À voir à la télévision le lundi 5 mars - Un défilé de sacs d'os
En septembre dernier, les autorités madrilènes ont provoqué toute une onde de choc dans les milieux tissés serré de la mode internationale. Comment? En imposant aux mannequins présents lors de la Pasarela Cibeles à Madrid des critères sévères en matière de poids.
Le grand rassemblement de la mode espagnol a donc refusé l'accès à la passerelle aux formats maigrichons de moins de 56 kg pour le mètre 75 de rigueur dans ce secteur (soit un indice de masse corporelle inférieur à 18). Une première dans le monde de la haute couture. Cinq modèles ont fait les frais de cette mesure visant officiellement à ne pas exposer des corps qui présentent des troubles de l'alimentation et vantent ainsi indirectement les vertus de l'anorexie à une jeunesse facilement influençable.
La ségrégation, on s'en doute, a fait grand bruit. Elle marque aussi le point de départ de cette petite enquête de la télévision d'État française sur le culte de la maigreur, dont les grands noms de la mode féminine seraient, paraît-il, à l'origine. Trente minutes-chocs où les sacs d'os vont défiler les uns derrières les autres.
De Madrid à Milan en passant par Paris, le spectacle des coulisses des défilés de mode n'est pas toujours reposant. Mais il en va ainsi lorsqu'on cherche à prouver, avec plus ou moins de succès, que la tendance du «toujours plus maigre et toujours plus jeune» qui anime le monde de la création serait aujourd'hui dommageable pour la santé des modèles, mais aussi pour celle des jeunes filles qui rêvent de les imiter.
Confidences de mannequins, non-dits de créateurs, regards gênés et éclair de lucidité chez quelques acteurs de la mode, tout y est. Y compris une incursion peu appétissante dans le monde des «pro-Ana», ces ados qui, sur Internet, font l'apologie de la minceur extrême. Avec au final un résultat intrigant, répugnant, désolant, instructif mais pas forcément convaincant.
Grands reportages / La Beauté au régime, RDI, 20h
Le grand rassemblement de la mode espagnol a donc refusé l'accès à la passerelle aux formats maigrichons de moins de 56 kg pour le mètre 75 de rigueur dans ce secteur (soit un indice de masse corporelle inférieur à 18). Une première dans le monde de la haute couture. Cinq modèles ont fait les frais de cette mesure visant officiellement à ne pas exposer des corps qui présentent des troubles de l'alimentation et vantent ainsi indirectement les vertus de l'anorexie à une jeunesse facilement influençable.
La ségrégation, on s'en doute, a fait grand bruit. Elle marque aussi le point de départ de cette petite enquête de la télévision d'État française sur le culte de la maigreur, dont les grands noms de la mode féminine seraient, paraît-il, à l'origine. Trente minutes-chocs où les sacs d'os vont défiler les uns derrières les autres.
De Madrid à Milan en passant par Paris, le spectacle des coulisses des défilés de mode n'est pas toujours reposant. Mais il en va ainsi lorsqu'on cherche à prouver, avec plus ou moins de succès, que la tendance du «toujours plus maigre et toujours plus jeune» qui anime le monde de la création serait aujourd'hui dommageable pour la santé des modèles, mais aussi pour celle des jeunes filles qui rêvent de les imiter.
Confidences de mannequins, non-dits de créateurs, regards gênés et éclair de lucidité chez quelques acteurs de la mode, tout y est. Y compris une incursion peu appétissante dans le monde des «pro-Ana», ces ados qui, sur Internet, font l'apologie de la minceur extrême. Avec au final un résultat intrigant, répugnant, désolant, instructif mais pas forcément convaincant.
Grands reportages / La Beauté au régime, RDI, 20h
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