À voir à la télévision le vendredi 18 janvier - Le premier testament
Ingmar Bergman était à l'aube de la quarantaine lorsqu'il tourna Les Fraises sauvages (1957). Tous ses films précédents (dont La Soif ou L'Attente des femmes) avaient déjà exploré les thèmes qui trouveront un véritable aboutissement dans ce premier grand chef-d'oeuvre du maître suédois: l'enfer conjugal, la peur de la mort, la solitude, l'existence de Dieu. Porté par un souffle créateur peu commun, il allait réaliser, la même année, un autre film qui lui assurerait aussitôt une place unique dans l'histoire du cinéma: Le Septième Sceau.
Dans un geste de mansuétude et de filiation cinématographique pour celui qui l'avait soutenu au début de sa carrière, Ingmar Bergman donnera à l'acteur et cinéaste Victor Sjöström son dernier rôle, lui qui fut l'un des pères du cinéma suédois au début du XXe siècle. Sa présence dans ce film admirable allait conclure une carrière exceptionnelle, qui ne fut pas exempte d'échecs et de revers de fortune.
Du haut de ses 79 ans, Sjöström incarne avec dignité le professeur Isak Borg, un homme aux capacités intellectuelles remarquables et aux qualités humaines discutables, du moins pour certains. Craignant l'avion, il part en voiture vers une petite ville universitaire où il doit recevoir un prix prestigieux. Sa bru Marianne (Ingrid Thulin) décide de l'accompagner et ne manque pas de lui rappeler à quel point son époux ressemble à son triste père. Le voyage devient une suite de rencontres, parfois touchantes et parfois exaspérantes, l'occasion aussi pour le vieil homme de revoir des pans entiers de sa vie, et surtout de sa jeunesse, troublé qu'il est par la vision de sa jeune cousine Sara (Bibi Andersson), celle qu'il avait voulu épouser autrefois.
Les Fraises sauvages affiche le ton d'un «film testamentaire»; pourtant, Bergman en signera beaucoup d'autres, tout aussi éblouissants... et souvent pessimistes.
Cinéma / Les Fraises sauvages - Télé-Québec, 23h30
Dans un geste de mansuétude et de filiation cinématographique pour celui qui l'avait soutenu au début de sa carrière, Ingmar Bergman donnera à l'acteur et cinéaste Victor Sjöström son dernier rôle, lui qui fut l'un des pères du cinéma suédois au début du XXe siècle. Sa présence dans ce film admirable allait conclure une carrière exceptionnelle, qui ne fut pas exempte d'échecs et de revers de fortune.
Du haut de ses 79 ans, Sjöström incarne avec dignité le professeur Isak Borg, un homme aux capacités intellectuelles remarquables et aux qualités humaines discutables, du moins pour certains. Craignant l'avion, il part en voiture vers une petite ville universitaire où il doit recevoir un prix prestigieux. Sa bru Marianne (Ingrid Thulin) décide de l'accompagner et ne manque pas de lui rappeler à quel point son époux ressemble à son triste père. Le voyage devient une suite de rencontres, parfois touchantes et parfois exaspérantes, l'occasion aussi pour le vieil homme de revoir des pans entiers de sa vie, et surtout de sa jeunesse, troublé qu'il est par la vision de sa jeune cousine Sara (Bibi Andersson), celle qu'il avait voulu épouser autrefois.
Les Fraises sauvages affiche le ton d'un «film testamentaire»; pourtant, Bergman en signera beaucoup d'autres, tout aussi éblouissants... et souvent pessimistes.
Cinéma / Les Fraises sauvages - Télé-Québec, 23h30
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