Internet - Les journalistes-citoyens de NowPublic veulent monter en puissance
31 juillet 2007
Médias
San Francisco — Le site Internet d'information NowPublic ambitionne de devenir, avec ses journalistes-citoyens, «la plus grosse agence de presse du monde» d'ici un an et demi et il a annoncé hier un financement de 10,6 millions $US pour atteindre ce but.
Surfant sur la vague du «journalisme-citoyen», NowPublic permet à tout un chacun d'afficher dans le Web les images ou les films pris à l'aide de téléphones portables ou de caméras numériques. La start-up basée à Vancouver revendique un taux de croissance mensuel de 35 % et près de 120 000 «reporters» dans plus de 140 pays.
En 2007, le magazine Time a distingué NowPublic dans sa liste des 50 sites Internet les plus marquants de l'année. Et le site compte bien aller plus loin.
«Je vous promets que, dans 18 mois, NowPublic sera, par la fréquentation, la plus grosse agence de presse du monde», a affirmé à l'AFP le cofondateur, Len Brody. «Le plus passionnant pour nous est que tout cela a débuté comme une expérience dans un garage, et maintenant nous sortons des infos et modifions le paysage des médias», a-t-il ajouté.
Le financement annoncé hier a été fourni par la société de capital risque Rho Ventures. L'argent servira à rémunérer les «citoyens reporters» et à développer un système de localisation géographique, pour pouvoir retrouver un contributeur en cas de nouveaux développements.
«Par exemple, s'il y a une bombe dans une station de métro à Londres ou un virus dans la cafétéria de Google et que les médias ne peuvent être sur place assez rapidement, nous pourrons trouver des gens déjà là-bas qui nous fourniront des informations», affirme M. Brody.
Les internautes sont propriétaires des articles qu'ils diffusent dans NowPublic, qui pour le moment ne rémunère pas les contributions.
«Ce financement va vraiment nous aider à commencer à les payer», ajoute M. Brody.
Parmi les succès les plus marquants du site, M. Brody assure que NowPublic avait déjà mis en ligne des images du cyclone meurtrier qui a frappé Oman en juin, alors que les journalistes sortaient juste de chez eux pour couvrir l'événement.
En 2006, des internautes avaient envoyé des contributions depuis l'intérieur de l'aéroport londonien d'Heathrow lors d'une alerte à la bombe, et en 2005 le site avait été capable de couvrir le passage de l'ouragan Katrina aux États-Unis, ajoute le fondateur.
«Ce n'est pas comme sur YouTube, où des gars font des vidéos de potache. Ce sont de vraies nouvelles. De plus en plus de gens voient de plus en plus de choses, et ils ont des appareils portables», a souligné M. Brody.
Les pionniers du journalisme participatif espèrent influencer les médias traditionnels en allant chercher leurs idées du côté des internautes ou en répercutant des nouvelles fournies par des gens sur place au bon moment.
«L'actualité chaude sera le territoire des organisations comme NowPublic, tandis que les agences de presse traditionnelles se chargeront de l'analyse. C'est le grand changement que nous opérons», affirme le fondateur.
Le contenu de NowPublic est entièrement fourni par les utilisateurs, avec 50 % environ d'informations propres et 50 % de liens vers d'autres nouvelles déjà en ligne.
Des «rédacteurs bénévoles» filtrent les contenus et informent les internautes lorsque les informations sont partiales, inexactes ou fausses, assure M. Brody.
Surfant sur la vague du «journalisme-citoyen», NowPublic permet à tout un chacun d'afficher dans le Web les images ou les films pris à l'aide de téléphones portables ou de caméras numériques. La start-up basée à Vancouver revendique un taux de croissance mensuel de 35 % et près de 120 000 «reporters» dans plus de 140 pays.
En 2007, le magazine Time a distingué NowPublic dans sa liste des 50 sites Internet les plus marquants de l'année. Et le site compte bien aller plus loin.
«Je vous promets que, dans 18 mois, NowPublic sera, par la fréquentation, la plus grosse agence de presse du monde», a affirmé à l'AFP le cofondateur, Len Brody. «Le plus passionnant pour nous est que tout cela a débuté comme une expérience dans un garage, et maintenant nous sortons des infos et modifions le paysage des médias», a-t-il ajouté.
Le financement annoncé hier a été fourni par la société de capital risque Rho Ventures. L'argent servira à rémunérer les «citoyens reporters» et à développer un système de localisation géographique, pour pouvoir retrouver un contributeur en cas de nouveaux développements.
«Par exemple, s'il y a une bombe dans une station de métro à Londres ou un virus dans la cafétéria de Google et que les médias ne peuvent être sur place assez rapidement, nous pourrons trouver des gens déjà là-bas qui nous fourniront des informations», affirme M. Brody.
Les internautes sont propriétaires des articles qu'ils diffusent dans NowPublic, qui pour le moment ne rémunère pas les contributions.
«Ce financement va vraiment nous aider à commencer à les payer», ajoute M. Brody.
Parmi les succès les plus marquants du site, M. Brody assure que NowPublic avait déjà mis en ligne des images du cyclone meurtrier qui a frappé Oman en juin, alors que les journalistes sortaient juste de chez eux pour couvrir l'événement.
En 2006, des internautes avaient envoyé des contributions depuis l'intérieur de l'aéroport londonien d'Heathrow lors d'une alerte à la bombe, et en 2005 le site avait été capable de couvrir le passage de l'ouragan Katrina aux États-Unis, ajoute le fondateur.
«Ce n'est pas comme sur YouTube, où des gars font des vidéos de potache. Ce sont de vraies nouvelles. De plus en plus de gens voient de plus en plus de choses, et ils ont des appareils portables», a souligné M. Brody.
Les pionniers du journalisme participatif espèrent influencer les médias traditionnels en allant chercher leurs idées du côté des internautes ou en répercutant des nouvelles fournies par des gens sur place au bon moment.
«L'actualité chaude sera le territoire des organisations comme NowPublic, tandis que les agences de presse traditionnelles se chargeront de l'analyse. C'est le grand changement que nous opérons», affirme le fondateur.
Le contenu de NowPublic est entièrement fourni par les utilisateurs, avec 50 % environ d'informations propres et 50 % de liens vers d'autres nouvelles déjà en ligne.
Des «rédacteurs bénévoles» filtrent les contenus et informent les internautes lorsque les informations sont partiales, inexactes ou fausses, assure M. Brody.
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