À voir à la télévision le samedi 16 février - La guerre, une bonne raison pour se faire mal
Si un Oscar était décerné aux «high concept movies», nul doute qu'Andrew Niccol l'aurait remporté à tout coup, autant pour Simone (2001) que pour Gattaca (1997). Dans Le Seigneur de guerre (2005), il ne décevra pas ses admirateurs, posant cette fois ses deux pieds sur terre. Or on devrait plutôt dire qu'il patauge dans la boue, le sang, la chair déchiquetée, bref, dans une réalité qui éclabousse nos écrans de télévision.
Son héros, Yuri Orlov (Nicolas Cage, époustouflant du début à la fin), éprouve quelques remords à exercer son métier peu banal, celui de trafiquant d'armes, mais son parcours, qu'il commente avec la fébrilité d'un analyste sportif, n'a rien d'un chemin de croix. Et dans une narration qui tapisse tout le film, les réflexions ironiques ne manquent pas pour souligner à quel point on aurait tort de départager ce monde entre bons et méchants. Ce que Niccol se garde bien de faire.
Dans ce stupéfiant conte moral qui s'éparpille aux quatre coins du monde (tout a été tourné à New York, en Afrique du Sud et en République tchèque) et refait, en accéléré, l'histoire des deux dernières décennies du XXe siècle, Yuri Orlov en constitue le coeur. Cet Américain d'origine ukrainienne, qui a grandi dans le quartier de Little Odessa à New York, a vu la mafia russe à l'oeuvre. Survivant à une fusillade, il ne veut plus suivre les traces de ses parents, honnêtes propriétaires d'un petit restaurant. Il vendra des armes, car c'est la seule chose qu'il apprend à faire, et à bien faire, auprès des pires dictateurs africains, d'anciens colonels de l'armée russe acculés à la faillite à la suite de la chute du Mur, ou encore des narcotrafiquants de l'Amérique centrale. Pour le seconder, il entraîne son frère cadet Vitaly (Jared Leto), qui préférera la cocaïne aux armes à feu. Mais un agent d'Interpol (Ethan Hawke) est bien déterminé à mettre fin à sa carrière et, par ricochet, à une aberration bien de notre époque: il y aurait une arme pour 12 habitants sur cette planète...
Cinéma / Le Seigneur de guerre - TVA, 21h45
Son héros, Yuri Orlov (Nicolas Cage, époustouflant du début à la fin), éprouve quelques remords à exercer son métier peu banal, celui de trafiquant d'armes, mais son parcours, qu'il commente avec la fébrilité d'un analyste sportif, n'a rien d'un chemin de croix. Et dans une narration qui tapisse tout le film, les réflexions ironiques ne manquent pas pour souligner à quel point on aurait tort de départager ce monde entre bons et méchants. Ce que Niccol se garde bien de faire.
Dans ce stupéfiant conte moral qui s'éparpille aux quatre coins du monde (tout a été tourné à New York, en Afrique du Sud et en République tchèque) et refait, en accéléré, l'histoire des deux dernières décennies du XXe siècle, Yuri Orlov en constitue le coeur. Cet Américain d'origine ukrainienne, qui a grandi dans le quartier de Little Odessa à New York, a vu la mafia russe à l'oeuvre. Survivant à une fusillade, il ne veut plus suivre les traces de ses parents, honnêtes propriétaires d'un petit restaurant. Il vendra des armes, car c'est la seule chose qu'il apprend à faire, et à bien faire, auprès des pires dictateurs africains, d'anciens colonels de l'armée russe acculés à la faillite à la suite de la chute du Mur, ou encore des narcotrafiquants de l'Amérique centrale. Pour le seconder, il entraîne son frère cadet Vitaly (Jared Leto), qui préférera la cocaïne aux armes à feu. Mais un agent d'Interpol (Ethan Hawke) est bien déterminé à mettre fin à sa carrière et, par ricochet, à une aberration bien de notre époque: il y aurait une arme pour 12 habitants sur cette planète...
Cinéma / Le Seigneur de guerre - TVA, 21h45
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