À voir à la télévision le mercredi 16 janvier - Provence, mode d'emploi
Lors d'un matin d'embouteillage, de métro en panne ou d'autobus bondé, qui n'a pas rêvé de fuir le macadam pour profiter, longtemps, de l'air frais de la campagne? Les cinéastes, surtout depuis les années 1970, s'amusent à dépeindre le choc des citadins poussés par la naïveté vers les grands espaces, rarement épargnés par la bêtise, la médisance... et le stress, celui qu'ils croyaient fuir à jamais.
C'est cette insouciance que le cinéaste français Claude Duty pointe dans Bienvenue au gîte (2003), scrutant avec un plaisir féroce la désintégration d'un couple de Parisiens trentenaires, les nouveaux propriétaires d'une auberge en Provence. Le paysage est enchanteur, mais la maison ressemble à une pochette d'un vieux 33 tours de Julos Beaucarne, fréquentée par des voyageurs qui connaissent les vertus de la simplicité volontaire. Pour l'hystérique Caroline (Marina Foïs), le choc du calme est brutal tandis que son copain Bertrand (Philippe Harel) découvre peu à peu les charmes discrets des environs, adoptant le rythme des gens du Sud. Déterminée à faire de son gîte un endroit chic et incontournable, Caroline ne ménage pas ses efforts, en plus de s'impliquer dans l'organisation d'une fête médiévale où elle régnera en véritable dictatrice... parisienne.
Même si d'autres variations sur le même thème affichaient plus de nuances et de sensibilité (comme La Vraie Nature de Bernadette, de Gilles Carle, et Une hirondelle a fait le printemps, de Christian Carion), Bienvenue au gîte devrait ravir les amoureux de la Provence et ceux qui ne craignent pas les clichés. Car Claude Duty n'épargne personne, autant les pauvres urbains que les sympathiques provinciaux, sans oublier la clientèle gaie d'un établissement concurrent à la décoration inspirée d'un péplum italien... Il y en a ainsi pour tous les goûts dans ce paradis perdu: un havre de paix pour certains, un mirage pour d'autres.
Cinéma / Bienvenue au gîte - TV5, 20h
C'est cette insouciance que le cinéaste français Claude Duty pointe dans Bienvenue au gîte (2003), scrutant avec un plaisir féroce la désintégration d'un couple de Parisiens trentenaires, les nouveaux propriétaires d'une auberge en Provence. Le paysage est enchanteur, mais la maison ressemble à une pochette d'un vieux 33 tours de Julos Beaucarne, fréquentée par des voyageurs qui connaissent les vertus de la simplicité volontaire. Pour l'hystérique Caroline (Marina Foïs), le choc du calme est brutal tandis que son copain Bertrand (Philippe Harel) découvre peu à peu les charmes discrets des environs, adoptant le rythme des gens du Sud. Déterminée à faire de son gîte un endroit chic et incontournable, Caroline ne ménage pas ses efforts, en plus de s'impliquer dans l'organisation d'une fête médiévale où elle régnera en véritable dictatrice... parisienne.
Même si d'autres variations sur le même thème affichaient plus de nuances et de sensibilité (comme La Vraie Nature de Bernadette, de Gilles Carle, et Une hirondelle a fait le printemps, de Christian Carion), Bienvenue au gîte devrait ravir les amoureux de la Provence et ceux qui ne craignent pas les clichés. Car Claude Duty n'épargne personne, autant les pauvres urbains que les sympathiques provinciaux, sans oublier la clientèle gaie d'un établissement concurrent à la décoration inspirée d'un péplum italien... Il y en a ainsi pour tous les goûts dans ce paradis perdu: un havre de paix pour certains, un mirage pour d'autres.
Cinéma / Bienvenue au gîte - TV5, 20h
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