À voir à la télévision le jeudi 15 février - Mainmise sur le vivant
La révolution annoncée fait peur. Après des années de réflexion, les États-Unis se préparent à accorder un brevet à la multinationale américaine Monsanto sur... des séquences d'ADN de porcs hybrides. Cette décision des autorités américaines pourrait avoir un effet boule de neige dans 159 autres pays où des demandes pour un brevet similaire ont été déposées par le géant des biotechnologies.
Après la propriété des plantes, c'est désormais sur la génétique des animaux que Monsanto jette son dévolu par ce geste que plusieurs observateurs qualifient de «privatisation du code génétique» d'un animal, que l'on croyait pourtant faire partie du patrimoine mondial commun. Un patrimoine qui, pour des raisons de «propriété intellectuelle», pourrait devenir très rentable, comme le montre ce reportage de télévision allemande traduit et adapté par notre bonne société d'État.
«C'est un plan d'affaires gigantesque», entend-on ici. C'est aussi une belle façon de faire travailler dame Nature pour remplir les coffres de l'entreprise basée à Creve-Coeur (!), au Missouri, ajoute un ex-cadre de Monsanto. Et c'est également un cauchemar sur le point de se concrétiser, estime un éleveur de cochons, Christophe Zimmer, qui tente désormais d'organiser la riposte pour éviter que le pire, selon lui, ne se produise.
L'enjeu est de taille. Le jeune activiste estime en effet, preuve à l'appui, que 75 % des cochons allemands, dont plusieurs dits de races patrimoniales, possèdent naturellement la séquence d'ADN sur laquelle Monsanto rêve de mettre la main. Une aberration pour les uns, mais une aubaine pour la multinationale, qui va ainsi pouvoir plus facilement «placer les agriculteurs du monde en situation de dépendance», résume un des fervents opposants à ce projet à qui ce reportage accorde une large place.
Les Grands Reportages / Brevet pour le porc, RDI, 20h
Après la propriété des plantes, c'est désormais sur la génétique des animaux que Monsanto jette son dévolu par ce geste que plusieurs observateurs qualifient de «privatisation du code génétique» d'un animal, que l'on croyait pourtant faire partie du patrimoine mondial commun. Un patrimoine qui, pour des raisons de «propriété intellectuelle», pourrait devenir très rentable, comme le montre ce reportage de télévision allemande traduit et adapté par notre bonne société d'État.
«C'est un plan d'affaires gigantesque», entend-on ici. C'est aussi une belle façon de faire travailler dame Nature pour remplir les coffres de l'entreprise basée à Creve-Coeur (!), au Missouri, ajoute un ex-cadre de Monsanto. Et c'est également un cauchemar sur le point de se concrétiser, estime un éleveur de cochons, Christophe Zimmer, qui tente désormais d'organiser la riposte pour éviter que le pire, selon lui, ne se produise.
L'enjeu est de taille. Le jeune activiste estime en effet, preuve à l'appui, que 75 % des cochons allemands, dont plusieurs dits de races patrimoniales, possèdent naturellement la séquence d'ADN sur laquelle Monsanto rêve de mettre la main. Une aberration pour les uns, mais une aubaine pour la multinationale, qui va ainsi pouvoir plus facilement «placer les agriculteurs du monde en situation de dépendance», résume un des fervents opposants à ce projet à qui ce reportage accorde une large place.
Les Grands Reportages / Brevet pour le porc, RDI, 20h
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