Afghanistan: Ottawa change de stratégie avec les médias
5 septembre 2007
Médias
Ottawa — Plus de cinq ans après l'envoi de troupes en Afghanistan, des hauts fonctionnaires fédéraux ont rencontré la presse hier afin de faire le point pour la première fois sur la très controversée mission militaire, diplomatique et humanitaire en Asie centrale que le gouvernement conservateur tente de mieux «vendre» aux électeurs.
La réunion, qui a eu lieu hier matin à Ottawa, réunissait des représentants de la défense, du service extérieur et de l'Agence canadienne de développement international (ACDI). L'ambassadeur en Afghanistan, Arif Lalani, a aussi participé à la séance par téléphone, à partir de Kaboul.
Le ministère des Affaires étrangères a indiqué que de telles rencontres auraient désormais lieu tous les mois. L'objectif avoué du gouvernement est de permettre aux journalistes et à la population de mieux mesurer les progrès accomplis en Asie centrale par la coalition internationale dont le Canada fait partie.
Car progrès il y a bel et bien, ont assuré les hauts fonctionnaires. En poste depuis quatre mois dans la capitale afghane, Arif Lalani dit avoir constaté beaucoup de changements dans la région depuis qu'il y a mis les pieds pour la première fois, en 2003.
Des améliorations notables ont entre autres eu lieu «dans les secteurs qui comptent», comme la gouvernance, le développement économique, la sécurité et la police, a-t-il insisté.
De l'avis du diplomate, c'est la faute aux médias si les Canadiens ne s'en rendent pas compte. «Qu'on en parle ou pas, la réalité, c'est qu'on fait des progrès, et les gens qui en sont responsables le constatent tous les jours», a-t-il souligné.
D'après les fonctionnaires présents hier, le Canada a ainsi contribué à creuser 1000 puits depuis le mois de mai, en plus de participer à la réparation ou à la construction de quelque 650 kilomètres de route.
Les contribuables canadiens financent le système scolaire et offrent de l'aide alimentaire d'urgence à des dizaines de milliers de personnes, en collaboration avec le Programme alimentaire mondial de l'ONU.
À l'instar des autres responsables de la mission, M. Lalani reconnaît toutefois qu'il reste énormément de travail à faire et que le Canada, qui est l'un des leaders de la mission internationale en Asie du Sud, devra sans doute faire d'autres sacrifices.
Depuis 2002, le Canada a perdu 70 militaires et un diplomate en Afghanistan. «Mais l'investissement dans le futur des Afghans ici, c'est un investissement dans notre sécurité aussi, avec 60 nations et organisations», a rappelé l'ambassadeur.
En plus de son rôle militaire dans la province de Kandahar, le Canada participe à l'entraînement de l'armée afghane ainsi qu'à la formation d'avocats, de juges et de policiers locaux.
La réunion, qui a eu lieu hier matin à Ottawa, réunissait des représentants de la défense, du service extérieur et de l'Agence canadienne de développement international (ACDI). L'ambassadeur en Afghanistan, Arif Lalani, a aussi participé à la séance par téléphone, à partir de Kaboul.
Le ministère des Affaires étrangères a indiqué que de telles rencontres auraient désormais lieu tous les mois. L'objectif avoué du gouvernement est de permettre aux journalistes et à la population de mieux mesurer les progrès accomplis en Asie centrale par la coalition internationale dont le Canada fait partie.
Car progrès il y a bel et bien, ont assuré les hauts fonctionnaires. En poste depuis quatre mois dans la capitale afghane, Arif Lalani dit avoir constaté beaucoup de changements dans la région depuis qu'il y a mis les pieds pour la première fois, en 2003.
Des améliorations notables ont entre autres eu lieu «dans les secteurs qui comptent», comme la gouvernance, le développement économique, la sécurité et la police, a-t-il insisté.
De l'avis du diplomate, c'est la faute aux médias si les Canadiens ne s'en rendent pas compte. «Qu'on en parle ou pas, la réalité, c'est qu'on fait des progrès, et les gens qui en sont responsables le constatent tous les jours», a-t-il souligné.
D'après les fonctionnaires présents hier, le Canada a ainsi contribué à creuser 1000 puits depuis le mois de mai, en plus de participer à la réparation ou à la construction de quelque 650 kilomètres de route.
Les contribuables canadiens financent le système scolaire et offrent de l'aide alimentaire d'urgence à des dizaines de milliers de personnes, en collaboration avec le Programme alimentaire mondial de l'ONU.
À l'instar des autres responsables de la mission, M. Lalani reconnaît toutefois qu'il reste énormément de travail à faire et que le Canada, qui est l'un des leaders de la mission internationale en Asie du Sud, devra sans doute faire d'autres sacrifices.
Depuis 2002, le Canada a perdu 70 militaires et un diplomate en Afghanistan. «Mais l'investissement dans le futur des Afghans ici, c'est un investissement dans notre sécurité aussi, avec 60 nations et organisations», a rappelé l'ambassadeur.
En plus de son rôle militaire dans la province de Kandahar, le Canada participe à l'entraînement de l'armée afghane ainsi qu'à la formation d'avocats, de juges et de policiers locaux.
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

