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Murdoch dicte la ligne éditoriale de ses tabloïds

26 novembre 2007  Médias
Londres — Le magnat des médias Rupert Murdoch reconnaît disposer du «contrôle éditorial» sur les tabloïds britanniques de son groupe News Corp, mais dit ne pas interférer sur la ligne du Times ou de la chaîne de télévision Sky News, selon une enquête parlementaire publiée vendredi soir.

«Il fait la distinction entre [les journaux de référence] The Times et le Sunday Times et [les tabloïds] The Sun et News of the World».

Pour The Sun, journal britannique le plus populaire, et News of the World «il a expliqué être un "propriétaire traditionnel" qui exerce un contrôle éditorial sur les grandes questions, comme quel parti soutenir lors des élections ou la ligne politique sur l'Europe», écrivent les membres de la commission des médias de la Chambre des Lords britannique.

Mais M. Murdoch «dit que la loi l'empêchait de diriger les rédacteurs en chef du Times et du Sunday Times».

«Le comité d'indépendance du journal existe pour s'assurer qu'il ne peut interférer et il ne dit jamais "faites ceci ou cela" même s'il demande souvent "que faites vous?"», selon les minutes de cette enquête.

Les parlementaires expliquent que M. Murdoch fait la même distinction entre le tabloïd américain New York Post et le quotidien économique Wall Street Journal, dont News Corp a récemment pris le contrôle en s'offrant le groupe d'informations financières Dow Jones.

Le magnat des médias pense cependant que la chaîne britannique d'information continue Sky News «serait plus populaire si elle était plus comme Fox News Channel», une chaîne américaine au soutien affiché au gouvernement Bush, en étant «une vraie alternative à la BBC», relèvent les parlementaires.

M. Murdoch a estimé que Sky News pourrait «devenir plus comme Fox sans changement des règles de l'impartialité en Grande-Bretagne», mais en réalisant par exemple des «progrès dans la présentation».

L'acquisition en août du Wall Street Journal par News Corp, géant mondial des médias qui détient 175 titres dans le monde, ainsi que les chaînes Fox News aux États-Unis et le groupe BSkyB en Grande-Bretagne, avait suscité des craintes sur l'indépendance du journal de référence américain.






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