À voir à la télévision le samedi 10 février - Quand les gènes font la loi
Imaginez un monde pas si lointain où la discrimination est établie sur un seul critère: vos gènes. Vous avez été conçu en laboratoire, où on a éliminé la moindre imperfection (tout, de la myopie au diabète); cela signifie qu'aucun obstacle ne peut freiner votre brillante carrière. Par contre, ceux qui sont nés sans manipulations génétiques seront relégués aux basses besognes.
C'est ce monde que décrit Andrew Niccol dans Bienvenue à Gattaca (1997), son premier long métrage après un brillant scénario (The Truman Show, de Peter Weir) et avant une autre réussite malheureusement sous-estimée (Simone). Chez Niccol, la science-fiction n'est pas affaire de gadgets et de poudre aux yeux: ses films affichent une beauté chargée d'angoisse, univers feutrés et inquiétants où Big Brother s'habille en veston-cravate alors que la répression s'effectue avec un sens de la diplomatie quasi onusien... Et la séduction est totale grâce aux images de Slawomir Idziak, un fidèle collaborateur du regretté Krzystof Kieslowski, et à la musique de Michael Nyman, qui ne fait pas merveille qu'aux côtés de Peter Greenaway.
Vincent (Ethan Hawke) s'oppose à cette dictature de la génétique. Malgré ses handicaps, il rêve de devenir astronaute pour la compagnie Gattaca, mais dans leurs bureaux, il doit se résoudre à faire le ménage. Jusqu'au jour où il usurpe, moyennant bien des sacrifices et des frais, l'identité d'un athlète paraplégique (Jude Law dans un de ses premiers rôles au cinéma) pour monter en grade, et bientôt aller dans l'espace. Son manège frise la perfection, et le force à une minutie paranoïaque pour ne laisser aucune trace (cil, cheveux, empreintes, etc.) qui pourrait révéler sa véritable nature d'«invalide». Une collègue à l'allure austère (Uma Thurman) tente de percer son mystère, surtout après le meurtre de leur patron à la veille du départ de Vincent vers Titan, une lune de Saturne. Dans cette enquête, on risque de trouver un coupable, mais aussi un imposteur.
Cinéma / Bienvenue à Gattaca, Canal Z, 22h
C'est ce monde que décrit Andrew Niccol dans Bienvenue à Gattaca (1997), son premier long métrage après un brillant scénario (The Truman Show, de Peter Weir) et avant une autre réussite malheureusement sous-estimée (Simone). Chez Niccol, la science-fiction n'est pas affaire de gadgets et de poudre aux yeux: ses films affichent une beauté chargée d'angoisse, univers feutrés et inquiétants où Big Brother s'habille en veston-cravate alors que la répression s'effectue avec un sens de la diplomatie quasi onusien... Et la séduction est totale grâce aux images de Slawomir Idziak, un fidèle collaborateur du regretté Krzystof Kieslowski, et à la musique de Michael Nyman, qui ne fait pas merveille qu'aux côtés de Peter Greenaway.
Vincent (Ethan Hawke) s'oppose à cette dictature de la génétique. Malgré ses handicaps, il rêve de devenir astronaute pour la compagnie Gattaca, mais dans leurs bureaux, il doit se résoudre à faire le ménage. Jusqu'au jour où il usurpe, moyennant bien des sacrifices et des frais, l'identité d'un athlète paraplégique (Jude Law dans un de ses premiers rôles au cinéma) pour monter en grade, et bientôt aller dans l'espace. Son manège frise la perfection, et le force à une minutie paranoïaque pour ne laisser aucune trace (cil, cheveux, empreintes, etc.) qui pourrait révéler sa véritable nature d'«invalide». Une collègue à l'allure austère (Uma Thurman) tente de percer son mystère, surtout après le meurtre de leur patron à la veille du départ de Vincent vers Titan, une lune de Saturne. Dans cette enquête, on risque de trouver un coupable, mais aussi un imposteur.
Cinéma / Bienvenue à Gattaca, Canal Z, 22h
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