À voir à la télévision le dimanche 6 avril - Bébé à vendre
Comment faire preuve de droiture dans un monde qui va tout croche? C'est souvent le défi des personnages des frères Jean-Pierre et Luc Dardenne, ces ex-documentaristes d'origine belge à la feuille de route exemplaire depuis leur passage à la fiction en 1996 avec La Promesse. La même question se pose dans L'Enfant (2005), deuxième Palme d'or du tandem après Rosetta (1999).
Toujours sur fond de décor grisâtre, celui de Liège, les antihéros des Dardenne tentent de survivre à un environnement impitoyable, mais ils n'adoptent pas les mêmes stratégies pour y arriver. En apparence, Bruno (Jérémie Rénier, révélé dans La Promesse et retrouvant ici une innocence que l'on croyait perdue) et Sonia (Deborah François, une belle ingénue) semblent tout à fait complémentaires. Or ce jeune couple vit dans la précarité, ce qui ne serait pas un mal si Sonia, 18 ans, n'avait pas mis au monde son petit Jimmy. Elle s'en occupe comme elle peut, mais Bruno, passant d'un larcin à une magouille, n'a guère la fibre paternelle. Et c'est sans remords de conscience qu'il décide de vendre son poupon, découvrant que certains couples sont prêts à payer cher, très cher, pour satisfaire leur désir d'avoir un enfant.
Peu importe que Bruno ait finalement compris la gravité de son geste, surtout que certaines situations pouvaient laisser croire qu'il avait pris la meilleure décision, en particulier lorsqu'on doit dormir sous un pont pendant l'hiver... Les frères Dardenne posent sur eux, et surtout sur Bruno, le véritable enfant du film, un regard pénétrant, les suivant à la trace avec cette caméra qui traque le moindre geste, la plus petite marque de désespoir. Et elles abondent au sein de cette jeunesse laissée à elle-même, n'ayant que le relativisme moral pour guide. Un constat troublant et inquiétant.
Cinéma / L'Enfant - Télé-Québec, 21h
Toujours sur fond de décor grisâtre, celui de Liège, les antihéros des Dardenne tentent de survivre à un environnement impitoyable, mais ils n'adoptent pas les mêmes stratégies pour y arriver. En apparence, Bruno (Jérémie Rénier, révélé dans La Promesse et retrouvant ici une innocence que l'on croyait perdue) et Sonia (Deborah François, une belle ingénue) semblent tout à fait complémentaires. Or ce jeune couple vit dans la précarité, ce qui ne serait pas un mal si Sonia, 18 ans, n'avait pas mis au monde son petit Jimmy. Elle s'en occupe comme elle peut, mais Bruno, passant d'un larcin à une magouille, n'a guère la fibre paternelle. Et c'est sans remords de conscience qu'il décide de vendre son poupon, découvrant que certains couples sont prêts à payer cher, très cher, pour satisfaire leur désir d'avoir un enfant.
Peu importe que Bruno ait finalement compris la gravité de son geste, surtout que certaines situations pouvaient laisser croire qu'il avait pris la meilleure décision, en particulier lorsqu'on doit dormir sous un pont pendant l'hiver... Les frères Dardenne posent sur eux, et surtout sur Bruno, le véritable enfant du film, un regard pénétrant, les suivant à la trace avec cette caméra qui traque le moindre geste, la plus petite marque de désespoir. Et elles abondent au sein de cette jeunesse laissée à elle-même, n'ayant que le relativisme moral pour guide. Un constat troublant et inquiétant.
Cinéma / L'Enfant - Télé-Québec, 21h
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