dimanche 27 mai 2012 Dernière mise à jour 23h06
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

À voir à la télévision le samedi 10 mars - De la mesure dans le délire

André Lavoie   10 mars 2007  Médias
Ceux qui se perdent encore en conjectures après avoir vu Lost Highway ou Mullholland Drive éprouveront un léger sentiment de contentement devant Blue Velvet, qui demeure toujours, 20 ans après sa sortie, l'un des meilleurs films de David Lynch. Bien plus qu'un cauchemar de banlieue, cette plongée dans l'horreur et le sadomasochisme — pour certains, il s'agit de deux concepts antinomiques... — révèle la délicieuse perversité de son auteur, celui-ci faisant tout de même preuve de mesure dans l'expression de son délire.

Bien malin qui pourra dire à quelle époque se déroule Blue Velvet, Lynch mélangeant les styles vestimentaires, les références musicales et les bagnoles d'un autre âge pour mieux nous confondre, donnant à la petite ville imaginaire de Lumberton des allures de bric-à-brac respirant (faussement) la respectabilité. Or, quelque part sur le gazon bien vert, une oreille tranchée, trouvée par le jeune et naïf Jeffrey Beaumont (Kyle MacLachlan), devient le sésame qui le fait basculer du conformisme vers le chaos. Celui-ci est incarné par une chanteuse de cabaret, Dorothy Wallens (Isabella Rossellini, encore à ce jour le plus grand rôle de sa carrière), que Beaumont croit prisonnière d'un gangster à la respiration difficile, Frank Booth (qui d'autre que Dennis Hopper?). Mais s'agit-il vraiment d'un enlèvement?

Après l'échec de Dune, que les admirateurs de l'oeuvre de Frank Herbert commencent à peine à lui pardonner, David Lynch retrouvait l'esprit tordu de ses débuts, celui qui a fait d'Eraserhead un film-culte mais a donné à ses cauchemars un éclairage plus séduisant. Ceci ne fait pas de Blue Velvet une simple version acidulée de Papa a raison; Lynch nous propulse au coeur de cet univers aseptisé en surface, sordide dès que l'on en franchit le seuil trop propre.

Cinéma / Blue Velvet, Télé-Québec, 22h30
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Cet article vous intéresse?
0 réaction
0 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012