À voir à la télévision le lundi 12 mars - Le quotidien à l'opéra
La Mort de Klinghoffer, de John Adams, relate l'histoire de la prise d'otages, par des terroristes palestiniens, du paquebot italien Achille Lauro en 1985. Cette prise d'otages fit une victime, Leon Klinghoffer, juif américain tétraplégique, exécuté et jeté à la mer avec son fauteuil roulant par les terroristes.
Adams a tout d'abord réussi à ne jamais prendre parti, à ne jamais juger. Cette attitude est établie dès le prologue, articulé autour d'un «choeur des Palestiniens exilés» et d'un «choeur des juifs exilés» d'une durée strictement égale. Le livret d'Alice Goodman joue très intelligemment sur deux niveaux: l'action et la réflexion.
Le film rediffusé ce soir est une transposition cinématographique mise en scène par Penny Woolcock. La réalisatrice a choisi le réalisme, en collant aux événements comme pour un reportage en temps réel. L'aspect vocal n'est pas laissé pour compte, puisque ce film d'opéra est réalisé selon la technique du «sing back», qui permet aux chanteurs d'entendre la bande orchestrale et de réellement chanter pendant le tournage. Il n'y a donc plus aucun problème de cohérence son-image. L'adaptation requise pour le spectateur est d'accepter des atmosphères sonores plus mates et confinées. Mais la puissance de ce film et l'expérience humaine qu'il véhicule en valent largement la peine.
Cinéma / La Mort de Klinghoffer, Artv, 19h30
Adams a tout d'abord réussi à ne jamais prendre parti, à ne jamais juger. Cette attitude est établie dès le prologue, articulé autour d'un «choeur des Palestiniens exilés» et d'un «choeur des juifs exilés» d'une durée strictement égale. Le livret d'Alice Goodman joue très intelligemment sur deux niveaux: l'action et la réflexion.
Le film rediffusé ce soir est une transposition cinématographique mise en scène par Penny Woolcock. La réalisatrice a choisi le réalisme, en collant aux événements comme pour un reportage en temps réel. L'aspect vocal n'est pas laissé pour compte, puisque ce film d'opéra est réalisé selon la technique du «sing back», qui permet aux chanteurs d'entendre la bande orchestrale et de réellement chanter pendant le tournage. Il n'y a donc plus aucun problème de cohérence son-image. L'adaptation requise pour le spectateur est d'accepter des atmosphères sonores plus mates et confinées. Mais la puissance de ce film et l'expérience humaine qu'il véhicule en valent largement la peine.
Cinéma / La Mort de Klinghoffer, Artv, 19h30
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