À voir à la télévision le jeudi 24 avril - Une pilule, un p'tit granule...
Cinéphiles, soyez prévenus, le journaliste et animateur Paul Arcand n'est pas cinéaste. Son documentaire Québec sur ordonnance en fait douloureusement la preuve à chaque plan. Brouillon, inutilement vindicatif et mal ficelé, il fait montre d'une des pires réalisations qui soient, pire encore que pour son premier film, Les Voleurs d'enfance, pourtant lui aussi bourré de défauts.
Ce qui ne veut pas dire que l'exercice soit dénué de tout intérêt. Au contraire. Au-delà de ses défaillances techniques presque navrantes tant elles sont nombreuses — pensons seulement à ces surimpressions maladroites et à ces mises en scène bancales qui frôlent le ridicule —, Québec sur ordonnance conserve en effet une étonnante force de frappe. Bon an, mal an, le Québécois moyen ingurgite 750 pilules. Ça, c'est sans compter tout ce qu'il achète sans ordonnance à sa pharmacie du coin pour soigner ses petits bobos de tous les jours. Une vraie industrie, avec tout ce qui l'accompagne.
Force est d'admettre, en effet, que tout ne tourne pas rond dans notre Québec surmédicalisé, et Paul Arcand a au moins le courage de poser les bonnes questions, là où ça fait mal. Il n'hésite pas à remettre en doute la relation ambiguë qu'entretiennent les médecins et les représentants d'une industrie pharmaceutique aux mains longues. Et à critiquer vertement notre rapport schizophrénique au médicament. Juste pour cela, l'exercice conserve sa pertinence.
Cinéma / Québec sous ordonnance - Radio-Canada, 20h
Ce qui ne veut pas dire que l'exercice soit dénué de tout intérêt. Au contraire. Au-delà de ses défaillances techniques presque navrantes tant elles sont nombreuses — pensons seulement à ces surimpressions maladroites et à ces mises en scène bancales qui frôlent le ridicule —, Québec sur ordonnance conserve en effet une étonnante force de frappe. Bon an, mal an, le Québécois moyen ingurgite 750 pilules. Ça, c'est sans compter tout ce qu'il achète sans ordonnance à sa pharmacie du coin pour soigner ses petits bobos de tous les jours. Une vraie industrie, avec tout ce qui l'accompagne.
Force est d'admettre, en effet, que tout ne tourne pas rond dans notre Québec surmédicalisé, et Paul Arcand a au moins le courage de poser les bonnes questions, là où ça fait mal. Il n'hésite pas à remettre en doute la relation ambiguë qu'entretiennent les médecins et les représentants d'une industrie pharmaceutique aux mains longues. Et à critiquer vertement notre rapport schizophrénique au médicament. Juste pour cela, l'exercice conserve sa pertinence.
Cinéma / Québec sous ordonnance - Radio-Canada, 20h
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