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Les Français sont-ils des francophones comme les autres?

6 mai 2008  Médias
Cette question est plus sérieuse qu'il n'y paraît, et la réponse qui lui sera donnée déterminera en bonne partie l'avenir de la Francophonie.

Nous voilà enfin sortis de la saga de TV5 Monde qui, pendant six mois, a empoisonné les relations entre la France et le Québec ainsi que la préparation du XIIe Sommet de la Francophonie qui se tiendra à Québec en octobre prochain. Quel temps perdu dans une crise qui laissera sûrement des traces dans les esprits, compte tenu du comportement de certains des acteurs français dans le dossier.

Une crise provoquée par la France qui a tout bonnement «oublié» qu'elle avait des partenaires en Francophonie, y compris dans TV5 Monde, et qu'elle ne pouvait par conséquent agir seule, unilatéralement, à sa guise. Une crise qui aurait facilement pu être évitée, car tous, dès le départ, avaient accepté la vision de l'avenir de TV5 Monde présentée par le gouvernement français: amélioration du contenu, accent mis sur Internet et les nouveaux médias, augmentation et nécessaire rééquilibrage du budget assumé jusqu'ici à plus de 80 % par la France.

C'est sur la question de la gouvernance que tout a achoppé, la France voulant «filialiser» TV5 Monde à l'intérieur de son nouveau holding regroupant Radio France internationale et France 24 (le CNN français), avec en tête l'idée bien arrêtée de se saisir des réseaux de distribution de TV5 Monde, patiemment tissés depuis 20 ans et couvrant, comme peu d'autres, l'ensemble de la planète.

Avec le résultat que France 24 avait déjà commencé à être diffusé en lieu et place de TV5 Monde. Et même — c'est un comble! — en anglais, comme on a pu le constater, par exemple en Roumanie. La semaine dernière, après des épisodes dignes d'un vaudeville — portes claquées, réunions interrompues, «amabilités» échangées —, la France s'est rendue à l'évidence, grâce à la fermeté, en particulier, de la Communauté française de Belgique et de la Suisse qui ont menacé de quitter le bateau: TV5 Monde, une chaîne multilatérale, ne sera pas considérée comme une chaîne franco-française. Elle conservera son autonomie et, espérons-le, ses réseaux de distribution.

La confusion a atteint un sommet lorsque le président de la République a affirmé, le jour même de la fête de la Francophonie, le 20 mars dernier, en évoquant notamment le rôle de TV5 Monde: «Je veux renforcer les moyens de diffusion de la culture française dans le monde.» Cette phrase en dit long: pour beaucoup de Français, et notamment pour le premier d'entre eux, la Francophonie c'est la France; la langue française c'est la France.

Or c'est exactement ce que dénonçait, il y a un an, un collectif d'une quarantaine d'écrivains, dont Jacques Godbout, Dany Laferrière et Wajdi Mouawad dans un Manifeste qui avait fait grand bruit. Pour ces auteurs, la littérature française est un élément, ni plus ni moins, de la littérature francophone, et les lettres francophones ne sont pas une simple dépendance de la littérature française.

De plus, selon eux, la langue française doit être «libérée de son pacte exclusif avec la nation» sous-entendue «française», car elle appartient à tous les francophones, c'est-à-dire à tous ceux qui parlent le français. Alain Mabanckou, écrivain renommé, Congolais d'origine (Congo-Brazzaville), professeur à UCLA (Los Angeles), principal auteur du Manifeste, souhaitait même, compte tenu de sa connotation péjorative pour beaucoup d'Africains parce que teintée de post-colonialisme, abolir le terme de Francophonie, celui-ci ayant vécu, et utiliser celui de «littérature-monde en français» plus près, disait-il, de la réalité.

Comme d'autres, je crois qu'il ne faut pas jeter le bébé avec l'eau du bain. Mieux vaut réformer la Francophonie plutôt que l'abolir, la soutenir en l'interpellant constamment plutôt que la faire disparaître sans prévoir par quoi la remplacer. Aujourd'hui, au moment où, comme le répètent à satiété les autorités françaises, «les caisses de l'État sont vides», les Français comprendront sans doute plus facilement qu'il est dans leur intérêt d'accepter que la Francophonie soit polycentrée — qu'il y ait plus d'un centre — avec en contrepartie, cependant, pour les autres membres de la Francophonie, l'obligation d'assumer leur part du fardeau budgétaire, chacun selon ses moyens.

Les Français deviendront, par la force des choses, des francophones comme les autres... Nous irons ainsi unis mener ce grand combat moderne qui est celui de la diversité linguistique et culturelle, aussi important et aussi pertinent que celui de la biodiversité ou des changements climatiques. Les autres aires linguistiques sont à pied d'oeuvre: les hispanophones, les lusophones, les anglophones, les germanophones, et maintenant les Chinois, qui ont tous compris que leur avenir dans la tempête mondialisante dépend aussi de l'avenir de leur langue et de leur culture.

***

Louise Beaudoin est membre associée au CERIUM, chargée des questions de francophonie internationale et professeure invitée au Département des littératures de langue française de l'Université de Montréal.






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  • Claude Archambault
    Inscrit
    mardi 6 mai 2008 08h30
    La France montre sont vrai visage.
    « Chassez le naturel et il revient au galop. Les français on toujours eu ce sentiment de supériorité en ce qui concerne la langue.
    Il faut toujours ce méfier d'eux ils ne se sont jamais montrés comme des alliés fidèles.

    Il ne faut pas oublier que nous ne sommes que quelque arpent de neige pour eux, je me demande ce qu'ils disent des autres pays, ceux d'Afrique. »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    mardi 6 mai 2008 08h56
    Ramer à contre-courant
    « Bravo Mme Beaudoin écrit : «Avec le résultat que France 24 avait déjà commencé à être diffusé en lieu et place de TV5 Monde. Et même -- c'est un comble! -- en anglais, comme on a pu le constater, par exemple en Roumanie.»

    Bien oui, il semble que la France s'anglicise aussi. Ça semble être un phénomène mondial qui tient à la force économique des Américains depuis leur indépendance et de l'Angleterre, avec ses nombreuses conquêtes dont certaines ont été enlevées ou vendues par la France en Amérique et en Orient. la langue anglaise est devenue la langue d'affaires et de communication mondiale. Même la France va devoir lutter contre l'anglicisation qui a une chance de dominer l'Union européenne qui continue d'évoluer.

    Fait que...on va continuer à ramer à contre-courant pour conserver et même, améliorer le français chez-nous sans trop se décourager. »

  • Pierre Calvé
    Abonné
    mardi 6 mai 2008 08h57
    Excellent
    « Bravo pour ce texte Mme Beaudoin. On ne saurait mieux dire. »

  • Yvon Montoya
    Abonné
    mardi 6 mai 2008 09h11
    Les français ne sont pas des francophones.
    « En somme si on comprend bien ce que vous écrivez en incluant les réactions de Jacques Godbout, Dany Laferrière, Wajdi Mouawad dans le Manifeste puis Alain Mabanckou et son concept de «littérature-monde en français», vous n'avez pas besoin de la France.
    Les français ne sont pas des francophones. Nous savons que le mot « francophonie » fut employé pour la 1ère fois en 1880 par Onésime Reclus qui voulait par ce néologisme désigner les espaces géographiques où la langue française était parlée. Autrement dit, cela ne concerne pas la France mais son espace colonial. Par conséquent et par définition, les français ne peuvent devenir « des francophones comme les autres. » On pourrait y ajouter que les francophones sont plus susceptibles que les français à s'exprimer dans une autre langue puisque là aussi historiquement en temps et lieu nous savons aujourd'hui que le mot francophonie définit l'ensemble des peuples ou des groupes de locuteurs qui utilisent partiellement ou entièrement la langue française dans leur vie quotidienne ou leurs communications. Cela démontre au moins que le citoyen français qui n'est pas un francophone, ne peut être partie prenante de votre réflexion. »

  • Robert Lavigne
    Abonné
    mardi 6 mai 2008 09h35
    les Francais...me my myself...et pourquoi pas
    « Je pense que la France n"assume pas un leadership au sein de la Communaute de la Francophonie...elle ne le souhaite pas et elle ne le fera pas..... on pourrait y relever de nombreuses raisons historiques et autres...meme si comme vous j'ai une solide formation en histoire..je ne me risquerai pas a tenter d'expliquer cette situation...par ailleurs de mon experience personnelle j. ai eu l'occasion de trouver de multiples indices montrant ce que j;appellerais..n'ayons pas peur des mots ... l'imperialisme culturel francais ...depuis 3 ans je vis en Chine et a plusieurs semestres jy ai enseigne le francais.. j'ai alors constate que les Francais dominent la place.....et ne la partagent pas....ainsi mon materiel pedagogique vient du Consulat francais et on y parle que de la France ,,Myriam cette excellente conseillere pedagogique est rattachee au Consulat francais de Wuhan et m'aidait enormement a me procurer du materiel audio-visuel...sur la France..j'ai souligne a Guillaume ce jeune professeur de lAlliance francaise de Wuhan qu'il a tort de dire a ses etudiants chinois qu'ils ne pourront pas comprendre le francais parle au Quebec......mais comme me disait un agent consulaire francais a Wuhan ...et a Montreal un fonctionnaire quebecois de monsieur Charest ..c'est bien normal qu'ils prennent toute la place...ce sont eux (les Francais) qui investissent plein d'argent dans les activites culturelles en Chine....et vous qui me dites que l'Agence de la francophonie n'a pas encore developpe des projets d'aide en enseignement du francais pour les pays asiatiques, qu"il reste beaucoup a faire...ouf...langage de politicien..et par ailleurs puisque nous sommes entre Quebecois je me demande .ou vous vous situez dans ces histoires....la Francophonie cela m'apparait etre une institution politique tres symbolique et possiblement tres parasitaire ..dans le sens d'etre un excellent Centre d"accueil.pour des politiciens, ex-politiciens ou fonctionnaires de pays de la Francophonie...rencontres..voyages payes..visites touristiques...et le Quebec dans tout cela,,,,il n'a pas besoin d'etre independant comme la Finlande ou les Pays-bas pour prendre sa place en Chine...lisez ce qu'est le mandat du Representant du Quebec au Consulat canadien a Shanghai....promouvoir la culture quebecoise en Chine...wow.... je sais que dans le fond de vous-meme il y a plein de choses vous aimeriez pouvoir dire...dites-les donc...et au diable votre avenir politique....defendez donc le Quebec et non pas la Francophonie..pour cette derniere la France va s'en occuper..et pour terminer je vous avoue que depuis la fin du RIN..le seul parti politique dont j;ai ete membre dans ma vie (62 ans) j'ai vite compris que nous les quebecois nous etions tres malmenes par les opportunistes,,,de tout acabit....dommage...on n.est pourtant pas ne pour un petit pain...mais l"Histoire n'est pas terminee....c'est a suivre
    robert lavigne
    Wuhan Chine »

  • Claude Stordeur
    Abonné
    mardi 6 mai 2008 11h14
    La France est à se faire bouffer son nouveau vocabulaire par l'anglais
    « Il y a une prestance en France, à employer des mots anglais (avec la prononciation à la française SVP) comme bu-si-nessss et c'est le seule pays qui se fait envahir par l'anglais sans réagir. Voilà toute la différence avec le Québec qui trouve les nouveaux mots pour exprimer les nouveautés... »

  • Jean-G. Lengelle
    Inscrit
    mardi 6 mai 2008 13h20
    Curieuses remarques....
    « ... pour cette Française d'adoption qui passe son temps à chercher des poux dans la tête à tout le monde sauf à elle?
    Pourrions-nous avoir nous aussi une semaine sans fumée, ou mieux sans interventions fumeuses?
    Ça a donné quoi en Europe les communications aériennes en français? »

  • Robert Laroche
    Inscrit
    mardi 6 mai 2008 18h51
    Pratiquer la concertation plutôt que l'autorité centralisée.
    « La culture centralisatrice et autoritaire de la société française rend son évolution difficile, pourtant nécessaire , de concertation à travers une pratique systémique et polycentrée.
    Il nous appartient, à travers notre propre affirmation, de développer et pratiquer ce modèle de concertation avec force et efficacité.

    Robert Laroche

    rl'adaptation difficile difficilement adapté une participation et jacobine »

  • Claude L'Heureux
    Abonné
    mardi 6 mai 2008 19h40
    Le 400e du... Canada
    « Robert Dutrisac et Isabelle Porter commettent une recherche importante sur le rôle de second violon de Québec par rapport à Ottawa pour la fête du 400e anniversaire de la capitale... de tous les Québécois, sans que les lecteurs puissent réagir. C'est à se demander si Le Devoir n'est pas l'objet de pressions pour restreindre la tribune des lecteurs. Québec fête les 400 ans d'histoire de tout le Québec et c'est Ottawa qui fête les 400 ans d'histoire du Canada ! Bientôt il faudra hisser l'uni-folié sur notre parlement !

    Claude L'Heureux, Québec »

  • Kowalsky Jozio
    Inscrit
    mardi 13 mai 2008 09h05
    le sieur Montoya , franco de port !
    « Le français EST francophone car il parle français .Simple n'est ce pas ? En France nous ne rencontrons que des personnes originaires du monde entier et à fortiori francophones par obligation .Pourquoi ce type de subtilité qui ne sert à rien ? une tartinade de plus pour amuser la galerie ? On n'a jamais cessé de parler latin en France, Le gaulois a survécu à la conquête romaine jusqu'au IVe siécle.par la suite le gaulois est devenu francophone ...bref etc etc......tout ça pour dire que l'on décider de dire n'importe quoi , n'importe ou mais au moins pas de salade monsieur Montofrancodeportphobeya »

  • Paul Lafrance
    Inscrit
    jeudi 15 mai 2008 17h05
    La langue française
    « Non satisfaits de tout faire pour sauver la langue française au Québec, nos souverainistes entreprennent une croisade pour sauver le français en France. Il faut le faire.
    Paul Lafrance
    Québec »

  • philippe de neuville
    Inscrit
    samedi 17 mai 2008 09h14
    réponse à M.Stordeur
    « Pour répondre à M.Cl.Stordeur, il y a bien en France une commission chargée de traduire ou de franciser les termes anglo-saxons (cf. http://www.culture.gouv.fr/culture/dglf/dispositif-enrichissement.htm )
    Seulement entre le décret d'application & l'application elle-même il s'écoule trop de temps, temps qui permet au vocable visé de s'implanter durablement...
    Et si par hasard ledit terme est bien francisé dans un premier temps, le snobisme (tiens!) indécrottable de mes compatriotes le fait vite revenir sous sa forme première (ex: lettre d'infos redevenu "newsletter", ou liste noire redevenue "blacklist"). Je me demande toujours pourquoi car le terme ricain n'apporte rien de plus, au contraire...
    Philippe de Neuville................. »

  • philippe de neuville
    Inscrit
    samedi 17 mai 2008 09h23
    réponse à M.G.Bousquet
    « ""Fait que...on va continuer à ramer à contre-courant pour conserver et même, améliorer le français chez-nous sans trop se décourager.""
    Bravo M.Bousquet! il faut qu'il y en ait afin de continuer le combat! Moi j'ai renoncé à convaincre mes compatriotes; ils vivent sur leur passé & le croient éternel alors que tout s'effondre autour d'eux...
    La France s'américanise & ils ne s'en rendent même pas compte, ces inconscients fatalistes...
    Philippe de Neuville........................... »

  • Tremblay Sandrine
    Inscrite
    samedi 17 mai 2008 16h18
    Les Français.
    « Bonjour !
    Quelque chose m agace concernant l article et la plupart des réactions : beaucoup semblent mettre tous les Français dans le même panier... Les Français, les Français,
    les Français !... Oui, il y a en France des intellectuels qui semblent penser que le Français parlé en France est la meilleure langue qui soit et se mêlent de donner des leçons aux autres, je suis d accord (des leçons, ils en donnent même a leurs propres compatriotes...) Mais je peux dire une chose : la majorité des Français ont bien d autres soucis en tête( travailler, se loger, se nourrir..) que la façon dont la langue française se parle dans la francophonie que ce soit au Québec, en Afrique ou ailleurs... »

  • Paul Lafrance
    Inscrit
    lundi 16 juin 2008 05h48
    Le 400 ième
    « @ M. Claude L'Heureux: Qu'y a-t-il de mal à ce que la date de la fondation de la ville de Québec soit en même temps la date de la fondation du Canada? Que je sache, la ville de Québec est encore dans le Canada et est considérée comme étant la première agglomération structurée dans tout le pays. De toutes façons, c'est ici que ça se fête et malgré les coûts élevés du transport, beaucoup de touristes viennent fêter, et un grand nombre vient du ROC. Et vlan pour ceux qui prétendent que le ROC ne manifeste son amour du Québec qu'en période référendaire.
    Paul Lafrance
    Québec »

  • Jean-Michel Lehaire
    Inscrit
    mercredi 9 juillet 2008 18h12
    Quelle France pour quelle francophonie
    « Franco-français par naissance, francophile par passion, francophone par respect et devoir, je suis peiné de voir que la médiocratie des copains et des coquins qui dirige notre république fromagère, laisse des traces partout dans le monde.
    A moins d'un miracle, je ne vois pas comment les choses pourrait changer. La France éduquée et cultivée est devenue minoritaire et ne peut plus espérer un retour par les urnes. C'est la dure loi de la démocratie qui efface l'aristocratie.
    Toutefois, j'aimerais que mes amis québécois et acadiens prennent conscience qu'ils sont victimes du pays légal, pas du pays réel et profond qui souffre avec eux.
    Cela n'excuse rien, je le sais bien. Mais, cela vous permettra peut-être de pardonner une part du peuple français qui n'y est pour rien. Comme vous, il ne peut que constater les dégats et son impuissance durable dans un pays de droit.
    Que Dieu vous garde ! »

  • Quevrin Marcel
    Inscrit
    dimanche 3 août 2008 22h33
    Les Français des francophones ?
    « Chez eux, ça va mais à l'ONU,l'ancien ministre D.Villepin,s'exprimait en anglais devant la presse.La langue des J.O est le français mais silence total de la France mais grogne des africains etc...etc...Un bel exemple n'est-ce pas pour les francophones belges qui doivent se battre pour le respect de la minorité linguistique francophone bafouée en Belgique néerlandophone et condamnée par l'EU et l'ONU !!! Merci la France egoïste. »

  • Christian Tallon
    Inscrit
    lundi 4 août 2008 15h37
    Licencié pour avoir osé dire que la Francophonie n'était pas la France
    « Je m'en fiche un peu car je n'attends plus rien de cette élite auto-proclamée et (in)suffisante qui dirige la France et fait croire au reste du Monde qu'elle est le centre de l'univers "le coq qui chante les pattes dans le fumier"

    C'est qu'on est susceptible dans ces "hautes sphères" autistes, bornées et arrogantes et le professeur de français de l'Institut de France perdit incontinent son poste pour avoir francophonisé son enseignement. Cela n'était pas du bon plaisir du directeur ! Comme de toute façon, ils paient très mal leurs employés et que les étudiants se plaignent de ne pas entendre parler français dans les instituts français, on ne voit aucune différence :-). Instituts fermés, vacataires jetables et si possible locaux car moins cher : la Francophonie est désastreusement représentée par la France à l'étranger.

    Non, les Français ne sont pas des francophones comme les autres, ils regarderont toujours congénitalement la Francophonie de haut et Claude Archambault a parfaitement raison. La France est une république commerciale qui a abandonné le Canada en échange d'Haïti plus riche à cette époque, a quitté l'Algérie au moment où elle lui coûtait plus qu'elle ne lui rapportait etc ... Si la francophonie peut permettre de vendre une centrale nucléaire, c'est toujours bon à prendre ! Un poète invité par un institut français avait entendu à la fin "merci monsieur, vous nous avez fait vendre 3 avions de chasse". Le président actuel ne fait que caricaturer ce qui existait avant bien avant lui.

    Je suis tombé sur une lettre interne de Renault qui vise à angliciser tout son personnel en France. Un jargon technico-engliche tel que je n'ai pas tout compris. Mais l'intention était claire : tout le personnel doit parler anglais dans 3 ans je crois. Une parmi des centaines.

    Quant aux élites corrompues françaises, ça ne leur coûte pas beaucoup de donner un peu d'argent à la Francophonie. Ce n'est de toutes façon pas leur argent et on peut essayer de faire main basse sur le réseau TV5 comme on avait fait main basse sur le réseau des Alliances Françaises.

    Dans son histoire, la France a toujours abandonné ses alliés quand son porte monnaie était en jeu (sauf une ou deux exceptions). En bon français, ça s'appelle un atavisme.

    Mais avec toujours de beaux discours universalistes et généreux (genre nuit du 4 août) et une énorme couche d'hypocrisie, "dans la mesure où ..." !!!

    Tenez bon pour TV5 et ne laissez pas la France s'occuper de Francophonie. Sinon, personne ne la prendra au sérieux :-)

    Une francophonie vivante, c'est une francophonie SANS LA FRANCE. Le manifeste l'avait bien compris. Mais la Francophonie institutionnelle saura-t-elle remettre la France à sa place. Pas sûr car le réseau de corruption est si finement tissé qu'on ne refuse pas quelques cadeaux !!!




    Chassez le naturel et il revient au galop. Les français on toujours eu ce sentiment de supériorité en ce qui concerne la langue.
    Il faut toujours ce méfier d'eux ils ne se sont jamais montrés comme des alliés fidèles.

    Il ne faut pas oublier que nous ne sommes que quelque arpent de neige pour eux, je me demande ce qu'ils disent des autres pays, ceux d'Afrique. »

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