Le journaliste décédé à Moscou enquêtait sur des ventes d'armes à la Syrie
7 mars 2007
Médias
Moscou — Le journaliste russe Ivan Safronov, mort en tombant du quatrième étage de son immeuble à Moscou, enquêtait sur des ventes d'armes russes à la Syrie et à l'Iran, a écrit hier son journal, le quotidien russe Kommersant, qui doute qu'il se soit suicidé.
Cet ancien colonel, qui écrivait sur l'armée et l'espace, avait indiqué avoir des «reçu des informations» concernant la vente de chasseurs Soukhoï-30 à la Syrie et de systèmes de batteries anti-aériennes S-300 à l'Iran, qui «devaient passer par le Bélarus afin que l'Ouest n'accuse pas Moscou d'armer des États voyous», selon Kommersant.
Fin février, Ivan Safronov avait appelé d'Abou Dhabi, où il couvrait le plus grand salon d'armement du Moyen-Orient, l'IDEX-2007, en disant «avoir la confirmation irréfutable» de ces informations, poursuit le quotidien.
De retour à Moscou, il avait parlé à des confrères de «la signature par la Russie et la Syrie de contrats portant sur des systèmes anti-aériens Pantsir C1, des chasseurs MiG-29 et des missiles [tactiques] Iskander», ajoute Kommersant.
Safronov avait toutefois dit à ces confrères «ne pas pouvoir écrire dans l'immédiat [à ce sujet] parce qu'on l'avait mis en garde contre le risque d'un grand scandale international et d'une enquête du FSB pour divulgation de secrets», selon Kommersant. Il n'avait toutefois pas mentionné qui exerçait ainsi des pressions.
En mai 2006, la revue britannique spécialisée Jane's avait affirmé qu'un contrat de vente de missiles S-300SP de Moscou à Minsk avait en fait pour but de vendre indirectement ces armes à Téhéran.
Dans la foulée, le ministère russe de la Défense avait assuré que le Bélarus ne vendrait pas de missiles S-300 à l'Iran.
Après Kommersant, l'Union des journalistes de Russie (SJR) a émis hier des doutes sur la thèse du suicide et a annoncé qu'elle envisageait de mener sa propre enquête sur la mort d'Ivan Safronov.
«De ce que l'on sait déjà, il est évident qu'il ne s'agit pas d'un suicide. La probabilité qu'il s'agisse d'un meurtre lié à l'exercice de sa profession est extrêmement élevée», a déclaré le secrétaire général de l'Union des journalistes, Igor Iakovenko, à la radio Écho de Moscou.
Cet ancien colonel, qui écrivait sur l'armée et l'espace, avait indiqué avoir des «reçu des informations» concernant la vente de chasseurs Soukhoï-30 à la Syrie et de systèmes de batteries anti-aériennes S-300 à l'Iran, qui «devaient passer par le Bélarus afin que l'Ouest n'accuse pas Moscou d'armer des États voyous», selon Kommersant.
Fin février, Ivan Safronov avait appelé d'Abou Dhabi, où il couvrait le plus grand salon d'armement du Moyen-Orient, l'IDEX-2007, en disant «avoir la confirmation irréfutable» de ces informations, poursuit le quotidien.
De retour à Moscou, il avait parlé à des confrères de «la signature par la Russie et la Syrie de contrats portant sur des systèmes anti-aériens Pantsir C1, des chasseurs MiG-29 et des missiles [tactiques] Iskander», ajoute Kommersant.
Safronov avait toutefois dit à ces confrères «ne pas pouvoir écrire dans l'immédiat [à ce sujet] parce qu'on l'avait mis en garde contre le risque d'un grand scandale international et d'une enquête du FSB pour divulgation de secrets», selon Kommersant. Il n'avait toutefois pas mentionné qui exerçait ainsi des pressions.
En mai 2006, la revue britannique spécialisée Jane's avait affirmé qu'un contrat de vente de missiles S-300SP de Moscou à Minsk avait en fait pour but de vendre indirectement ces armes à Téhéran.
Dans la foulée, le ministère russe de la Défense avait assuré que le Bélarus ne vendrait pas de missiles S-300 à l'Iran.
Après Kommersant, l'Union des journalistes de Russie (SJR) a émis hier des doutes sur la thèse du suicide et a annoncé qu'elle envisageait de mener sa propre enquête sur la mort d'Ivan Safronov.
«De ce que l'on sait déjà, il est évident qu'il ne s'agit pas d'un suicide. La probabilité qu'il s'agisse d'un meurtre lié à l'exercice de sa profession est extrêmement élevée», a déclaré le secrétaire général de l'Union des journalistes, Igor Iakovenko, à la radio Écho de Moscou.
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

