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Service de l'information - Lueur d'espoir à TQS

Des représentants des syndicats des employés de TQS ont repris hier les discussions avec la direction, laissant présager une possible ouverture de la part du nouveau propriétaire de la station, Remstar, vivement critiqué depuis la semaine dernière en raison de son intention d'éliminer le service de l'information. Ces pourparlers se sont déroulés alors que le dossier rebondissait aux Communes, où les partis d'opposition ont demandé au gouvernement d'en faire plus pour tenter de sauver les salles de nouvelles du mouton noir de la télévision.

Très peu d'informations ont filtré de cette rencontre. «Nous sommes dans un processus de négociation», a simplement indiqué hier en fin de journée le président du syndicat de l'information de TQS à Montréal, Luc Bessette. Il n'a pas voulu préciser si Remstar avait évoqué la possibilité de revenir sur sa décision d'abolir le service de l'information et les 270 emplois qui vont avec.

«Tout est sur la table, s'est-il contenté de répéter. On repart à zéro, dans la mesure où rien n'était discuté jusqu'à présent.» C'est donc dire que l'on travaille à rétablir les ponts entre les parties patronale et syndicale. Même silence du côté de Remstar. «On a convenu de ne rien dire», a ainsi laissé tomber son porte-parole, Jean-François LeBrun. «Demain est un autre jour», a-t-il toutefois laissé entendre, sans plus de précision.

C'est la direction de TQS qui a convoqué les représentants des neuf syndicats, à 23 h dimanche soir, pour voir s'il y avait «de l'espace» pour négocier certaines choses. Tant les syndicats affiliés à la Confédération des syndicats nationaux que le syndicat affilié à la Fédération des travailleurs du Québec, à Québec, ont pris part aux échanges qui se déroulaient dans un hôtel de Montréal, a-t-on indiqué de source syndicale. La rencontre a débuté à 15 h 30, pour être ajournée vers 18 h 30. Les pourparlers doivent cependant reprendre aujourd'hui à 10 h, a précisé M. Bessette.

Signe que les discussions semblent porter leurs fruits, il a souligné que l'on devrait en savoir plus dès aujourd'hui, si tout se déroule comme prévu. «On espère être en mesure de faire un point de presse d'ici à la fin de la journée demain [aujourd'hui] pour faire le point sur ce qui s'est discuté», a expliqué Luc Bessette.

Réactions à Ottawa

Les partis d'opposition aux Communes ont demandé hier au gouvernement Harper de s'engager plus activement pour tenter de sauver le service de l'information de TQS. Mais la ministre du Patrimoine, Josée Verner, a refusé d'envoyer au CRTC le «message clair» réclamé par les partis d'opposition.

Le gouvernement conservateur n'a pas joint sa voix hier au concert de protestations de la classe politique québécoise concernant la fermeture de toutes les salles de nouvelles de TQS dès septembre prochain. Talonnée par le Bloc québécois et le NPD lors de la période de questions, la ministre du Patrimoine a soutenu qu'il s'agissait d'une «transaction privée» et qu'il fallait laisser le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) faire son travail. Ce sera à eux de voir si la nouvelle orientation souhaitée par Remstar pour TQS répond aux obligations d'une télévision généraliste. Les audiences pour le renouvellement de la licence doivent débuter dans un mois environ.

«J'ai déjà communiqué par lettre avec le président du CRTC, et ce dernier me tient informée du processus qui sera mis en place. Ainsi, les groupes intéressés peuvent nous faire part de leur point de vue d'ici le 15 mai, et les audiences se tiendront le 2 juin prochain. Je souligne qu'il s'agit d'une transaction privée. Remstar doit présenter son offre aux créanciers», a affirmé Josée Verner.

La ministre a dit «partager la tristesse» des 270 employés qui seront mis à pied dans les prochains mois, mais elle ajoute que le tribunal a avalisé la transaction pour que TQS évite la faillite. «Je crois qu'il faut laisser le CRTC aller au bout de son processus et laisser l'assemblée des créanciers décider du plan d'affaires de Remstar», a-t-elle dit.

Il faut un message clair du gouvernement, dit l'opposition

Les partis d'opposition estiment au contraire qu'il ne s'agit pas d'un dossier d'ordre privé, puisque l'utilisation des ondes est un privilège qui impose des obligations. Même si la diffusion des bulletins de nouvelles ne fait pas partie des conditions d'utilisation de la licence de TQS, cela fait partie des engagements de la chaîne de télévision depuis 2000, font-ils remarquer.

À la Chambre des communes, le député néo-démocrate Thomas Mulcair était furieux. «On dit que c'est juste une petite affaire privée. C'est une honte. On parle ici de culture, de langue, d'information. [...] Au lieu d'écrire des lettres, au lieu de dire que c'est privé, la ministre peut-elle se réveiller et se rendre compte que c'est elle la ministre, et agir?», a-t-il lancé. À sa sortie des Communes, il a ajouté: «Elle est membre du gouvernement. Elle peut présenter des législations. Elle peut agir. Elle peut intervenir devant les tribunaux. Il faut qu'elle envoie un message clair.»

Les mots de la bloquiste Maria Mourani n'étaient pas plus tendres. Selon elle, l'annonce de Remstar la semaine dernière est une «menace pour la diversité de l'information», particulièrement hors de Montréal. «La ministre restera-t-elle impassible, les bras croisés, à regarder passer le train comme elle le fait présentement?», a-t-elle dit.

La ministre Verner juge au contraire que le CRTC, un organisme indépendant, saura trancher. «Les députés tentent en fait de dire que le CRTC n'a ni la compétence ni les responsabilités nécessaires pour tenir des audiences. Il faut laisser le CRTC faire son travail», a-t-elle répliqué.

Le chef du Bloc québécois voudrait que le Parti conservateur présente un mémoire devant le CRTC pour faire pression sur l'organisme, comme son parti entend le faire. «On veut savoir ce qu'elle [la ministre Verner] pense», a soutenu Gilles Duceppe.

De son côté, le député libéral Denis Coderre souhaiterait voir la ministre donner des indications au CRTC sur ce que doit offrir une télévision généraliste. Il suggère de présenter rapidement des balises au CRTC sous la forme d'une orientation ministérielle. «Je trouve que c'est assez pathétique d'avoir un ministre qui n'est pas capable de donner un sens à l'orientation culturelle des choses.»

Mercredi dernier, le nouveau propriétaire de TQS, Remstar, a annoncé la fermeture de ses salles de nouvelles à Montréal et en régions, en septembre. Il compte faire modifier sa licence de chaîne généraliste pour axer davantage sa programmation sur les communautés locales, mais sans salles de nouvelles, en plus d'ajouter des sitcoms, des jeux-questionnaires, des films et des émissions de divertissement.






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  • l poisson
    Inscrit
    mardi 29 avril 2008 03h51
    La ministre a dit «partager la tristesse» des 270 employés
    « La ministre a dit «partager la tristesse» des 270 employés. R.I.P.

    Les larmes de crocodile de la ministre vont causer des inondations au Sahara. Et les crocodiles vont se noyer a force d<en rire aux larmes.

    Bref, la preuve vivante que c<est dangereux de s,endormir dans un salon de bronzage... »

  • andré michaud
    Inscrit
    mardi 29 avril 2008 08h27
    Discussions concrètes ?
    « Les discussions doivent déterminer comment rendre TQS rentable tout en gardant le secteur information.Les employés ont-ils des propositions concrètes ou veulent-ils forcer Remstar dans le statu quo de la non rentabilité? Comme TQS n'a jamais été rentable avec ce statu quo, il faut trouver autre chose ou fermer TQS. Ce sont à ceux qui veulent le maintient de l'information qui doivent fournir des solutions
    de rechange...Si la CSN croit que TQS peut être rentable avec le statu quo qu'elle achète au plus vite TQS et prouve cette prétention! »

  • Claude Archambault
    Inscrit
    mardi 29 avril 2008 09h04
    Pourquoi tant de tapage pour 280 alors qu'il y en a tant d'autre en pire situation
    « L'information à TQS compte pour plus de la moitié du budget total. Si les employés veulent garder leur poste ils n'auront qu'à faire des concessions très radicales. Accepter des coupures de 40% ne me semble pas du tout exagéré à ce stade et dans la main d'oeuvre et dans les salaires et avantages. Voir son salaire couper de 40% n'est pas plaisant, mais le perdre en entier l'est encore moins.

    Car la principale raison de tout ce battage médiatique sur TQS n'est il pas parce que ce sont des journalistes qui sont affecté et que c'est des journalistes qui rapporte la nouvelle. La même journée 1,100 personne dans la région d'Ottawa on perdu leurs emploie chez DELL je cherche encor la nouvelle.... un paragraphe le lendemain et on oublie.... 1000 personne c'est bien plus grave que 280 dont quelque vedette.
    De plus je ne crois pas que le gouvernement doivent intervenir plus dans cette crise que dans d'autre ou l'intervention est plus approprié. Le nouveau TQS a un plan laissons les le réaliser, c'est leur argent après tout.
    Car au Québec n'y a-t-il pas trop de poste de télé en français présentement pour la grosseur du marché ? On est 8,000,000 de téléspectateur potentiel, et si l'on soustrait ceux qui comme moi regarde très peu la télé francophone (je n'aime pas les traductions et la télé réalité) et les anglophone il reste 6,000,000 alors 4 chaines (SRC, TVA, Télé Québec) plus toutes les stations spécialisé cela donne beaucoup de choix.

    Et si on faisait autant de tapage pour les 1100 de DELL qui on perdu leur emploie ?
    Pourtant le choix est facile 1,100 ou 280 ? »

  • normand laporte
    Inscrit
    mardi 29 avril 2008 11h40
    tristesse de Verner
    « J'abonde dans le même sens que poisson.Lâchez pas messieurs de l'opposition.Réveillé Mme Verner afin qu'elle preine ses responsabilitées.C'est bien beau dire je suis triste mais c'est pas fort comme argument. Allez Mme Verner prenez vos responsabilitées.Les gens consernés on besoin d'êtres soutenus.Les québécois vous en seront reconnaissants.
    On bouge »

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