Début des audiences du CRTC - La CSN et la FTQ veulent un frein à la convergence des médias
17 septembre 2007
Médias
La CSN et la FTQ se disent inquiètes de l'impact de la concentration de la propriété des médias au Canada et de la convergence sur la qualité, la diversité et l'intégrité de l'information.
Alors que s'amorcent aujourd'hui les audiences publiques du Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes sur la diversité des voix dans le système canadien de radiodiffusion, la Confédération des syndicats nationaux et la Fédération des travailleurs du Québec feront valoir la nécessité d'une intervention de la part du conseil et du gouvernement afin que l'intérêt public ait préséance sur les intérêts commerciaux en ce qui a trait aux fusions et transactions dans les médias.
Pour la CSN, qui représente 7000 travailleurs de l'information au Québec par l'entremise de la Fédération nationale des communications, le mode de propriété des médias affecte les décisions relatives à la couverture journalistique et, par le fait même, l'intégrité de l'information. Selon elle, la convergence vise le coût zéro, ce qui signifie qu'une ressource journalistique habituellement chargée d'alimenter un média doit maintenant le faire à la fois pour la radio, la télévision, l'Internet et le journal.
Du côté du Conseil provincial du secteur des communications du SCFP, affilié à la FTQ, le président, Jean Chabot, qui représente quelque 7000 travailleurs dans le secteur des communications, souligne que le phénomène de convergence qui s'accélère depuis quelques années a provoqué une concentration dans le secteur des communications qui est inégalée dans le monde industrialisé. Il affirme qu'aux États-Unis ou en France, il serait impossible pour une entreprise de posséder autant de médias dans un même marché. Ici, tout est permis et c'est la logique marchande qui prend le pas sur l'intérêt public.
Les deux syndicats estiment que le CRTC doit revoir ses règles de fonctionnement sur le sujet.
Absence d'exigences
Pour la CSN et la FNC, l'absence d'exigences du CRTC en matière d'information locale et régionale ne contribue pas à améliorer la situation. La présidente de la FNC, Chantale Larouche, estime même qu'il est nécessaire que tous les médias écrits et électroniques de même que les nouveaux médias soient liés par une obligation d'assurer la diversité et l'intégrité de l'information.
Par ailleurs, la CSN croit que le CRTC devrait également fixer des conditions de licence prévoyant l'augmentation du nombre d'heures de programmation locale et régionale pour les stations de radio et de télévision propriétés de groupes de médias.
À la FTQ, on estime que les règlements existants sont devenus caducs, le système de contrôle désuet et que le CRTC doit se moderniser et rattraper son retard. Dans ce combat de géants, l'éthique journalistique et le professionnalisme des artisans de l'information sont trop souvent relégués au second plan. De plus, la répétition ad nauseam d'une même nouvelle sur plusieurs plates-formes réduit l'offre d'information aux citoyens et mine la santé démocratique de notre société.
Alors que s'amorcent aujourd'hui les audiences publiques du Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes sur la diversité des voix dans le système canadien de radiodiffusion, la Confédération des syndicats nationaux et la Fédération des travailleurs du Québec feront valoir la nécessité d'une intervention de la part du conseil et du gouvernement afin que l'intérêt public ait préséance sur les intérêts commerciaux en ce qui a trait aux fusions et transactions dans les médias.
Pour la CSN, qui représente 7000 travailleurs de l'information au Québec par l'entremise de la Fédération nationale des communications, le mode de propriété des médias affecte les décisions relatives à la couverture journalistique et, par le fait même, l'intégrité de l'information. Selon elle, la convergence vise le coût zéro, ce qui signifie qu'une ressource journalistique habituellement chargée d'alimenter un média doit maintenant le faire à la fois pour la radio, la télévision, l'Internet et le journal.
Du côté du Conseil provincial du secteur des communications du SCFP, affilié à la FTQ, le président, Jean Chabot, qui représente quelque 7000 travailleurs dans le secteur des communications, souligne que le phénomène de convergence qui s'accélère depuis quelques années a provoqué une concentration dans le secteur des communications qui est inégalée dans le monde industrialisé. Il affirme qu'aux États-Unis ou en France, il serait impossible pour une entreprise de posséder autant de médias dans un même marché. Ici, tout est permis et c'est la logique marchande qui prend le pas sur l'intérêt public.
Les deux syndicats estiment que le CRTC doit revoir ses règles de fonctionnement sur le sujet.
Absence d'exigences
Pour la CSN et la FNC, l'absence d'exigences du CRTC en matière d'information locale et régionale ne contribue pas à améliorer la situation. La présidente de la FNC, Chantale Larouche, estime même qu'il est nécessaire que tous les médias écrits et électroniques de même que les nouveaux médias soient liés par une obligation d'assurer la diversité et l'intégrité de l'information.
Par ailleurs, la CSN croit que le CRTC devrait également fixer des conditions de licence prévoyant l'augmentation du nombre d'heures de programmation locale et régionale pour les stations de radio et de télévision propriétés de groupes de médias.
À la FTQ, on estime que les règlements existants sont devenus caducs, le système de contrôle désuet et que le CRTC doit se moderniser et rattraper son retard. Dans ce combat de géants, l'éthique journalistique et le professionnalisme des artisans de l'information sont trop souvent relégués au second plan. De plus, la répétition ad nauseam d'une même nouvelle sur plusieurs plates-formes réduit l'offre d'information aux citoyens et mine la santé démocratique de notre société.
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