A voir à la télévision le vendredi 9 mai - Musique pour la guérilla
On dit qu'il n'y a pas d'âge pour apprendre... et encore moins pour faire ses débuts au cinéma. À 81 ans, Don Angel Tavira porte sur ses frêles épaules le premier long métrage du cinéaste mexicain Francisco Vargas, Le Violon (2006), et il le fait avec simplicité, sensibilité et dévotion. L'acteur débutant endosse sans aucune hésitation l'engagement du réalisateur de dénoncer les pouvoirs sanguinaires des dictatures militaires.
Bien malin celui qui pourra deviner dans quel pays et à quelle époque se déroule Le Violon. Pourtant, nul besoin d'être un fin connaisseur de l'histoire du continent latino-américain pour comprendre que Vargas décrit une situation trop bien connue au Mexique et dans bon nombre de pays du Sud. Car des soldats sous les ordres de généraux cupides détruisant sans états d'âme des villages de pauvres paysans, voilà une scène tristement familière dans ces contrées, hier comme aujourd'hui.
Ce qui l'est moins, c'est l'ingéniosité du vieux Don Plutarco (Tavira), musicien de la rue pour survivre et sympathisant discret d'une guérilla paysanne auquel participe son fils. Avec son allure fragile et son violon aux cordes fatiguées, il n'inspire aucune crainte aux militaires qui occupent son village, ce qui lui permet de se rendre jusqu'à une cachette d'armes et de munitions. Mais le capitaine, curieux mélomane, veut l'entendre jouer tous les jours, une requête qui force Don Plutarco à multiplier les pirouettes musicales... et les mensonges, ce qui n'est pas sans risques.
Sans effets racoleurs ou larmoyants, puisque Vargas n'en avait ni l'envie ni les moyens, Le Violon illustre le courage d'un homme devant la bêtise de l'oppression. Et si la musique adoucit les moeurs, calme les esprits bornés et échauffés, un peu d'ingéniosité s'avère parfois utile entre deux mouvements... stratégiques.
***
Cinéma / Le Violon Télé-Québec, 23h30
Bien malin celui qui pourra deviner dans quel pays et à quelle époque se déroule Le Violon. Pourtant, nul besoin d'être un fin connaisseur de l'histoire du continent latino-américain pour comprendre que Vargas décrit une situation trop bien connue au Mexique et dans bon nombre de pays du Sud. Car des soldats sous les ordres de généraux cupides détruisant sans états d'âme des villages de pauvres paysans, voilà une scène tristement familière dans ces contrées, hier comme aujourd'hui.
Ce qui l'est moins, c'est l'ingéniosité du vieux Don Plutarco (Tavira), musicien de la rue pour survivre et sympathisant discret d'une guérilla paysanne auquel participe son fils. Avec son allure fragile et son violon aux cordes fatiguées, il n'inspire aucune crainte aux militaires qui occupent son village, ce qui lui permet de se rendre jusqu'à une cachette d'armes et de munitions. Mais le capitaine, curieux mélomane, veut l'entendre jouer tous les jours, une requête qui force Don Plutarco à multiplier les pirouettes musicales... et les mensonges, ce qui n'est pas sans risques.
Sans effets racoleurs ou larmoyants, puisque Vargas n'en avait ni l'envie ni les moyens, Le Violon illustre le courage d'un homme devant la bêtise de l'oppression. Et si la musique adoucit les moeurs, calme les esprits bornés et échauffés, un peu d'ingéniosité s'avère parfois utile entre deux mouvements... stratégiques.
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Cinéma / Le Violon Télé-Québec, 23h30
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