A voir à la télévision le samedi 25 août - Les contraires s'attirent (parfois)
Plutôt que de pousser la chansonnette dans des décors kitsch comme à l'époque de Funny Girl et d'Hello Dolly!, Barbra Streisand fredonne les vertus, et les slogans, du communisme dans Nos plus belles années (The Way We Were, 1973), une guimauverie grillée à point par Sydney Pollack, qui en concoctera des plus sucrées par la suite (Out of Africa, Havana, Random Hearts).
Loin de s'éloigner de sa personnalité publique et de sa nature profonde, Streisand domine entièrement cette histoire d'amour à la Love Story, montrant que les contraires s'attirent... parfois. Et il n'y a rien de plus différent que Katie Morosky (Streisand), ardente communiste toujours un tract à la main, et Hubbell Gardiner (Redford), un jeune play-boy de bonne famille ayant de vagues prétentions littéraires. Ils se retrouvent à New York en 1944, se remémorant leurs turbulentes années de collège dans les années 1930. Cette rencontre impromptue semble un signe du destin, et surtout le début d'un mariage houleux à Hollywood, là où Hubbell est maintenant scénariste. Or le climat est à la chasse aux sorcières et Katie est dégoûtée par la lâcheté de Hubbell, feignant l'indifférence devant plusieurs confrères injustement mis à l'écart. Les lubies du sénateur McCarthy vont alors mettre leur amour à l'épreuve.
Tout à fait capable de comprendre qu'il s'agit là d'un show Streisand, Robert Redford semble déjà en mode Gatsby — il interprétera le héros insouciant du roman de F. Scott Fitzgerald l'année suivante —, optant pour un style décontracté, à la limite de l'ennui. À chaque scène où ils sont face à face, Streisand n'en fait qu'une bouchée, pour le plus grand plaisir de ses admirateurs. Ils n'en attendent pas moins de la star et, à ce jeu, l'interprète de la célèbre chanson du film gagne à tout coup.
***
Cinéma / Nos plus belles années Télé-Québec, 22h30
Loin de s'éloigner de sa personnalité publique et de sa nature profonde, Streisand domine entièrement cette histoire d'amour à la Love Story, montrant que les contraires s'attirent... parfois. Et il n'y a rien de plus différent que Katie Morosky (Streisand), ardente communiste toujours un tract à la main, et Hubbell Gardiner (Redford), un jeune play-boy de bonne famille ayant de vagues prétentions littéraires. Ils se retrouvent à New York en 1944, se remémorant leurs turbulentes années de collège dans les années 1930. Cette rencontre impromptue semble un signe du destin, et surtout le début d'un mariage houleux à Hollywood, là où Hubbell est maintenant scénariste. Or le climat est à la chasse aux sorcières et Katie est dégoûtée par la lâcheté de Hubbell, feignant l'indifférence devant plusieurs confrères injustement mis à l'écart. Les lubies du sénateur McCarthy vont alors mettre leur amour à l'épreuve.
Tout à fait capable de comprendre qu'il s'agit là d'un show Streisand, Robert Redford semble déjà en mode Gatsby — il interprétera le héros insouciant du roman de F. Scott Fitzgerald l'année suivante —, optant pour un style décontracté, à la limite de l'ennui. À chaque scène où ils sont face à face, Streisand n'en fait qu'une bouchée, pour le plus grand plaisir de ses admirateurs. Ils n'en attendent pas moins de la star et, à ce jeu, l'interprète de la célèbre chanson du film gagne à tout coup.
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Cinéma / Nos plus belles années Télé-Québec, 22h30
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