Télévision - Les galériennes du mardi soir
Il est clair que les quatre femmes de La Galère ne sont pas très politiquement correctes. Deux d'entre elles fument, et les quatre prennent un coup solide entre copines. Stéphanie mène bravement sa vie de mère célibataire avec trois enfants de trois pères différents, qui viennent à tour de rôle chercher leur marmot les fins de semaine.
Claude, elle, avoue sans aucun problème qu'elle n'est pas très douée avec les enfants et qu'à certains moments elle les lancerait bien par la fenêtre.
Mimi, une célibataire visiblement en quête d'affection, a tendance à se jeter entre les jambes du premier plombier qui vient réparer son lavabo.
Quant à Isabelle, plus réservée, très en contrôle, elle est une femme de ministre parfaite, qui a fait une croix sur sa profession d'avocate... mais est en train de craquer sous la pression et les pilules.
Quinze ans plus tôt, ces quatre copines demeuraient ensemble. Aujourd'hui, leurs grands rêves de jeunesse se sont écroulés devant la réalité, mais elles ont soudain une idée: tout plaquer pour aller vivre ensemble dans une grande maison avec les sept enfants. Quant aux conjoints, elles les recevront quand ça leur chantera...
La Galère sera-t-elle la réponse aux Invincibles? En tout cas, certains hommes n'y tiennent pas le beau rôle. Toutefois, pour être honnête, il faut ajouter que les quatre personnages principaux féminins étalent également leurs propres contradictions.
«Il y a un aspect irrévérencieux, c'est clair», explique la comédienne Sophie Lorrain, qui ne joue pas dans La Galère mais agit à titre de réalisatrice de la série, après avoir réalisé des épisodes de Fortier et d'Un homme mort. Mais La Galère «n'est pas une série de filles, soutient-elle. C'est sûrement une nouvelle parole de femmes, mais c'est surtout une étude de moeurs, qui devrait intéresser les hommes aussi.»
L'auteure de cette nouvelle série, Renée-Claude Brazeau, est assez connue comme chroniqueuse dans différents médias depuis plusieurs années, mais jusqu'à récemment on ne connaissait pas son désir d'écrire de la fiction. Elle a porté La Galère pendant neuf ans, jusqu'à ce que Radio-Canada et le producteur Cirrus s'intéressent à son projet. «Quand Desperate Housewives a commencé, lance-t-elle, j'étais vraiment frustrée parce que je ne voulais pas qu'on pense que je l'avais copiée! Mon projet date de plusieurs années.»
Renée-Claude Brazeau affirme avoir mis des morceaux de sa vie dans chacune des quatre femmes (moins dans Isabelle, la femme de ministre, précise-t-elle), explorant les ambiguïtés des quatre personnages. Ainsi, Stéphanie (Hélène Florent) adore ses enfants tout en étant un peu bordélique, mais rien ne va plus avec son ado de 14 ans. Isabelle (Geneviève Rochette) est vraiment trop obsédée par le contrôle. Claude (Anne Casabonne) est probablement la plus irrévérencieuse, imperméable aux joies de la maternité, soutien de famille excédé dont le conjoint accumule les doctorats en passant ses journées à rédiger un livre qui semble bidon.
Quant à Mimi (Brigitte Lafleur), son jeu de séductrice apparaît rapidement comme empreint d'une certaine tristesse.
Avec La Galère, Radio-Canada prend
un risque, bien sûr. Ce n'est pas une série
parfaite (la narration est imprécise par moments et le jeu est inégal), les comédiennes principales ne sont pas des vedettes (ce qui par ailleurs peut être rafraîchissant) et l'émission sera présentée le mardi soir contre La Promesse, un téléroman de TVA qui est loin d'être un chef-d'oeuvre mais dont l'écoute est très solide.
La Galère, Radio-Canada, début le mardi 13 février à 21h.
Claude, elle, avoue sans aucun problème qu'elle n'est pas très douée avec les enfants et qu'à certains moments elle les lancerait bien par la fenêtre.
Mimi, une célibataire visiblement en quête d'affection, a tendance à se jeter entre les jambes du premier plombier qui vient réparer son lavabo.
Quant à Isabelle, plus réservée, très en contrôle, elle est une femme de ministre parfaite, qui a fait une croix sur sa profession d'avocate... mais est en train de craquer sous la pression et les pilules.
Quinze ans plus tôt, ces quatre copines demeuraient ensemble. Aujourd'hui, leurs grands rêves de jeunesse se sont écroulés devant la réalité, mais elles ont soudain une idée: tout plaquer pour aller vivre ensemble dans une grande maison avec les sept enfants. Quant aux conjoints, elles les recevront quand ça leur chantera...
La Galère sera-t-elle la réponse aux Invincibles? En tout cas, certains hommes n'y tiennent pas le beau rôle. Toutefois, pour être honnête, il faut ajouter que les quatre personnages principaux féminins étalent également leurs propres contradictions.
«Il y a un aspect irrévérencieux, c'est clair», explique la comédienne Sophie Lorrain, qui ne joue pas dans La Galère mais agit à titre de réalisatrice de la série, après avoir réalisé des épisodes de Fortier et d'Un homme mort. Mais La Galère «n'est pas une série de filles, soutient-elle. C'est sûrement une nouvelle parole de femmes, mais c'est surtout une étude de moeurs, qui devrait intéresser les hommes aussi.»
L'auteure de cette nouvelle série, Renée-Claude Brazeau, est assez connue comme chroniqueuse dans différents médias depuis plusieurs années, mais jusqu'à récemment on ne connaissait pas son désir d'écrire de la fiction. Elle a porté La Galère pendant neuf ans, jusqu'à ce que Radio-Canada et le producteur Cirrus s'intéressent à son projet. «Quand Desperate Housewives a commencé, lance-t-elle, j'étais vraiment frustrée parce que je ne voulais pas qu'on pense que je l'avais copiée! Mon projet date de plusieurs années.»
Renée-Claude Brazeau affirme avoir mis des morceaux de sa vie dans chacune des quatre femmes (moins dans Isabelle, la femme de ministre, précise-t-elle), explorant les ambiguïtés des quatre personnages. Ainsi, Stéphanie (Hélène Florent) adore ses enfants tout en étant un peu bordélique, mais rien ne va plus avec son ado de 14 ans. Isabelle (Geneviève Rochette) est vraiment trop obsédée par le contrôle. Claude (Anne Casabonne) est probablement la plus irrévérencieuse, imperméable aux joies de la maternité, soutien de famille excédé dont le conjoint accumule les doctorats en passant ses journées à rédiger un livre qui semble bidon.
Quant à Mimi (Brigitte Lafleur), son jeu de séductrice apparaît rapidement comme empreint d'une certaine tristesse.
Avec La Galère, Radio-Canada prend
un risque, bien sûr. Ce n'est pas une série
parfaite (la narration est imprécise par moments et le jeu est inégal), les comédiennes principales ne sont pas des vedettes (ce qui par ailleurs peut être rafraîchissant) et l'émission sera présentée le mardi soir contre La Promesse, un téléroman de TVA qui est loin d'être un chef-d'oeuvre mais dont l'écoute est très solide.
La Galère, Radio-Canada, début le mardi 13 février à 21h.
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