Couverture médiatique en Afghanistan - Radio-Canada rejette les accusations de partialité et de propagande
Photo : Jacques Grenier
Alain Saulnier
Dans une lettre publiée ce matin dans les médias (dont Le Devoir en page A 6), la direction de l'information de Radio-Canada rejette toutes les accusations de partialité et de propagande concernant sa couverture de l'Afghanistan.
Ces derniers jours, un regroupement de cinq organismes pacifistes déposait une plainte auprès de l'ombudsman de Radio-Canada, accusant la télévision publique de présenter des informations «non objectives, incomplètes, biaisées et profondément déséquilibrées» dans sa couverture de la guerre. Les organismes soutiennent que seule la position gouvernementale est couverte de façon systématique par Radio-Canada.
Cette critique survient alors que le chef d'antenne Bernard Derome se trouve à Kandahar. Une journaliste du Globe and Mail avait d'ailleurs critiqué la semaine dernière l'accueil réservé par les militaires à M. Derome. On avait, entre autres, offert un barbecue en son honneur et fait un tour de la province en hélicoptère avec le brigadier-général Guy Laroche.
Dans sa lettre publiée ce matin, le directeur de l'information de Radio-Canada, Alain Saulnier, défend l'intégrité de son service en rappelant que, depuis 2001, les journalistes de Radio-Canada «ont pris des risques énormes» pour rencontrer les Afghans chez eux et produire des reportages sur une foule de sujets. Laisser entendre que Radio-Canada ne donne pas l'antenne aux critiques est un «mensonge», ajoute-t-il, en faisant valoir que les partis d'opposition ont été entendus plusieurs fois sur le sujet. Aussi, le documentaire de lundi dernier de Jean-François Lépine sur les dessous de l'engagement militaire du Canada était loin d'être complaisant, dit-il. De plus, laisser entendre que les journalistes expérimentés et aguerris qui se sont rendus sur le terrain «ne sont que des naïfs qui se laissent manipuler par les relationnistes de l'armée est une absurdité», ajoute-t-il.
Alain Saulnier fait également valoir que «nous couvrons l'armée parce qu'une information complète doit aussi s'intéresser à cet aspect de l'engagement canadien».
Preuve qu'on ne peut satisfaire tout le monde, Alain Saulnier mentionne «les autres critiques» que Radio-Canada reçoit, qui souhaitent que la chaîne cesse de couvrir les craintes des soldats ou de leurs familles «pour ne parler que des aspects positifs de la mission».
Bref, Radio-Canada est maintenant dans l'oeil du cyclone, alors que l'engagement militaire en Afghanistan suscite de plus en plus de passions dans la population. Si l'on se fie à la lettre de la direction de l'information, la télévision publique entend aussi se battre pour préserver sa réputation.
Ces derniers jours, un regroupement de cinq organismes pacifistes déposait une plainte auprès de l'ombudsman de Radio-Canada, accusant la télévision publique de présenter des informations «non objectives, incomplètes, biaisées et profondément déséquilibrées» dans sa couverture de la guerre. Les organismes soutiennent que seule la position gouvernementale est couverte de façon systématique par Radio-Canada.
Cette critique survient alors que le chef d'antenne Bernard Derome se trouve à Kandahar. Une journaliste du Globe and Mail avait d'ailleurs critiqué la semaine dernière l'accueil réservé par les militaires à M. Derome. On avait, entre autres, offert un barbecue en son honneur et fait un tour de la province en hélicoptère avec le brigadier-général Guy Laroche.
Dans sa lettre publiée ce matin, le directeur de l'information de Radio-Canada, Alain Saulnier, défend l'intégrité de son service en rappelant que, depuis 2001, les journalistes de Radio-Canada «ont pris des risques énormes» pour rencontrer les Afghans chez eux et produire des reportages sur une foule de sujets. Laisser entendre que Radio-Canada ne donne pas l'antenne aux critiques est un «mensonge», ajoute-t-il, en faisant valoir que les partis d'opposition ont été entendus plusieurs fois sur le sujet. Aussi, le documentaire de lundi dernier de Jean-François Lépine sur les dessous de l'engagement militaire du Canada était loin d'être complaisant, dit-il. De plus, laisser entendre que les journalistes expérimentés et aguerris qui se sont rendus sur le terrain «ne sont que des naïfs qui se laissent manipuler par les relationnistes de l'armée est une absurdité», ajoute-t-il.
Alain Saulnier fait également valoir que «nous couvrons l'armée parce qu'une information complète doit aussi s'intéresser à cet aspect de l'engagement canadien».
Preuve qu'on ne peut satisfaire tout le monde, Alain Saulnier mentionne «les autres critiques» que Radio-Canada reçoit, qui souhaitent que la chaîne cesse de couvrir les craintes des soldats ou de leurs familles «pour ne parler que des aspects positifs de la mission».
Bref, Radio-Canada est maintenant dans l'oeil du cyclone, alors que l'engagement militaire en Afghanistan suscite de plus en plus de passions dans la population. Si l'on se fie à la lettre de la direction de l'information, la télévision publique entend aussi se battre pour préserver sa réputation.
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