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Internet - Après Google les éditeurs belges s'en prennent à Yahoo!

19 janvier 2007  Médias
Bruxelles — Après s'être attaqués à Google puis à Microsoft, les éditeurs belges de journaux de langue française s'en prennent désormais à Yahoo!, auquel ils reprochent la diffusion non rémunérée de leurs contenus, a indiqué hier l'avocat de Copiepresse, association qui les représente.

«Nous avons envoyé hier à Yahoo! une lettre de mise en demeure» pour qu'il cesse de publier sur son moteur de recherche les articles des journaux belges sans autorisation préalable, a déclaré Me Bernard Magrez à l'AFP.

Plus précisément, Copiepresse reproche à Yahoo! de violer les droits d'auteur en donnant accès, par l'entremise de ses pages «en cache», aux articles anciens des journaux qui, dans la plupart des cas, ont été rendus payants par les éditeurs.

Si Yahoo! n'obtempérait pas, l'association représentant les éditeurs belges pourrait lancer une action en justice.

Il y a un an, Copiepresse a engagé une action contre Google News devant la justice belge afin que le portail d'information leur demande une autorisation préalable avant de publier leurs articles et qu'il les rémunère.

Le 5 septembre, le tribunal de Bruxelles a condamné la société californienne à purger de la version belge de son site tous les articles des journaux adhérents à Copiepresse, une décision qui avait eu un retentissement international.

Le portail d'information, qui risque une amende de un million d'euros (environ 1,5 million $CAN) par jour de retard, a depuis demandé à être rejugé car il était absent à l'audience du mois d'août. Une nouvelle audience a donc eu lieu le 24 novembre.

Selon Me Magrez, la décision sera rendue «avant la fin de janvier». À ce jour, les astreintes qui menacent Google tournent autour de 100 millions d'euros (environ 152 millions $CAN). Mais selon Me Magrez, «ce n'est que l'arbre qui cache la forêt», car s'il avait rémunéré les articles interdits durant tous ces mois d'infraction, la facture aurait été beaucoup plus élevée.

Avec Microsoft, beaucoup plus conciliant, le gestionnaire de droits d'auteur en est resté à la lettre de mise en demeure. Depuis, les deux parties collaborent pour retirer le contenu illégal.

Microsoft, Yahoo! et Google sont les trois premiers sites Internet les plus fréquentés au monde, selon les données du cabinet Comscore.
 
 
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