces deux êtres, que rien n'aurait pu rapprocher en d'autres circonstances, seront transformés par cette amitié de passage, toujours platonique et rarement farcie de bavardages. De plus, sur un ton qui évoque celui de la confession, Jeanne raconte les raisons qui l'ont poussée à fuir Montréal pour se réfugier dans les splendeurs automnales de Charlevoix. C'est là, dans un rythme méditatif défiant la frénésie de notre époque, que les personnages de La Neuvaine trouveront leur salut, ou perdront quelques-unes de leurs certitudes... Un film sur la foi, pas nécessairement aveugle ou dogmatique.
Cinéma / La Neuvaine - Radio-Canada, 19h30
Cette alliance étrange entre une femme médecin à l'âme écorchée et un garçon croyant dont les prières pourront sauver la grand-mère malade est au centre de La Neuvaine (2005), le premier film d'une trilogie sur les vertus théologales (la foi, l'espérance et la charité) signé Bernard Émond (20 h 17 rue Darling, Contre toute espérance). Avant de se pencher au-dessus du vide et des eaux glacées du Saint-Laurent, Jeanne a fait une longue route, mais ce sont surtout des événements tragiques qui auront raison de ses dernières réserves de courage.
Est-ce la foi d'un garçon sans malice qui la ramènera du côté des vivants? C'est tout le mystère de ce film d'une grande beauté et d'une extrême sobriété que de refuser les réponses simplistes et rassurantes. Il est vrai que ces deux êtres, que rien n'aurait pu rapprocher en d'autres circonstances, seront transformés par cette amitié de passage, toujours platonique et rarement farcie de bavardages. De plus, sur un ton qui évoque celui de la confession, Jeanne raconte les raisons qui l'ont poussée à fuir Montréal pour se réfugier dans les splendeurs automnales de Charlevoix. C'est là, dans un rythme méditatif défiant la frénésie de notre époque, que les personnages de La Neuvaine trouveront leur salut, ou perdront quelques-unes de leurs certitudes... Un film sur la foi, pas nécessairement aveugle ou dogmatique.
Cinéma / La Neuvaine - Radio-Canada, 19h30
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