samedi 11 février 2012 Dernière mise à jour 01h25
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir

À voir à la télévision le jeudi 10 avril - Québec inc., version Beauchemin

André Lavoie   5 avril 2008  Médias
Son prénom est Émile, mais il insiste fortement pour qu'on l'appelle «monsieur» Émile. Crotté, insolent, gourmand, traînant son chat comme une bouée de sauvetage, ce truculent personnage imaginé par Yves Beauchemin dans son roman le plus célèbre, Le Matou, a pris les traits d'un petit garçon dont le tempérament frondeur ne relevait pas de la composition.

Dans l'adaptation cinématographique de Jean Beaudin, réalisée en 1985 en mode télé et mini-série — une pratique fort coûteuse et depuis longtemps oubliée —, Guillaume Lemay-Thivierge faisait une entrée fracassante au cinéma, grandissant sous nos yeux pour devenir aujourd'hui une vedette omniprésente (Nitro, Les 3 P'tits Cochons, Casino).

Plus qu'une intrigue bien ficelée, mélangeant réalisme et fantastique avec en toile de fond le Montréal des quartiers populaires (et pas encore embourgeoisés... ) traversé par des figures inquiétantes dont on ignore si elles ne sont pas de purs esprits, comme l'inquiétant Egon Ratablavasky, c'est un peu le Québec des années 80 que Beauchemin a esquissé et que Beaudin a transposé à l'écran. Florent (Serge Dupire) et Élise (Monique Spaziani), un charmant petit couple, rêvent de posséder leur propre restaurant, représentant ce fameux Québec inc. qui allait

supposément faire de notre coin de pays un nouvel Eldorado.

Évidemment, ce projet ne peut se construire qu'avec la seule force de leurs bras et le pouvoir de leur imagination. En concluant une entente avec Ratablavasky (Jean Carmet, surprenant), c'est un pacte avec le diable qu'ils vont signer. De là à y voir une métaphore de la crainte de l'Autre, de l'asservissement du peuple canadien-français par des puissances occultes, et bien sûr étrangères, il n'y a qu'un pas que les esprits les plus avisés n'hésiteront pas à franchir. Sinon, pour un divertissement nostalgique — et voir à quel point Lemay-Thivierge a pris du volume! —, Le Matou n'a pas perdu toutes ses griffes.

Cinéma / Le Matou - Artv, 21h
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?

Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
ou Créer un profil
Cet article vous intéresse?
0 réaction
0 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Commenter
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012