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    CIBL bouge pour stimuler le financement de son déménagement

    La radio communautaire aimerait s'installer dans le bâtiment voisin de la SAT, boulevard Saint-Laurent

    29 avril 2008 |Caroline Montpetit | Médias
    La station de radio communautaire CIBL tenait hier un 5 à 7 dans les locaux de la Société des arts technologiques, boulevard Saint-Laurent, pour stimuler le financement de son projet de déménagement dans le Quartier des spectacles de Montréal.

    CIBL profitait de l'occasion pour lancer des obligations, qui permettront aux personnes intéressées de soutenir le projet de déménagement. Ces obligations sont d'une durée de cinq ans et rapporteront des intérêts de 2,5 %.

    C'est la députée péquiste Louise Harel qui devait acheter hier les premières obligations de CIBL, en son nom personnel, suivie de Simon Brault de Culture Montréal. Ils devaient être accompagnés dans ce geste par Line Beauchamp, ministre de l'Environnement du Québec, de Nancy Neamtam, du chantier d'économie sociale, de Benoit Labonté, maire de l'arrondissement de Ville-Marie, et de plusieurs autres.

    L'organisme souhaite fonder une maison mondiale de la radio communautaire à côté de la Société des arts technologiques. Propriétaire du bâtiment, CIBL louerait ensuite des locaux à l'Association mondiale des radiodiffuseurs communautaires (AMARC) et à l'Association des radios communautaires du Québec. C'est ainsi que l'on verrait apparaître une Maison mondiale de la radiophonie communautaire. L'AMARC, qui a son siège social à Montréal, joue un rôle de soutien politique pour les radios communautaires, notamment dans les pays où la liberté d'expression est menacée.

    Mais il y a loin de la coupe aux lèvres dans ce dossier. Au coût du bâtiment, qui est présentement à vendre pour un million de dollars, s'ajoutent des frais d'équipement, puisque l'équipe de CIBL n'est pas encore passée au mode numérique. Le coût global du projet est donc de 2,7 millions. CIBL a déjà fait une offre d'achat pour le bâtiment, qui a été prolongée à deux reprises, dans l'attente de subventions qui permettraient de réaliser ce projet. La prochaine échéance est le 10 mai prochain.

    Pour se financer, CIBL souhaite obtenir 900 000 $ du ministère de la Culture et des communications, et quelque 600 000 $ à la fois de Montréal, de l'arrondissement Ville-Marie et du gouvernement fédéral. Le reste pourrait venir par exemple de la vente d'obligations, mais aussi des revenus publicitaires de la station, qui ont connu une hausse majeure au cours des quatre dernières années.

    «Québec semble intéressé, mais ils ne veulent pas y aller seuls», disait hier Éric Lefebvre, directeur de CIBL. Québec souhaiterait notamment que CIBL profite également d'un investissement de la Fiducie du chantier de l'économie sociale, qui étudie la demande.

    Présentement, CIBL loge rue Pie IX, près d'Ontario, dans des locaux vétustes. Le toit a déjà coulé sur les consoles, et le plancher de la discothèque menace de s'écrouler, selon Éric Lefebvre. Déjà, CIBL et la Société des arts technologiques travaillent ensemble à de nouveaux projets, l'un étant producteur de contenu, et l'autre étant impliqué dans le développement de nouvelles plates-formes technologiques. Car, on le sait, le visage de la radio a été profondément modifié ces dernières années par la diffusion sur Internet.

    Monique Giroux et Marie-Hélène Lebeau-Taschereau devaient animer la soirée d'hier.












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