À voir à la télévision le vendredi 22 février - Amélie de Scandinavie
Certains acteurs vont interpréter leur plus grand rôle, non pas sur scène, mais dans la vie. C'est le cas d'Anna (Sonja Richter), une comédienne au chômage qui rêve d'interpréter Toinette dans Le Malade imaginaire de Molière mais en est réduite à jouer à la jolie cocotte dans une réclame de poulet.
L'héroïne de Villa paranoïa (2004), du cinéaste danois Erik Clausen, évoque pour plusieurs une jumelle d'Amélie Poulain, mais d'origine scandinave. Il est vrai qu'elle affiche beaucoup de pudeur à flirter avec les garçons et qu'elle sait transformer le quotidien en aventure fabuleuse. Mais Anna peut aussi être particulièrement chiante, n'hésitant pas à bousculer ceux qui se complaisent dans leurs malheurs.
C'est d'ailleurs ce qu'elle fera avec un vieillard dont elle a la garde, un boulet qu'elle accepte faute de travail comme actrice. Jorgen (Clausen, aussi devant la caméra), l'éleveur de poulets qui a misé gros sur la campagne publicitaire, demande à Anna de veiller sur son pauvre père (Frits Helmuth, une magnifique sale gueule à la Orson Welles), impotent, muet et détestable. Elle viendra à bout de ses résistances, découvrant que sa maladie, en partie «imaginaire», cache des drames familiaux qui affectent autant le père que le fils, désespérant de se trouver une compagne pour soulager son immense solitude.
Comédienne ratée? Anna décide de s'octroyer tous les rôles, d'en inventer lorsqu'elle croit que la situation l'exige — braqueuse de banque ou épouse sortie d'outre-tombe, rien ne l'arrête —, et sa présence dans cette famille tristounette va dissiper peu à peu la paranoïa qui s'y est installée... Elle est véritablement la vedette incontestée de ce film plein de fantaisie
et parfois d'une grande férocité envers l'âme danoise, pas toujours très souriante.
Cinéma / Villa Paranoïa - Télé-Québec, 23h30
L'héroïne de Villa paranoïa (2004), du cinéaste danois Erik Clausen, évoque pour plusieurs une jumelle d'Amélie Poulain, mais d'origine scandinave. Il est vrai qu'elle affiche beaucoup de pudeur à flirter avec les garçons et qu'elle sait transformer le quotidien en aventure fabuleuse. Mais Anna peut aussi être particulièrement chiante, n'hésitant pas à bousculer ceux qui se complaisent dans leurs malheurs.
C'est d'ailleurs ce qu'elle fera avec un vieillard dont elle a la garde, un boulet qu'elle accepte faute de travail comme actrice. Jorgen (Clausen, aussi devant la caméra), l'éleveur de poulets qui a misé gros sur la campagne publicitaire, demande à Anna de veiller sur son pauvre père (Frits Helmuth, une magnifique sale gueule à la Orson Welles), impotent, muet et détestable. Elle viendra à bout de ses résistances, découvrant que sa maladie, en partie «imaginaire», cache des drames familiaux qui affectent autant le père que le fils, désespérant de se trouver une compagne pour soulager son immense solitude.
Comédienne ratée? Anna décide de s'octroyer tous les rôles, d'en inventer lorsqu'elle croit que la situation l'exige — braqueuse de banque ou épouse sortie d'outre-tombe, rien ne l'arrête —, et sa présence dans cette famille tristounette va dissiper peu à peu la paranoïa qui s'y est installée... Elle est véritablement la vedette incontestée de ce film plein de fantaisie
et parfois d'une grande férocité envers l'âme danoise, pas toujours très souriante.
Cinéma / Villa Paranoïa - Télé-Québec, 23h30
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