À voir à la télévision le mardi 13 février - Quand les grands esprits se rencontrent
Seriez-vous excité à l'idée de voir une comédie sur la découverte de la radioactivité? À première vue, sûrement pas. Or, Les palmes de M. Schutz donne le goût de la science et offre un moment de franche rigolade. Visiblement dans une période inspirée, le réalisateur français Claude Pinoteau (qui compte toutefois La Boum parmi ses méfaits...) a su bien transposer à l'écran la pièce à succès de Jean-Noël Fenwick et en faire un divertissement de grande classe avec des acteurs au sommet de leur art.
On les imagine ennuyeux, terrés dans leur laboratoire, complètement déconnectés du monde extérieur. Tels que dépeints par Fenwick et Pinoteau, Pierre et Marie Curie forment non seulement un redoutable tandem de scientifiques mais un magnifique duo d'amoureux. Mais ce n'est pas avec enthousiasme qu'en 1894 à Paris, le professeur Pierre Curie (Charles Berling) accueille dans sa classe une jeune étudiante polonaise, Marie Sklodowska (Isabelle Huppert dans une performance à la Meryl Streep avec un accent improbable). En fait, il s'agit d'une idée du directeur de l'école de physique et de chimie, M. Schutz (Philippe Noiret dans un rôle taillé sur mesure), déplorant la lenteur des travaux de Curie et toujours avide d'honneurs lorsque son personnel effectue de grandes découvertes.
D'un sujet en apparence aride et dans un cadre qui n'a rien de très séduisant — une bonne partie du film se déroule dans un modeste laboratoire, trahissant ses origines théâtrales —, Les palmes de M. Schutz irradie pourtant d'une énergie contagieuse, mais jamais dangereuse. Le plaisir des bons mots s'ajoute à celui de la vivacité des interprètes, trio de rêve pour une oeuvre parfois instructive, souvent ludique, toujours intelligente. Bref, il y a de l'électricité dans l'air.
Cinéma / Les Palmes de M. Schutz, Artv, 19h30
On les imagine ennuyeux, terrés dans leur laboratoire, complètement déconnectés du monde extérieur. Tels que dépeints par Fenwick et Pinoteau, Pierre et Marie Curie forment non seulement un redoutable tandem de scientifiques mais un magnifique duo d'amoureux. Mais ce n'est pas avec enthousiasme qu'en 1894 à Paris, le professeur Pierre Curie (Charles Berling) accueille dans sa classe une jeune étudiante polonaise, Marie Sklodowska (Isabelle Huppert dans une performance à la Meryl Streep avec un accent improbable). En fait, il s'agit d'une idée du directeur de l'école de physique et de chimie, M. Schutz (Philippe Noiret dans un rôle taillé sur mesure), déplorant la lenteur des travaux de Curie et toujours avide d'honneurs lorsque son personnel effectue de grandes découvertes.
D'un sujet en apparence aride et dans un cadre qui n'a rien de très séduisant — une bonne partie du film se déroule dans un modeste laboratoire, trahissant ses origines théâtrales —, Les palmes de M. Schutz irradie pourtant d'une énergie contagieuse, mais jamais dangereuse. Le plaisir des bons mots s'ajoute à celui de la vivacité des interprètes, trio de rêve pour une oeuvre parfois instructive, souvent ludique, toujours intelligente. Bref, il y a de l'électricité dans l'air.
Cinéma / Les Palmes de M. Schutz, Artv, 19h30
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