Passer à la version normale du sitePasser à la version large du siteTaille d'écran
  • Facebook
  • Twitter
  • RSS
  • Connectez-vous

    Enquête du CEFRIO - Les Québécois aiment Internet, mais pas le commerce en ligne

    66 % des résidants de la Belle Province ont utilisé régulièrement Internet en 2006

    24 février 2007 |Paul Cauchon | Médias
    Selon les données publiées hier par le CEFRIO, Internet a conquis 140 000 nouveaux adeptes au Québec en 2006.
    Photo: Agence Reuters Selon les données publiées hier par le CEFRIO, Internet a conquis 140 000 nouveaux adeptes au Québec en 2006.
    Près de 66 % des Québécois ont utilisé régulièrement Internet en 2006, avec un sommet inégalé de 72 % en novembre dernier. Mais les Québécois demeurent encore frileux devant le commerce électronique.

    C'est ce qui ressort de la vaste enquête NETendances 2006, qui est menée depuis novembre 1999 par le CEFRIO auprès de 1000 Québécois différents chaque mois.

    Selon les données publiées hier, Internet a conquis 140 000 nouveaux adeptes au Québec en 2006. En moyenne, près de 66 % des Québécois (65,8 %) avaient utilisé Internet au moins une fois «depuis la dernière semaine» en 2006. En 2000, cette proportion était de 34 %.

    L'écart historique entre les hommes et les femmes, qui était de près de 13 points en 2000, est presque comblé: en 2006, le taux d'utilisation était chez les hommes de 69,3 % et de 62,5 % chez les femmes. Mais en décembre dernier, les deux groupes se rejoignaient.

    L'utilisation d'Internet augmente dans tous les groupes d'âge. On ne s'étonnerait pas que le taux soit de 88 % chez les 18-24 ans, mais alors qu'il était de 9,4 % chez les plus de 65 ans en 2000, il est aujourd'hui près de 26 %.

    Le taux d'utilisation d'Internet demeure toutefois légèrement inférieur à la moyenne canadienne, qui est de 67,4 % (il est de 69,6 % aux États-Unis).

    Près de la moitié des Québécois (47 %) utilisent maintenant Internet au travail, et plus de 30 % l'utilisent à la maison à des fins professionnelles, un chiffre en forte augmentation depuis deux ans, qui indique à quel point le télétravail se répand.

    Par ailleurs, 67 % des adultes québécois vivent maintenant dans un ménage branché, et 86 % d'entre eux bénéficient d'un branchement haute vitesse. Les Québécois ont passé un peu moins de six heures (5,8 heures) par semaine en 2006 à utiliser Internet pour des raisons autres que professionnelles et scolaires.

    Que font ces Québécois derrière leur ordinateur? En moyenne, 37 % ont utilisé Internet pour effectuer une transaction bancaire dans une institution financière, mais acheter sur Internet demeure une activité limitée. En effet, 37 % des répondants affirment avoir déjà effectué un achat sur Internet depuis qu'ils l'utilisent, mais dans le dernier mois, seulement 15,2 % des Québécois en moyenne ont fait un tel achat. Le sommet a été atteint en octobre 2006, avec 21,2 % d'internautes ayant fait un achat sur la Toile.

    On remarquera d'ailleurs que seulement 41,4 % des répondants jugent sécuritaires les achats par cartes de crédit sur Internet.

    De façon générale, les Québécois utilisent Internet d'abord pour le courriel (dans une proportion de 60 % sur une base mensuelle), mais le sondage 2006 enregistre de nouvelles tendances: en décembre dernier, près de 16 % des Québécois regardaient ou téléchargeaient des vidéos en ligne, et près de 20 % ont déjà consulté un blogue.

    Par ailleurs, le taux d'utilisation d'Internet continue d'augmenter partout au Québec, mais d'importantes disparités régionales subsistent. Ainsi, si le taux d'utilisation est de 72 % dans l'Outaouais, de 71 % à Montréal et de 68 % à Québec, il n'est que de 46 % en Gaspésie et de 54,5 % dans le Bas-Saint-Laurent, situation que le CEFRIO explique par le taux de chômage, la richesse disponible et la difficulté d'accès à la haute vitesse.

    Le CEFRIO est un regroupement de 160 membres universitaires, industriels et gouvernementaux, et de 57 chercheurs associés.












    Envoyer
    Fermer
    Les plus populaires


    Abonnez-vous à notre infolettre. Recevez l'actualité du jour, vue par Le Devoir.