Lettres: Agréable surprise
J'ai été agréablement surpris de l'article qui trône à la première page du Devoir du samedi 7 janvier, surpris par sa présence comme par son contenu. Le livre d'Hervé Kempf dont il traite semble mériter cette place de choix et l'approche de Louis-Gilles Francoeur est excellente.
Néanmoins, il me semble qu'un aspect du problème a été omis, soit par l'auteur du livre soit par celui de l'article. En effet, il n'y est pas fait mention des raisons pour lesquelles nos dirigeants n'ont toujours pas pris en main de manière satisfaisante les problèmes écologiques et d'inégalité des richesses. Devant des phénomènes reconnus comme la concentration des médias et le lobbying industriel (et des anecdotes comme le scandale des commandites), il n'est pas surprenant que la volonté de changement soit absente ou uniquement superficielle. Les grands partis aspirant au pouvoir sont tous, tant au niveau fédéral que provincial, des défenseurs à différents niveaux de l'idéologie néolibérale, ce «capitalisme actuel» qui favorise tellement «l'oligarchie prédatrice.» Il est donc urgent, si l'on veut changer notre société à temps, de prendre notre destin en main et de ne pas se fier à la classe dirigeante.
Je rajouterais que Kempf rejoint par ses propos le concept de décroissance durable, qu'il appliquerait principalement aux plus riches, ce qui semble juste et nécessaire dans notre société de plus en plus bipolaire. L'article soulève le fait, très intéressant, qu'il est erroné de parler de développement durable dans nos sociétés déjà assez (trop?) développées, et que nous ne pouvons nous permettre de continuer de puiser à ce rythme dans nos ressources naturelles, encore moins plus rapidement.
J'applaudis à l'audace de l'auteur de Comment les riches détruisent la planète et du journal qui a osé placer cet article en première page. C'est d'initiatives comme celle-là que nous avons besoin si nous espérons un jour sortir de ce cul-de-sac.
Laurent Lévesque, Montréal
Néanmoins, il me semble qu'un aspect du problème a été omis, soit par l'auteur du livre soit par celui de l'article. En effet, il n'y est pas fait mention des raisons pour lesquelles nos dirigeants n'ont toujours pas pris en main de manière satisfaisante les problèmes écologiques et d'inégalité des richesses. Devant des phénomènes reconnus comme la concentration des médias et le lobbying industriel (et des anecdotes comme le scandale des commandites), il n'est pas surprenant que la volonté de changement soit absente ou uniquement superficielle. Les grands partis aspirant au pouvoir sont tous, tant au niveau fédéral que provincial, des défenseurs à différents niveaux de l'idéologie néolibérale, ce «capitalisme actuel» qui favorise tellement «l'oligarchie prédatrice.» Il est donc urgent, si l'on veut changer notre société à temps, de prendre notre destin en main et de ne pas se fier à la classe dirigeante.
Je rajouterais que Kempf rejoint par ses propos le concept de décroissance durable, qu'il appliquerait principalement aux plus riches, ce qui semble juste et nécessaire dans notre société de plus en plus bipolaire. L'article soulève le fait, très intéressant, qu'il est erroné de parler de développement durable dans nos sociétés déjà assez (trop?) développées, et que nous ne pouvons nous permettre de continuer de puiser à ce rythme dans nos ressources naturelles, encore moins plus rapidement.
J'applaudis à l'audace de l'auteur de Comment les riches détruisent la planète et du journal qui a osé placer cet article en première page. C'est d'initiatives comme celle-là que nous avons besoin si nous espérons un jour sortir de ce cul-de-sac.
Laurent Lévesque, Montréal
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