A voir à la télévision le mercredi 29 août - Électrochoc vénézuélien
En Amérique latine, il a remis au goût du jour un mot qui a donné tant d'espoir et suscité tant de craintes: révolution. Depuis qu'il a pris le pouvoir au Venezuela, Hugo Chávez a donné un véritable électrochoc à son pays, mais aussi ailleurs en Amérique. Dès le départ, sa direction était claire: «Direction: socialisme, qui est le seul chemin pour sauver la vie sur cette planète.»
Son programme a séduit une bonne partie de la population vénézuélienne, aux prises avec des conditions de vie difficiles, alors que le pays est un géant de la production pétrolière. C'est le cas de ce petit marchand de rue qui rappelle qu'avant l'arrivée de Chávez, «une minorité s'appropriait toutes les richesses. Et le peuple?».
Le commandant a également fait peur, surtout à la classe d'affaires qui craignait pour ses acquis. Il n'a en effet pas tardé à lancer une vague de nationalisations, en plus de serrer la vis aux investisseurs étrangers. D'autres redoutaient que cet ami indéfectible de Fidel Castro n'importe chez lui une véritable dictature. À Washington, un certain Donald Rumsfeld a même fait un lien pour le moins saugrenu entre le leader vénézuélien et Adolf Hitler.
Plusieurs ont même évoqué le rôle joué par l'administration américaine dans le coup d'État manqué contre Chávez en 2002. Il faut dire que ce dernier ne manque, lui non plus, jamais une occasion de s'en prendre aux «impérialistes» qui ont «vomi sur l'Amérique latine pendant deux siècles».
Avec ¿¡Revolución!?, du réalisateur Charles Gervais, on retrace le parcours de cette révolution bolivarienne en donnant la parole au citoyen de la rue, mais aussi en découvrant davantage le personnage qu'est Chávez. Le résultat est un tableau fort intéressant de cette épopée inspirante à certains égards.
On pose aussi une question sensible: comment éviter de tomber dans le spectre de la dictature pour maintenir le régime en place?
***
DocsPlus / La Révolution Télé-Québec, 22h49
Son programme a séduit une bonne partie de la population vénézuélienne, aux prises avec des conditions de vie difficiles, alors que le pays est un géant de la production pétrolière. C'est le cas de ce petit marchand de rue qui rappelle qu'avant l'arrivée de Chávez, «une minorité s'appropriait toutes les richesses. Et le peuple?».
Le commandant a également fait peur, surtout à la classe d'affaires qui craignait pour ses acquis. Il n'a en effet pas tardé à lancer une vague de nationalisations, en plus de serrer la vis aux investisseurs étrangers. D'autres redoutaient que cet ami indéfectible de Fidel Castro n'importe chez lui une véritable dictature. À Washington, un certain Donald Rumsfeld a même fait un lien pour le moins saugrenu entre le leader vénézuélien et Adolf Hitler.
Plusieurs ont même évoqué le rôle joué par l'administration américaine dans le coup d'État manqué contre Chávez en 2002. Il faut dire que ce dernier ne manque, lui non plus, jamais une occasion de s'en prendre aux «impérialistes» qui ont «vomi sur l'Amérique latine pendant deux siècles».
Avec ¿¡Revolución!?, du réalisateur Charles Gervais, on retrace le parcours de cette révolution bolivarienne en donnant la parole au citoyen de la rue, mais aussi en découvrant davantage le personnage qu'est Chávez. Le résultat est un tableau fort intéressant de cette épopée inspirante à certains égards.
On pose aussi une question sensible: comment éviter de tomber dans le spectre de la dictature pour maintenir le régime en place?
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DocsPlus / La Révolution Télé-Québec, 22h49
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