Étude - Un millier de journalistes tués au cours de la dernière décennie
7 mars 2007
Médias
Londres — Un millier de journalistes et de collaborateurs de presse ont été tués au cours de la dernière décennie, soit une moyenne de près de deux morts chaque semaine, selon un rapport publié hier.
Ainsi, 657 journalistes, soit plus de la moitié du total, ont été tués en temps de paix en faisant leur métier dans leur propre pays, précise cette étude portant sur la période 1996-2005, de l'Institut international News Safety (INSI).
Seul un journaliste tué sur quatre l'a été en couvrant des guerres ou en se trouvant dans des zones de conflit, indique l'INSI.
«Dans de nombreux pays, l'assassinat est devenu le moyen le plus facile, le moins cher et le plus efficace pour faire taire les reporters qui créent des problèmes», a expliqué Rodney Pinder, le directeur de l'INSI, pour qui l'impunité des meurtriers favorise la poursuite de ces assassinats.
«La majorité de ceux qui ont été tués l'ont été en raison de leur métier, éliminés par des autorités qui leur sont hostiles ou des criminels, alors qu'ils essayaient de faire la lumière sur des aspects sombres de leur société», a-t-il indiqué.
Les dix pays les plus dangereux pour les journalistes, ces dix dernières années, ont été l'Irak (138 morts), la Russie (88), la Colombie (72), les Philippines (55), l'Inde (45), l'Algérie (32), les ex-républiques de Yougoslavie (32), le Mexique (31), le Pakistan (29) et le Brésil (27).
Pour Richard Sambrook, directeur de l'information à la BBC, ce rapport, auquel il a présidé, tire la sonnette d'alarme sur la violence faite à la presse et aux journalistes.
«Les chiffres montrent que l'assassinat de journalistes est virtuellement sans risques. Neuf meurtres sur dix n'ont jamais fait l'objet de poursuites au cours de la dernière décennie. Cela encourage à davantage [de meurtres] de ce type. C'est l'élément le plus choquant au coeur de cette enquête», a estimé Richard Sambrook.
2005, la dernière année complète sur laquelle porte le rapport, a connu un record de décès de journalistes, avec 147 tués. Mais 2006 s'annonce encore plus sanglante, puisque 167 morts ont été recensés, alors que le décompte n'est pas encore complet.
L'INSI est une coalition d'organisations de médias, d'associations de défense de la liberté de la presse, de syndicats et de groupes humanitaires dont l'objectif est de veiller à la sécurité des journalistes et des collaborateurs de presse.
Ainsi, 657 journalistes, soit plus de la moitié du total, ont été tués en temps de paix en faisant leur métier dans leur propre pays, précise cette étude portant sur la période 1996-2005, de l'Institut international News Safety (INSI).
Seul un journaliste tué sur quatre l'a été en couvrant des guerres ou en se trouvant dans des zones de conflit, indique l'INSI.
«Dans de nombreux pays, l'assassinat est devenu le moyen le plus facile, le moins cher et le plus efficace pour faire taire les reporters qui créent des problèmes», a expliqué Rodney Pinder, le directeur de l'INSI, pour qui l'impunité des meurtriers favorise la poursuite de ces assassinats.
«La majorité de ceux qui ont été tués l'ont été en raison de leur métier, éliminés par des autorités qui leur sont hostiles ou des criminels, alors qu'ils essayaient de faire la lumière sur des aspects sombres de leur société», a-t-il indiqué.
Les dix pays les plus dangereux pour les journalistes, ces dix dernières années, ont été l'Irak (138 morts), la Russie (88), la Colombie (72), les Philippines (55), l'Inde (45), l'Algérie (32), les ex-républiques de Yougoslavie (32), le Mexique (31), le Pakistan (29) et le Brésil (27).
Pour Richard Sambrook, directeur de l'information à la BBC, ce rapport, auquel il a présidé, tire la sonnette d'alarme sur la violence faite à la presse et aux journalistes.
«Les chiffres montrent que l'assassinat de journalistes est virtuellement sans risques. Neuf meurtres sur dix n'ont jamais fait l'objet de poursuites au cours de la dernière décennie. Cela encourage à davantage [de meurtres] de ce type. C'est l'élément le plus choquant au coeur de cette enquête», a estimé Richard Sambrook.
2005, la dernière année complète sur laquelle porte le rapport, a connu un record de décès de journalistes, avec 147 tués. Mais 2006 s'annonce encore plus sanglante, puisque 167 morts ont été recensés, alors que le décompte n'est pas encore complet.
L'INSI est une coalition d'organisations de médias, d'associations de défense de la liberté de la presse, de syndicats et de groupes humanitaires dont l'objectif est de veiller à la sécurité des journalistes et des collaborateurs de presse.
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