A voir à la télévision le mardi 28 août - Corruption à grande échelle
Une ville dont le maire et la totalité du conseil municipal sont tellement corrompus que tout s'achète, des promotions des policiers jusqu'à l'ouverture des commerces, l'argent ainsi versé se retrouvant dans les poches du maire. C'est ce qui existait dans les années 60 à Ville Saint-Michel, municipalité maintenant intégrée à la ville de Montréal.
Pour faire éclater ce scandale, il a fallu un avocat, Gérard Beaudry, et trois policiers particulièrement courageux. À l'époque, le maire de Ville Saint-Michel, Maurice Bergeron, avait monté un incroyable système de corruption. Pour faire affaire avec son administration, il fallait contribuer à sa caisse électorale. C'était aussi brutal que ça.
Les promotions au service de police étaient «mises à l'encan»: celui qui offrait le plus décrochait le poste. Pour obtenir une augmentation de salaire à la Ville, il fallait verser une ristourne au maire. La convention collective se monnayait. Le maire et les conseillers exigeaient des montants secrets pour l'obtention d'un permis de taxi, l'ouverture d'un lave-auto, d'un salon de coiffure, et ainsi de suite. Pour les plus grosses constructions (l'aréna municipal, par exemple), la règle était simple: l'entrepreneur devait verser 10 % de la valeur du contrat en pot-de-vin.
Une histoire stupéfiante, qui a éclaté en 1967. Il a fallu bien de la détermination aux quatre hommes pour venir à bout de cette administration pourrie. Dix ans plus tard, René Lévesque complétait, par voie législative, le travail d'assainissement des moeurs politiques au Québec.
***
Le Règne de la corruption à Ville Saint-Michel Radio-Canada, 19h30
Pour faire éclater ce scandale, il a fallu un avocat, Gérard Beaudry, et trois policiers particulièrement courageux. À l'époque, le maire de Ville Saint-Michel, Maurice Bergeron, avait monté un incroyable système de corruption. Pour faire affaire avec son administration, il fallait contribuer à sa caisse électorale. C'était aussi brutal que ça.
Les promotions au service de police étaient «mises à l'encan»: celui qui offrait le plus décrochait le poste. Pour obtenir une augmentation de salaire à la Ville, il fallait verser une ristourne au maire. La convention collective se monnayait. Le maire et les conseillers exigeaient des montants secrets pour l'obtention d'un permis de taxi, l'ouverture d'un lave-auto, d'un salon de coiffure, et ainsi de suite. Pour les plus grosses constructions (l'aréna municipal, par exemple), la règle était simple: l'entrepreneur devait verser 10 % de la valeur du contrat en pot-de-vin.
Une histoire stupéfiante, qui a éclaté en 1967. Il a fallu bien de la détermination aux quatre hommes pour venir à bout de cette administration pourrie. Dix ans plus tard, René Lévesque complétait, par voie législative, le travail d'assainissement des moeurs politiques au Québec.
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Le Règne de la corruption à Ville Saint-Michel Radio-Canada, 19h30
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