Quebecor choqué
Les revenus d'abonnement au câble doivent rester au secteur privé, selon Pierre Karl Péladeau
Gatineau — Devant le CRTC, hier, Quebecor s'est dit «choqué» que Radio-Canada demande un accès aux revenus d'abonnement du câble pour ses chaînes de télévision généralistes.
Quebecor revendique un tel accès aux revenus d'abonnement, mais seulement pour les chaînes généralistes privées.
«Comment ne pas être choqué lorsque nous apprenons que la télévision d'État n'en a pas assez et qu'elle réclame maintenant le paiement de redevances pour ses deux chaînes principales, qui s'additionneraient à tous les avantages qui leur ont été consentis?», s'est exclamé le président et chef de la direction de Quebecor, Pierre Karl Péladeau.
Actuellement, seules les chaînes de télévision spécialisées ont accès à ces revenus d'abonnement. Les généralistes veulent avoir accès aux revenus d'abonnement, au nom de l'équité.
«Les généralistes privés font face à la quadrature du cercle: aucune redevance, des revenus publicitaires en constante décroissance et un fardeau réglementaire inchangé. Il ne faut pas se le cacher: l'encadrement réglementaire actuel crée un tel déséquilibre que la situation ne pourra pas tenir longtemps», s'est plaint M. Péladeau au CRTC.
Le président de Quebecor a également fait remarquer que la chaîne d'information continue de Quebecor, LCN, est plus écoutée que RDI, mais touche trois fois moins de redevances. Quebecor croit qu'il est possible que des revenus d'abonnement soient versés aux chaînes généralistes privées, en plus des spécialisées, sans que la facture de l'abonné du câble augmente.
«La facture du câble et du satellite est [si] élevée que de demander aux consommateurs de payer davantage pour ce service, sans proposer de valeur ajoutée, constituerait un encouragement à contourner le système existant», a souligné M. Péladeau.
Il n'a toutefois pas voulu préciser si 1,50 $ par mois par abonné, ou 2,25 $ ou 75 cents, lui paraîtrait acceptable. Il a dit préférer laisser le marché, le client, décider.
Quebecor croit qu'il appartiendra au télédiffuseur de s'asseoir avec le distributeur (câble ou satellite) pour déterminer le «juste prix» pour sa ou ses chaînes de télévision, ainsi que les autres conditions de distribution et d'assemblage.
Dans son mémoire, Quebecor va jusqu'à dire que ce droit d'obtenir un juste prix pour sa chaîne de télévision devrait comprendre le droit «de refuser au distributeur d'offrir sa ou ses chaînes».
En répondant aux questions des conseillers, M. Péladeau s'est toutefois dit d'accord avec un système d'arbitrage, de règlement des différends, qui déterminerait ce juste prix, pour éviter d'en arriver à un refus de distribuer une chaîne.
De façon générale, Quebecor prône dans son mémoire une plus grande déréglementation du secteur, estimant que de nombreux mécanismes protectionnistes sont devenus désuets.
Quebecor, qui exploite notamment le câblodistributeur Vidéotron, le réseau de télévision généraliste TVA et les chaînes spécialisées LCN et le Canal Argent, a recensé pas moins de 520 dispositions réglementaires qui le touchent.
Quebecor revendique un tel accès aux revenus d'abonnement, mais seulement pour les chaînes généralistes privées.
«Comment ne pas être choqué lorsque nous apprenons que la télévision d'État n'en a pas assez et qu'elle réclame maintenant le paiement de redevances pour ses deux chaînes principales, qui s'additionneraient à tous les avantages qui leur ont été consentis?», s'est exclamé le président et chef de la direction de Quebecor, Pierre Karl Péladeau.
Actuellement, seules les chaînes de télévision spécialisées ont accès à ces revenus d'abonnement. Les généralistes veulent avoir accès aux revenus d'abonnement, au nom de l'équité.
«Les généralistes privés font face à la quadrature du cercle: aucune redevance, des revenus publicitaires en constante décroissance et un fardeau réglementaire inchangé. Il ne faut pas se le cacher: l'encadrement réglementaire actuel crée un tel déséquilibre que la situation ne pourra pas tenir longtemps», s'est plaint M. Péladeau au CRTC.
Le président de Quebecor a également fait remarquer que la chaîne d'information continue de Quebecor, LCN, est plus écoutée que RDI, mais touche trois fois moins de redevances. Quebecor croit qu'il est possible que des revenus d'abonnement soient versés aux chaînes généralistes privées, en plus des spécialisées, sans que la facture de l'abonné du câble augmente.
«La facture du câble et du satellite est [si] élevée que de demander aux consommateurs de payer davantage pour ce service, sans proposer de valeur ajoutée, constituerait un encouragement à contourner le système existant», a souligné M. Péladeau.
Il n'a toutefois pas voulu préciser si 1,50 $ par mois par abonné, ou 2,25 $ ou 75 cents, lui paraîtrait acceptable. Il a dit préférer laisser le marché, le client, décider.
Quebecor croit qu'il appartiendra au télédiffuseur de s'asseoir avec le distributeur (câble ou satellite) pour déterminer le «juste prix» pour sa ou ses chaînes de télévision, ainsi que les autres conditions de distribution et d'assemblage.
Dans son mémoire, Quebecor va jusqu'à dire que ce droit d'obtenir un juste prix pour sa chaîne de télévision devrait comprendre le droit «de refuser au distributeur d'offrir sa ou ses chaînes».
En répondant aux questions des conseillers, M. Péladeau s'est toutefois dit d'accord avec un système d'arbitrage, de règlement des différends, qui déterminerait ce juste prix, pour éviter d'en arriver à un refus de distribuer une chaîne.
De façon générale, Quebecor prône dans son mémoire une plus grande déréglementation du secteur, estimant que de nombreux mécanismes protectionnistes sont devenus désuets.
Quebecor, qui exploite notamment le câblodistributeur Vidéotron, le réseau de télévision généraliste TVA et les chaînes spécialisées LCN et le Canal Argent, a recensé pas moins de 520 dispositions réglementaires qui le touchent.
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