La SRC accorde une concession de dernière minute au syndicat
Dans une tentative pour régler le conflit à Radio-Canada, la direction de la société d'État a accordé une concession de dernière minute au syndicat hier matin. Mais cette proposition inattendue n'a pas suscité beaucoup d'enthousiasme chez les employés réunis en assemblée générale hier, à Laval.
Au moment de mettre sous presse, les employés en lock-out depuis un mois et demi ne s'étaient pas encore prononcés sur les offres patronales déposées lundi, mais les discussions animées hier après-midi laissaient entrevoir un vote serré.
La veille encore, le comité de négociation préconisait un rejet des propositions de la direction. Des tractations entre la partie patronale et le syndicat tout juste avant l'assemblée générale hier matin leur ont toutefois permis de s'entendre au sujet de la clause présidentielle (aussi baptisée «clause Judith-Jasmin), un des cinq points qui faisaient toujours l'objet de litige. Cette clause oblige Radio-Canada à accommoder les employés qui effectuent un retour au travail après un congé d'invalidité, mais le syndicat exigeait l'assurance que le travailleur ne serait pas mis à pied si sa condition ne lui permettait pas un retour à son poste. En échange de cette concession, le comité de négociation syndical a promis de recommander à ses membres l'acceptation des offres patronales.
Celles-ci comportaient notamment des augmentations de salaire de 3 % à la signature de la convention collective, de 1,5 % en janvier 2003 et de 2,5 % en juin 2003, de même qu'un montant forfaitaire de 1000 $. La direction avait également accepté d'accorder la permanence à 132 contractuels. L'ouverture de l'assemblée qui se tenait au centre Sheraton à Laval a été retardée de quelques heures par ces négociations de dernière minute. Du bout des lèvres, Ubald Bernard, porte-parole du comité de négociation, a donc recommandé les offres patronales à ses membres, tout en précisant qu'ils devaient se sentir libres de leur choix.
De longues discussions ont suivi ce préambule. En fin d'après-midi toutefois, la direction a fait savoir au syndicat qu'elle refusait de négocier un protocole de retour au travail tant que les employés n'acceptaient pas ses offres. Une nouvelle qui a suscité la colère de plusieurs membres de l'assemblée: «C'est inacceptable. Nous ne sommes pas restés deux mois dehors pour nous faire dire aujourd'hui, à 17h30: vous allez rentrer à genoux», a lancé un syndiqué.
Les troupes étaient divisées sur les positions à adopter. Certains jugeaient les gains obtenus par le syndicat suffisants pour inciter un retour au travail. Mais nombreux étaient ceux qui en avaient encore gros sur le coeur, exaspérés par l'attitude de la direction de Radio-Canada tout au long du conflit, une attitude qu'ils ont qualifiée de «méprisante».
Une raison suffisante selon eux pour refuser les offres. Ainsi, au-delà des propositions déposées sur la table et des gains enregistrés, notamment en ce qui a trait à la création du comité sur l'équité dans la rémunération des hommes et des femmes, les employés estimaient qu'une entente n'allait pas nécessairement améliorer les relations de travail à Radio-Canada.
Advenant un rejet des offres, les employés devaient se prononcer ensuite sur les moyens de pression à adopter. Si toutefois les syndiqués devaient accepter le projet de convention collective, la direction serait disposée à réintégrer les employés dès demain à minuit, a indiqué hier Marc Sévigny, directeur des communications à Radio-Canada.
Au moment de mettre sous presse, les employés en lock-out depuis un mois et demi ne s'étaient pas encore prononcés sur les offres patronales déposées lundi, mais les discussions animées hier après-midi laissaient entrevoir un vote serré.
La veille encore, le comité de négociation préconisait un rejet des propositions de la direction. Des tractations entre la partie patronale et le syndicat tout juste avant l'assemblée générale hier matin leur ont toutefois permis de s'entendre au sujet de la clause présidentielle (aussi baptisée «clause Judith-Jasmin), un des cinq points qui faisaient toujours l'objet de litige. Cette clause oblige Radio-Canada à accommoder les employés qui effectuent un retour au travail après un congé d'invalidité, mais le syndicat exigeait l'assurance que le travailleur ne serait pas mis à pied si sa condition ne lui permettait pas un retour à son poste. En échange de cette concession, le comité de négociation syndical a promis de recommander à ses membres l'acceptation des offres patronales.
Celles-ci comportaient notamment des augmentations de salaire de 3 % à la signature de la convention collective, de 1,5 % en janvier 2003 et de 2,5 % en juin 2003, de même qu'un montant forfaitaire de 1000 $. La direction avait également accepté d'accorder la permanence à 132 contractuels. L'ouverture de l'assemblée qui se tenait au centre Sheraton à Laval a été retardée de quelques heures par ces négociations de dernière minute. Du bout des lèvres, Ubald Bernard, porte-parole du comité de négociation, a donc recommandé les offres patronales à ses membres, tout en précisant qu'ils devaient se sentir libres de leur choix.
De longues discussions ont suivi ce préambule. En fin d'après-midi toutefois, la direction a fait savoir au syndicat qu'elle refusait de négocier un protocole de retour au travail tant que les employés n'acceptaient pas ses offres. Une nouvelle qui a suscité la colère de plusieurs membres de l'assemblée: «C'est inacceptable. Nous ne sommes pas restés deux mois dehors pour nous faire dire aujourd'hui, à 17h30: vous allez rentrer à genoux», a lancé un syndiqué.
Les troupes étaient divisées sur les positions à adopter. Certains jugeaient les gains obtenus par le syndicat suffisants pour inciter un retour au travail. Mais nombreux étaient ceux qui en avaient encore gros sur le coeur, exaspérés par l'attitude de la direction de Radio-Canada tout au long du conflit, une attitude qu'ils ont qualifiée de «méprisante».
Une raison suffisante selon eux pour refuser les offres. Ainsi, au-delà des propositions déposées sur la table et des gains enregistrés, notamment en ce qui a trait à la création du comité sur l'équité dans la rémunération des hommes et des femmes, les employés estimaient qu'une entente n'allait pas nécessairement améliorer les relations de travail à Radio-Canada.
Advenant un rejet des offres, les employés devaient se prononcer ensuite sur les moyens de pression à adopter. Si toutefois les syndiqués devaient accepter le projet de convention collective, la direction serait disposée à réintégrer les employés dès demain à minuit, a indiqué hier Marc Sévigny, directeur des communications à Radio-Canada.
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