À voir à la télévision le dimanche 18 février - Amelia la magnifique
La danse projetée à l'écran porte un nom: Amelia. Cette oeuvre superbe d'Édouard Lock, chorégraphe de La La La Human Steps et virtuose de l'image, réinvente la pièce du même nom conçue pour la scène en 2002. En fait, à choisir entre les versions scénique et filmée d'Amelia, j'opte sans hésitation pour la seconde.
Très loin de la simple adaptation cinématographique, la chorégraphie reprend vie à part entière dans Amelia le film. Tournée dans un lieu neutre, un studio aux murs arrondis donnant l'impression d'un plancher de danse infini, elle s'en trouve magnifiée, décuplée, captée sous toutes ses sublimes coutures.
La scénographie plus sombre qu'affectionne le chorégraphe fait place à la pureté lumineuse. L'image accentue la désorientation perceptive que provoque la vitesse du mouvement, éléments clés du style Lock. La rapidité révèle toutefois une dimension ludique qu'on connaissait moins au chorégraphe.
L'oeuvre peut être appréciée dans toute son abstraction et pourtant, par la folle gymnastique de la caméra et la tension des corps délicieusement androgynes des danseurs, elle appelle aussi toute la sensualité et la sensibilité du (télé)spectateur.
Édouard Lock ne fait pas du cinéma pour pallier les limites de la scène. Au contraire, il cherche plutôt à exacerber toute la puissance et la complexité déjà existantes du regard du spectateur.
Réalisé en 2003, le film Amelia a remporté plusieurs prix prestigieux internationaux, notamment à Lucerne, à Banff, à Chicago, à Prague et à Los Angeles, sans compter ses nombreuses nominations issues de festivals réputés.
Amelia, Radio-Canada, 23h30
Très loin de la simple adaptation cinématographique, la chorégraphie reprend vie à part entière dans Amelia le film. Tournée dans un lieu neutre, un studio aux murs arrondis donnant l'impression d'un plancher de danse infini, elle s'en trouve magnifiée, décuplée, captée sous toutes ses sublimes coutures.
La scénographie plus sombre qu'affectionne le chorégraphe fait place à la pureté lumineuse. L'image accentue la désorientation perceptive que provoque la vitesse du mouvement, éléments clés du style Lock. La rapidité révèle toutefois une dimension ludique qu'on connaissait moins au chorégraphe.
L'oeuvre peut être appréciée dans toute son abstraction et pourtant, par la folle gymnastique de la caméra et la tension des corps délicieusement androgynes des danseurs, elle appelle aussi toute la sensualité et la sensibilité du (télé)spectateur.
Édouard Lock ne fait pas du cinéma pour pallier les limites de la scène. Au contraire, il cherche plutôt à exacerber toute la puissance et la complexité déjà existantes du regard du spectateur.
Réalisé en 2003, le film Amelia a remporté plusieurs prix prestigieux internationaux, notamment à Lucerne, à Banff, à Chicago, à Prague et à Los Angeles, sans compter ses nombreuses nominations issues de festivals réputés.
Amelia, Radio-Canada, 23h30
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