La disparition de TQS inquiète
L'UDA craint que le marché ne soit dominé par un seul grand groupe privé en matière de télévision généraliste
L'avenir de TQS suscite de plus en plus d'inquiétude, alors qu'un acheteur potentiel doit absolument se manifester d'ici la fin de la semaine pour éviter la faillite de la chaîne. Hier, tant l'Union des Artistes (UDA) que le Conseil des directeurs médias du Québec ont plaidé pour le maintien de TQS dans le paysage télévisuel québécois.
Pour l'UDA, «TQS est essentielle dans le paysage audiovisuel québécois, et sa disparition créerait un tort irréparable dans le secteur télévisuel; un déséquilibre que nul autre joueur ne serait en mesure de compenser».
En fait, sans nommer Quebecor, l'UDA craint au plus haut point que le marché soit dominé par un seul grand groupe privé en matière de télévision généraliste. «Nous ne pouvons laisser tant de pouvoir à un seul joueur privé», déclare l'organisme, en faisant valoir que «la présence croissante des services spécialisés ne pourrait combler le vide laissé par la disparition de TQS.»
Pour sa part, le Conseil des directeurs médias, qui regroupe les grandes agences de placement média, souhaite que la fermeture soit évitée afin de «conserver une troisième option viable et concurrentielle» pour la télévision traditionnelle.
Hausse des tarifs publicitaires en vue
Le Conseil craint particulièrement une hausse des tarifs publicitaires si TQS disparaissait. «La disparition de TQS et de son répertoire commercial se traduirait par une perte de disponibilités dans notre marché, par des coûts d'achat plus élevés chez les autres diffuseurs», expliquait hier la présidente de l'organisme, Sylvie La Salle. «La hausse des coûts de publicité pourrait être d'au moins 10 à 15 %, ajoute-t-elle. TQS permet de varier les approches publicitaires et, dans ce domaine, la compétition, c'est toujours gagnant.»
Autre intervention publique intéressante, celle d'André Provencher, le président de La Presse Télé qui a fait partie de la direction de TVA pendant 12 ans. Dans un texte publié dans La Presse dimanche, André Provencher estime que la disparition de TQS «serait un échec déplorable. TQS incarne la différence, la diversité et l'indépendance. L'audiovisuel québécois et canadien en a besoin pour remplir sa mission».
André Provencher remarque que le réseau a souffert des décisions «inconstantes et souvent erratiques de ses dirigeants», mais il suffirait d'un nouvel actionnaire «plus inspiré, soutient-il, davantage imaginatif et persévérant, pour que l'avenir de TQS s'illumine».
La Presse Télé et le Groupe Gesca ont toujours soutenu, ces dernières semaines, qu'ils n'étaient pas désireux d'acheter TQS. Pour sa part, le groupe Astral, très actif dans les chaînes spécialisés, a fait savoir hier, par la voix du président du conseil André Bureau, qu'il n'était pas preneur pour TQS. «Ce n'est pas dans notre secteur, on n'a pas d'expertise particulière dans ce domaine-là» a déclaré André Bureau hier à l'occasion d'une conférence de presse.
Pour l'UDA, «TQS est essentielle dans le paysage audiovisuel québécois, et sa disparition créerait un tort irréparable dans le secteur télévisuel; un déséquilibre que nul autre joueur ne serait en mesure de compenser».
En fait, sans nommer Quebecor, l'UDA craint au plus haut point que le marché soit dominé par un seul grand groupe privé en matière de télévision généraliste. «Nous ne pouvons laisser tant de pouvoir à un seul joueur privé», déclare l'organisme, en faisant valoir que «la présence croissante des services spécialisés ne pourrait combler le vide laissé par la disparition de TQS.»
Pour sa part, le Conseil des directeurs médias, qui regroupe les grandes agences de placement média, souhaite que la fermeture soit évitée afin de «conserver une troisième option viable et concurrentielle» pour la télévision traditionnelle.
Hausse des tarifs publicitaires en vue
Le Conseil craint particulièrement une hausse des tarifs publicitaires si TQS disparaissait. «La disparition de TQS et de son répertoire commercial se traduirait par une perte de disponibilités dans notre marché, par des coûts d'achat plus élevés chez les autres diffuseurs», expliquait hier la présidente de l'organisme, Sylvie La Salle. «La hausse des coûts de publicité pourrait être d'au moins 10 à 15 %, ajoute-t-elle. TQS permet de varier les approches publicitaires et, dans ce domaine, la compétition, c'est toujours gagnant.»
Autre intervention publique intéressante, celle d'André Provencher, le président de La Presse Télé qui a fait partie de la direction de TVA pendant 12 ans. Dans un texte publié dans La Presse dimanche, André Provencher estime que la disparition de TQS «serait un échec déplorable. TQS incarne la différence, la diversité et l'indépendance. L'audiovisuel québécois et canadien en a besoin pour remplir sa mission».
André Provencher remarque que le réseau a souffert des décisions «inconstantes et souvent erratiques de ses dirigeants», mais il suffirait d'un nouvel actionnaire «plus inspiré, soutient-il, davantage imaginatif et persévérant, pour que l'avenir de TQS s'illumine».
La Presse Télé et le Groupe Gesca ont toujours soutenu, ces dernières semaines, qu'ils n'étaient pas désireux d'acheter TQS. Pour sa part, le groupe Astral, très actif dans les chaînes spécialisés, a fait savoir hier, par la voix du président du conseil André Bureau, qu'il n'était pas preneur pour TQS. «Ce n'est pas dans notre secteur, on n'a pas d'expertise particulière dans ce domaine-là» a déclaré André Bureau hier à l'occasion d'une conférence de presse.
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