À voir à la télévision le dimanche 2 septembre - Que sont-ils devenus?
La loi 101 a déclenché toute une révolution dans le Québec des années 1970. Mais, 30 ans plus tard, que sont devenus les premiers enfants de différentes origines à avoir fréquenté les écoles françaises au Québec? C'est la question à laquelle tente de répondre Anita Aloisio, une Italo-Québécoise, elle-même pur produit de la Charte de la langue française.
Produit par Virage, Les Enfants de la loi 101 raconte quatre histoires jugées emblématiques par la réalisatrice. Après une trop brève allusion au contexte historique au tout début, le film entre dans l'intimité de «quatre enfants de la loi 101», présentant leur vie, leur famille et leur opinion sur «l'apprentissage forcé» du français. Ces rencontres intimes donnent parfois lieu à de savoureux échanges entre membres d'une famille ou amis, tantôt teintés de colère et de rancoeur, tantôt ponctués d'éclats de rire.
On rencontre Tihana, une Croate qui a grandi dans la ville de Québec, Guerina, une Italo-Québécoise qui s'est si bien intégrée qu'elle peine à transmettre sa culture italienne à ses enfants, au grand dam de ses parents, Cortney, un Jamaïcain qui a mal vécu le racisme à son égard, et Mauro, l'Italien qui a contourné la loi pour aller à «l'école anglaise de contrebande». Quatre «cas», quatre histoires, mais un seul constat: il y a eu plus de peur que de mal. La langue française leur ayant permis de s'intégrer et d'élargir leurs perspectives d'emploi, ces enfants devenus grands ont désormais beau jeu. Même Mauro, qui n'est pas allé à l'école française, souhaite y envoyer sa petite fille.
Malgré lui, le film ne peut s'empêcher de tomber dans le débat houleux et les clichés de l'intégration des immigrants. De quoi donner des munitions à la Commission sur les accommodements raisonnables. Mais pour une rare fois, on met en lumière des expériences d'intégration passablement réussies.
Les Enfants de la loi 101, Canal D, 21h
Produit par Virage, Les Enfants de la loi 101 raconte quatre histoires jugées emblématiques par la réalisatrice. Après une trop brève allusion au contexte historique au tout début, le film entre dans l'intimité de «quatre enfants de la loi 101», présentant leur vie, leur famille et leur opinion sur «l'apprentissage forcé» du français. Ces rencontres intimes donnent parfois lieu à de savoureux échanges entre membres d'une famille ou amis, tantôt teintés de colère et de rancoeur, tantôt ponctués d'éclats de rire.
On rencontre Tihana, une Croate qui a grandi dans la ville de Québec, Guerina, une Italo-Québécoise qui s'est si bien intégrée qu'elle peine à transmettre sa culture italienne à ses enfants, au grand dam de ses parents, Cortney, un Jamaïcain qui a mal vécu le racisme à son égard, et Mauro, l'Italien qui a contourné la loi pour aller à «l'école anglaise de contrebande». Quatre «cas», quatre histoires, mais un seul constat: il y a eu plus de peur que de mal. La langue française leur ayant permis de s'intégrer et d'élargir leurs perspectives d'emploi, ces enfants devenus grands ont désormais beau jeu. Même Mauro, qui n'est pas allé à l'école française, souhaite y envoyer sa petite fille.
Malgré lui, le film ne peut s'empêcher de tomber dans le débat houleux et les clichés de l'intégration des immigrants. De quoi donner des munitions à la Commission sur les accommodements raisonnables. Mais pour une rare fois, on met en lumière des expériences d'intégration passablement réussies.
Les Enfants de la loi 101, Canal D, 21h
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